Paris: Le camp de migrants devant la préfecture d'Ile-de-France évacué

Vers 07h00, des agents de la mairie de Paris et de la préfecture ont investi le parc André-Citroën pour faire évacuer les tentes. (Photo, AFP)
Vers 07h00, des agents de la mairie de Paris et de la préfecture ont investi le parc André-Citroën pour faire évacuer les tentes. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 04 septembre 2021

Paris: Le camp de migrants devant la préfecture d'Ile-de-France évacué

  • 1 210 personnes ont été évacuées et mises à l'abri, dont 540 en Ile-de-France et 670 en province
  • Dans le calme, ces sans-abris ont été conduits dans un premier temps vers des centres d'accueil et d'examen des situations administratives

 PARIS: Les quelque 1 200 sans-abris, essentiellement des migrants dont beaucoup d'Afghans, qui campaient depuis mercredi devant la préfecture d'Ile-de-France à Paris pour réclamer des solutions d'hébergement ont été évacués samedi au lever du jour, a constaté un journaliste de l'AFP.

Vers 07h00 (05h00 GMT), des agents de la mairie de Paris et de la préfecture ont investi le parc André-Citroën (dans le sud de Paris) pour faire évacuer les tentes, sous escorte policière à distance, et en présence de bénévoles de plusieurs associations.

Au total, selon le ministère de l'Intérieur, 1 210 personnes ont été évacuées et mises à l'abri, dont 540 en Ile-de-France et 670 en province.

Dans le calme, ces sans-abris, dans la très grande majorité en provenance d'Afghanistan et d'Afrique sub-saharienne, ont été conduits dans un premier temps vers des centres d'accueil et d'examen des situations administratives (CAES).

"L'examen des situations administratives permettra de définir la prise en charge la plus adaptée à la situation de chacun et les possibilités d'orientation vers le dispositif national d'accueil des demandeurs d'asile ou les dispositifs d'hébergement d'urgence et d'accès au logement" a précisé le ministère.

Yaseen Saleem, Afghan de 24 ans arrivé en France "il y a six mois", a déclaré attendre "un hébergement durable, pas comme la dernière fois où j'étais resté seulement une semaine (dans un appartement à Saint-Germain en Laye, en banlieue parisienne, NDLR). Je veux vivre ici, je n'ai pas de famille ici. La France est ma famille".

"À partir du mois prochain il va commencer à faire froid. Il deviendra trop dur de dormir sous tente" a-t-il ajouté.

Yann Manzi, fondateur de l'association Utopia56, a de son côté dit sa volonté de continuer "à visibiliser les invisibles".

"On ne veut plus de ce ping-pong qu'on vit depuis des décennies, mises à l'abri-mises à la rue. On veut simplement un logement pérenne pour toutes les personnes (...) Il est temps de remettre à plat le dispositif d'accueil" a-t-il poursuivi.

Cette installation devant la préfecture constituait la 10e action du "Collectif Réquisitions", qui regroupe plusieurs associations (Utopia56, Solidarité migrants Wilson, Enfants d'Afghanistan et d'ailleurs, le DAL) multipliant les actions coup de poing pour rendre visibles ces exilés à la rue. 

En juillet, cette organisation avait occupé la très chic place des Vosges, dans le centre de Paris, après un gymnase de la mairie en mai et une ancienne école maternelle en janvier. 


La France veut rester un partenaire privilégié de la Côte d'Ivoire

La ministre française des Affaires étrangères et européennes, Catherine Colonna, serre la main du président ivoirien Alassane Ouattara (Photo, AFP).
La ministre française des Affaires étrangères et européennes, Catherine Colonna, serre la main du président ivoirien Alassane Ouattara (Photo, AFP).
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  • «Nous luttons ensemble contre les groupes terroristes armés, contre la piraterie maritime, contre un certain nombre de trafics»
  • La ministre française doit rencontrer samedi le ministre de la défense Birahima Ouattara, le frère du président

ABIDJAN: La France restera aux côtés de la Côte d'Ivoire "dans tous les domaines" y compris sécuritaire, a assuré vendredi la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna lors d'une visite à Abidjan.

"Nous luttons ensemble contre les groupes terroristes armés, contre la piraterie maritime, contre un certain nombre de trafics", a-t-elle déclaré à l'issue d'un entretien avec le président Alassane Ouattara.

"Nos deux pays sont main dans la main et sont prêts à répondre aux défis du temps", a-t-elle ajouté.

Plus tôt, elle avait rencontré son homologue ivoirienne Kandia Camara qui avait déploré "la volonté des terroristes de descendre vers la Côte d'Ivoire" depuis le Mali et le Burkina frontaliers.

"L'insécurité est partout", mais "en matière de sécurité, nous avons toujours bénéficié du soutien de la France", s'est félicitée Mme Camara.

La ministre française doit rencontrer samedi le ministre de la défense Birahima Ouattara, le frère du président, pour évoquer des questions stratégiques de défense.

Les Forces françaises en Côte d'Ivoire comptent quelque 900 hommes, chargés d'appuyer et de soutenir les opérations en Afrique centrale et de l'Ouest, mais aussi de mettre en œuvre un partenariat militaire avec Abidjan.

Catherine Colonna a souligné que l'un des enjeux pour la Côte d'Ivoire était de l'accompagner sur la voie de la croissance pour assurer la prospérité, une des conditions pour éviter que les jeunes ne tombent aux mains des Djihadistes.

"La France croit dans le potentiel de la Côte d'Ivoire", a-t-elle commenté. "Elle est disponible et disposée à accompagner sa progression notamment grâce notamment au contrat de désendettement, de développement qui nous permet d'être le premier investisseur" dans le pays.

Par ailleurs, elle a promis de "rattraper le retard" de délivrance des visas, notamment pour les étudiants.


Travail et réforme des retraites, leviers de «pérennité» du modèle social, selon Borne

La Première ministre française Elisabeth Borne (Photo, AFP).
La Première ministre française Elisabeth Borne (Photo, AFP).
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  • Elisabeth Borne présidera samedi à Matignon un autre CNR thématique consacré à la jeunesse
  • Le modèle social français est «de plus en plus coûteux», a souligné Bruno Le Maire

PARIS: "Le travail" et la "réforme des retraites" sont des leviers de "pérennité" du modèle social français, a estimé Elisabeth Borne vendredi soir en concluant un Conseil national de la refondation (CNR) consacré au "modèle social et productif" français.

"Notre modèle social c'est une grande force de notre pays. C'est un modèle qui peut protéger chacun et qui protège aussi les plus fragiles. (...) Donc on veut tous (le) préserver", a affirmé la Première ministre en concluant ce CNR thématique au ministère de l'Economie.

Mais "ça ne sera pas en augmentant massivement nos impôts" dans le contexte d'inflation, ni en alourdissant la dette, a-t-elle ajouté.

"Du coup, et c'est vraiment le levier auquel moi je crois profondément, c'est par le travail que nous pourrons assurer la pérennité de notre modèle social", a déclaré la cheffe du gouvernement. Le travail, "c'est le chemin de la dignité et l'émancipation" et "aussi ce qui nous permet de créer de la richesse et de financer ce modèle social".

Elle a également affirmé que la réforme des retraites, qu'elle doit présenter la semaine prochaine, était "un levier majeur pour augmenter le taux d'emploi des seniors et donc participer aussi à défendre ce modèle social", pointant les taux d'emploi encore faibles dans cette catégorie et chez les jeunes.

La Première ministre était accompagnée de plusieurs ministres, dont Bruno Le Maire (Economie), Olivier Dussopt (Travail), Sylvie Retailleau (Enseignement supérieur et recherche) et Jean-Christophe Combe (Solidarités).

Le modèle social français est "de plus en plus coûteux", a souligné Bruno Le Maire, pour qui la "seule voie" est de "créer plus de richesses, plus d’emplois", voyant un "lien total entre un modèle social totalement solidaire et un modèle productif totalement efficace".

Ce CNR visait à débattre de la "stratégie économique et sociale" de la France autour notamment de l'innovation, du plein emploi et de la planification écologique.

Elisabeth Borne présidera samedi à Matignon un autre CNR thématique consacré à la jeunesse, avant de participer au CNR global lundi à l'Elysée.

Censé mobiliser les forces vives du pays, le CNR avait été boudé à son lancement le 8 septembre par les oppositions et certains syndicats.


Un jeune homme de 18 ans tué par balle à Marseille

Les médecins légistes de la police française dans le 10e arrondissement de Marseille (Photo, AFP).
Les médecins légistes de la police française dans le 10e arrondissement de Marseille (Photo, AFP).
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  • La victime, qui présentait une plaie par balle au visage, a été trouvée dans une impasse peu fréquentée, selon les pompiers intervenus vers 06H40
  • De source policière, l'homicide a eu lieu dans la cité du Moulin de Mai, une des nombreuses cités marseillaises gangrénées par la violence et les trafics

MARSEILLE: Un jeune homme de 18 ans connu pour infractions liées aux stupéfiants a été retrouvé mort vendredi matin, tué par balles, dans le quartier de la Belle de Mai au coeur de Marseille, a-t-on appris de sources policières et judiciaire.

La victime, qui présentait une plaie par balle au visage, a été trouvée "dans une impasse peu fréquentée", selon les pompiers intervenus vers 06H40. Un médecin du SMUR a rapidement constaté le décès.

Le parquet de Marseille a précisé à l'AFP que la victime, âgée de 18 ans, était connue des services de police, "notamment pour des infractions à la législation sur les stupéfiants", mais sans donner plus de détails sur la nature de ces infractions.

De source policière, l'homicide a eu lieu dans la cité du Moulin de Mai, une des nombreuses cités marseillaises gangrénées par la violence et les trafics de stupéfiants.

Une enquête a été ouverte pour "homicide volontaire en bande organisée" et confiée à la Direction territoriale de la police judiciaire (DTPJ) de Marseille, a précisé le parquet. Ni les circonstances précises de ce meurtre, ni le profil du ou des agresseurs ne sont pour l'instant connus.

Il s'agit du 30e décès par balles dans les Bouches-du-Rhône depuis le début de l'année, pour la plupart à Marseille, et le plus souvent sur fond de trafic de drogue, selon un décompte de l'AFP. Avec ce chiffre, l'année 2022 se rapproche de 2016, une des pires années en termes d'homicides depuis le début du siècle, avec 31 morts au total.

Sur le seul mois d'octobre, quatre hommes ont été tués par balles dans ce même IIIe arrondissement, au centre de Marseille et l'un des plus pauvres de la ville, où se situe le quartier de la Belle de Mai.

La dernière des victimes était un homme de 33 ans, tué le 11 octobre dans une épicerie par une balle tirée d'un véhicule qui avait pris la fuite. La piste du règlement de compte est privilégiée par les enquêteurs, l'homme étant connu pour des affaires de stupéfiants.

La cité du Moulin de Mai, où a été retrouvée vendredi la nouvelle victime, est connue pour abriter un trafic de stupéfiants. Elle avait déjà défrayé la chronique judiciaire en octobre 2020 avec la mort d'une jeune femme de 19 ans, simple passagère d'un véhicule visé par des tirs près d'un point de drogue du quartier. Si le conducteur du véhicule était connu pour trafic de stupéfiants, la jeune femme avait été considérée comme une victime collatérale.