Les horlogers suisses se relèvent de la pandémie grâce à la Chine et aux Etats-Unis

La reprise concerne pour l'instant surtout le segment des montres de grand luxe, en particulier celles dont la valeur à la sortie d'usine dépasse 3 000 francs suisses (2 762 euros). (Photo, AFP)
La reprise concerne pour l'instant surtout le segment des montres de grand luxe, en particulier celles dont la valeur à la sortie d'usine dépasse 3 000 francs suisses (2 762 euros). (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 04 septembre 2021

Les horlogers suisses se relèvent de la pandémie grâce à la Chine et aux Etats-Unis

  • Avec les fermetures des boutiques et l'effondrement du tourisme, les exportations horlogères suisses avaient dégringolé l'an passé
  • Seules les exportations de montres vers la Chine avaient surnagé, affichant une hausse de 20%

 ZURICH: L'heure de la reprise a sonné ! Les horlogers suisses retrouvent peu à peu le sourire grâce à la Chine et à la reprise qui accélère aux États-Unis pour les montres de luxe après une année exceptionnellement difficile avec la crise sanitaire.

Cette semaine, quelque 25 marques se sont réunies à Genève pour la seconde édition d'un événement intitulé Geneva Watch Days qui leur a permis de venir présenter en personne les nouveaux modèles qui arriveront dans les présentoirs des boutiques de luxe pour les fêtes de fin d'année.

"Tout n'est pas résolu, le Covid est toujours . Mais le sentiment est plutôt positif", a estimé Antoine Pin, le directeur de la division montres du joaillier italien Bulgari, une des marques à l'origine de cet événement, lors d'un entretien avec l'AFP. 

"Il y a un sentiment de reprise", s'est-il félicité, même si les horlogers restent "attentifs" à la façon dont elle évolue, a-t-il reconnu, compte tenu du choc de la crise sanitaire l'an passé.  

"Les achats repartent aux États-Unis, il y a une très forte demande", a-t-il souligné, évoquant "un effet de rattrapage" alors que les consommateurs veulent "se faire plaisir" après avoir taillé dans leurs dépenses après des mois de confinement.

Avec les fermetures des boutiques et l'effondrement du tourisme, les exportations horlogères suisses avaient dégringolé l'an passé.

Après une chute historique de 81,3% en avril 2020, suivie par un deuxième mois de forte baisse en mai, elles avaient ensuite péniblement remonté la pente au cours des mois suivants, terminant l'année sur une contraction de 21,8% par rapport à l'année précédente. 

Seules les exportations de montres vers la Chine avaient surnagé, affichant une hausse de 20% alors qu'une partie des achats qui s'effectuaient lors de déplacements touristiques avant la pandémie se sont reportés sur les boutiques locales. Tous les autres grands marchés pour les horlogers suisses avaient plongé dans le rouge.      

Reprise plus rapide que prévu

Mais depuis début 2021, les exportations ont retrouvé des couleurs aux États-Unis, affichant une forte hausse de 26,2% par rapport à leur niveau de 2019 pour la période allant de janvier à fin juillet tout en continuant à afficher une croissance spectaculaire en Chine, où elles ont bondi de 63,7%. 

"Nous sommes en train de retrouver les chiffres de 2019", s'est réjoui Rolf Studer, le co-directeur de la marque suisse Oris, lors d'un entretien avec l'AFP. Il constate lui aussi une forte reprise aux États-Unis où cette marque réalise près de 30% de son chiffre d'affaires.

"Les ventes en Chine se portent bien", s'est-il également félicité, ce qui permet de compenser une situation" encore difficile" sur d'autres marchés en Asie, a-t-il nuancé. 

Selon Jean-Daniel Pasche, le président de la fédération horlogère, la reprise a été un peu rapide que prévu. 

"L'évolution est meilleure que ce que nous attendions en début d'année", a-t-il expliqué, espérant un retour à la normale pour 2022.

Mais "le ciel n'est pas encore entièrement dégagé", a-t-il précisé. Si les incertitudes concernant la pandémie restent le plus gros défi, les ventes en Europe continue de pâtir de l'absence des touristes asiatiques.

De plus, la reprise concerne pour l'instant surtout le segment des montres de grand luxe, en particulier celles dont la valeur à la sortie d'usine dépasse 3 000 francs suisses (2 762 euros), mais peine encore à se faire sentir sur les autres segments de prix. 

"Pour moi, le nuage à l'horizon est ce qui est en train de se passer en Chine", a de son côté prévenu Jon Cox, analyste chez Kepler Cheuvreux dans un courriel à l'AFP, évoquant la campagne de lutte contre l'évasion fiscale ainsi que les appels du président Xi Jinping demandant aux plus fortunés de contribuer davantage à la "prospérité commune" avec la promesse d'un "ajustement" des revenus excessifs.

Au-delà des craintes qui se profilent pour le marché chinois, il table pour l'heure sur un rebond des exportations horlogères pour l'ensemble des marchés à leur niveau de 2019 pour 2021.  


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.