De Victor Hugo à Belmondo, hommages et obsèques des géants de la culture

Sur cette photo d'archive prise le 9 septembre 2010, l'acteur français Jean-Paul Belmondo (Photo, AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 9 septembre 2010, l'acteur français Jean-Paul Belmondo (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 07 septembre 2021

De Victor Hugo à Belmondo, hommages et obsèques des géants de la culture

Sur cette photo d'archive prise le 9 septembre 2010, l'acteur français Jean-Paul Belmondo (Photo, AFP)
  • Après sa mort le 22 mai 1885, Victor Hugo a été le premier écrivain à bénéficier d'obsèques nationales jusqu'alors réservées aux plus hauts personnages de l'État
  • Le «Sinatra français» a eu droit à un hommage national en 2018

PARIS: Des obsèques grandioses de Victor Hugo aux funérailles en musique pour Johnny, les adieux aux grandes personnalités françaises ont souvent donné lieu à des élans de ferveur populaire, réunissant des centaines de milliers de personnes.

2 millions pour Victor Hugo 

Après sa mort le 22 mai 1885, Victor Hugo a été le premier écrivain à bénéficier d'obsèques nationales jusqu'alors réservées aux plus hauts personnages de l'État.  

Le 31 mai, son cercueil est déposé sous l'Arc de Triomphe. Le cortège, qui achemine le 1er juin sa dépouille des Champs-Elysées au Panthéon, est suivi par deux millions de personnes, rapporte la presse. 

Pierre Loti, Maurice Barrès, Paul Valéry, Colette et Aimé Césaire ont également eu droit à des obsèques nationales. L'écrivain Jean d'Ormesson, lui, recevra un hommage national en 2017, un peu moins solennel. 

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Photo non datée de la chanteuse Edith Piaf, née à Paris le 19 décembre 1915 (Photo, AFP)

500 000 Parisiens pleurent Piaf  

Edith Piaf n'a pas eu droit à un hommage national, en raison de sa vie privée jugée dissolue par l’Église. Cela n'a pas empêché le peuple de Paris d'accompagner avec ferveur la  « môme » le 11 octobre 1963.  

Le convoi funèbre, parti de son domicile dans le 6e arrondissement de Paris jusqu'au Père Lachaise, a été suivi par 500 000 personnes. Au moins 40 000 sont ensuite venues lui rendre un dernier hommage au cimetière.  

Sans faire l'objet de cérémonies nationales, Claude François, Serge Gainsbourg, Yves Montand ou Coluche ont également eu des obsèques attirant une foule importante. 

Cohue au Père Lachaise pour Jean Gabin 

Le 17 novembre 1976, le cercueil de Jean Gabin est exposé au cimetière du Père Lachaise à Paris, avant son incinération. 

« Comme au spectacle, se poussant, se pressant ‘pour mieux voir’, une foule considérable, impossible à chiffrer », envahit toutes les allées du cimetière, « ne voulant pas quitter les alentours du crématorium, même une fois le cercueil enlevé », raconte l'AFP. 

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Photo prise en 1950 de la danseuse et chanteuse française d'origine américaine Joséphine Baker (Photo, AFP)

Obsèques nationales pour Joséphine Baker  

A la fois reine de la scène et résistante, Joséphine Baker est l'une des rares personnalités du music-hall à avoir eu droit à des obsèques nationales à sa mort en 1975, en présence de 12.000 personnes.  

Un convoi funéraire avait traversé les rues de Paris, avec un arrêt devant Bobino, avant un office religieux en l'église de la Madeleine. Plus de 46 ans après sa mort, elle entrera au Panthéon le 30 novembre. 

50 000 personnes pour Sartre 

Le 19 avril 1980, la dépouille de Jean-Paul Sartre est conduite au cimetière du Montparnasse, en empruntant les grandes avenues du 14e arrondissement.  

Le cortège funèbre est suivi par une foule qui ne cesse de grossir, pour atteindre 50 000 personnes, dont beaucoup de jeunes. Quelques policiers en gants blancs entourent le corbillard; la foule est silencieuse et recueillie. 

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Les gens se rassemblent devant l'église de La Madeleine à la fin de la cérémonie funèbre en hommage au chanteur français décédé Johnny Hallyday le 9 décembre 2017 à Paris (Photo, AFP)

Hommage populaire à Johnny  

Le 9 décembre 2017, un « hommage populaire » est mis en place pour dire adieu à « l'idole des jeunes ». Il est marqué par l'émotion et des larmes de près d'un million de fans massés à l'extérieur de l'église de la Madeleine. 

Des « Johnny! Johnny! Johnny! », clamés à pleins poumons par la foule, avaient marqué l'arrivée du cercueil, qui avait descendu en musique les Champs-Elysées, escorté par quelque 700 « bikers ». 

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Les gens assistent à un concert à la mémoire de Charles Aznavour sur la place de la République à Erevan le 11 octobre 2018 (Photo, AFP)

Aznavour 

Le « Sinatra français » a eu droit à un hommage national en 2018. Son cercueil, porté dans la cour des Invalides au son d'une musique traditionnelle arménienne, en est ressorti au son d'« Emmenez-moi », une de ses plus fameuses chansons. 


Municipales à Paris: Dati incarne «un risque de retour en arrière spectaculaire», accuse Grégoire

Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a estimé mercredi que sa rivale de droite Rachida Dati, sa "seule adversaire dans cette élection", incarnait "un risque de retour en arrière spectaculaire". (AFP)
Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a estimé mercredi que sa rivale de droite Rachida Dati, sa "seule adversaire dans cette élection", incarnait "un risque de retour en arrière spectaculaire". (AFP)
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  • "Rachida Dati incarne un risque de retour en arrière spectaculaire (...), un peu à l'image de ce que fait Trump aux États-Unis: c'est mettre l'écologie de côté au risque d'exposer les plus vulnérables, les plus fragiles"
  • "Notre seul adversaire dans cette élection, c'est Rachida Dati (...) Moi, je n'ai pas d'adversaire à gauche. Mes relations avec LFI sont notoirement dégradées"

PARIS: Emmanuel Grégoire, candidat de la gauche unie hors LFI à la mairie de Paris, a estimé mercredi que sa rivale de droite Rachida Dati, sa "seule adversaire dans cette élection", incarnait "un risque de retour en arrière spectaculaire".

"Rachida Dati incarne un risque de retour en arrière spectaculaire (...), un peu à l'image de ce que fait Trump aux États-Unis: c'est mettre l'écologie de côté au risque d'exposer les plus vulnérables, les plus fragiles, ceux qui sont exposés à la pollution, ceux qui sont exposés aux risques de la vie et à la précarité économique", a-t-il déclaré au micro de Sud Radio.

"Notre seul adversaire dans cette élection, c'est Rachida Dati (...) Moi, je n'ai pas d'adversaire à gauche. Mes relations avec LFI sont notoirement dégradées", a-t-il ajouté, réitérant son choix de ne pas faire alliance avec la candidate LFI Sophia Chikirou au second tour.

"Elle ne le souhaite pas et je ne le souhaite pas", a-t-il balayé, alors qu'à Lyon, le maire écologiste sortant s'est dit prêt mardi à une alliance.

L'ex-Premier adjoint de la maire PS Anne Hidalgo a également dit vouloir "incarner la probité, la droiture".

"Moi, je veux que les Parisiens soient fiers de moi comme maire. Je ne veux pas qu'ils aient un maire qui soit convoqué au tribunal pour corruption (...). Je serai un maire indépendant, libre de toute influence d'argent, de toute influence étrangère", a-t-il attaqué, faisant notamment référence au renvoi de Rachida Dati en procès pour corruption en septembre.

Le député de Paris a encore critiqué Mme Dati sur "les chiffres cités" qui seraient selon lui "fantasques", notamment le coût de la préemption d'immeubles par la Ville pour faire du logement social.

"C'est un peu le problème qu'on a avec Mme Dati. Elle ne connaît rien de nos dossiers. Elle refuse le débat. Et elle refuse le débat précisément parce qu'elle n'y connaît rien", a-t-il déclaré alors que Rachida Dati a jusqu'à présent exclu de participer à un débat télévisé avant le premier tour de l'élection.

"Rachida Dati, elle est planquée dans son ministère. (...). Elle aurait dû être +démissionnée+ depuis des mois. Aujourd'hui, on est à deux semaines du premier tour, elle est encore en train d'utiliser le ministère dans une confusion des rôles (...). Sur le plan démocratique, c'est extrêmement choquant", a-t-il ajouté, accusant le président Emmanuel Macron d'avoir "une responsabilité morale et politique immense".


Pas-de-Calais: trois morts, dont deux mineurs, dans un accident de la route

Une collision frontale entre deux véhicules légers a fait trois morts, dont deux adolescents de 15 ans, et deux blessés graves dans la nuit de mardi à mercredi à Libercourt (Pas-de-Calais). (AFP)
Une collision frontale entre deux véhicules légers a fait trois morts, dont deux adolescents de 15 ans, et deux blessés graves dans la nuit de mardi à mercredi à Libercourt (Pas-de-Calais). (AFP)
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  • L'accident, survenu sur une route départementale mercredi vers 02H45 du matin, a mobilisé 25 pompiers et le bilan fait état de cinq personnes impliquées
  • Dans le premier véhicule, deux adolescents de 15 ans ont été déclarés décédés. Deux autres, du même âge, ont été grièvement blessés et transportés médicalisés au CHR de Lille. Le pronostic vital de l'un d'eux est engagé

LILLE: Une collision frontale entre deux véhicules légers a fait trois morts, dont deux adolescents de 15 ans, et deux blessés graves dans la nuit de mardi à mercredi à Libercourt (Pas-de-Calais), a-t-on appris auprès des sapeurs-pompiers.

L'accident, survenu sur une route départementale mercredi vers 02H45 du matin, a mobilisé 25 pompiers et le bilan fait état de cinq personnes impliquées.

Dans le premier véhicule, deux adolescents de 15 ans ont été déclarés décédés. Deux autres, du même âge, ont été grièvement blessés et transportés médicalisés au CHR de Lille. Le pronostic vital de l'un d'eux est engagé.

Dans le second véhicule, un homme de 39 ans, désincarcéré par les secours, a été déclaré décédé, ont précisé les pompiers.

 

 


Fête de la fondation: l’ambassadeur saoudien à Paris souligne trois siècles de continuité

À l’occasion de la célébration du Jour de la Fondation, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France, Fahd Alruwaily, a rappelé avec solennité la profondeur historique et la dynamique contemporaine d’un État dont les racines remontent à près de trois siècles. (Arlette Khouri)
À l’occasion de la célébration du Jour de la Fondation, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France, Fahd Alruwaily, a rappelé avec solennité la profondeur historique et la dynamique contemporaine d’un État dont les racines remontent à près de trois siècles. (Arlette Khouri)
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  • Le Jour de la Fondation, célébré chaque 22 février, marque la naissance du premier État saoudien en 1727, une date qui renvoie à l’accession au pouvoir de l’imam Mohammed ben Saoud et à l’établissement de son autorité dans la ville historique de Diriyah
  • Le premier État saoudien s’est imposé comme une entité stable et prospère, décrite par de nombreux voyageurs et observateurs européens de l’époque

PARIS: À l’occasion de la célébration du Jour de la Fondation, l’ambassadeur du Royaume d’Arabie saoudite en France, Fahd Alruwaily, a rappelé avec solennité la profondeur historique et la dynamique contemporaine d’un État dont les racines remontent à près de trois siècles.

Accueillant ses invités à sa résidence à Paris, il a présenté cette journée comme non seulement une commémoration, mais aussi une affirmation de continuité, d’identité et de projection vers l’avenir.

Le Jour de la Fondation, célébré chaque 22 février, marque la naissance du premier État saoudien en 1727, une date qui renvoie à l’accession au pouvoir de l’imam Mohammed ben Saoud et à l’établissement de son autorité dans la ville historique de Diriyah, première capitale de l’État saoudien et aujourd’hui inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO.

arabie saoudite
L’ambassadeur Fahd Alruwaily et le directeur Afrique du Nord Moyen-Orient au ministère des affaires étrangère Romaric Roignan devant une carte historique de Diriyah. (Arlette Khouri)

Pour l’ambassadeur, cette fondation représente le point de départ d’une trajectoire nationale singulière, caractérisée par la stabilité, la cohésion et la continuité institutionnelle.

Le premier État saoudien s’est imposé comme une entité stable et prospère, décrite par de nombreux voyageurs et observateurs européens de l’époque.

Continuité historique

Parmi eux figure le diplomate et orientaliste français Joseph Rousseau, dont les mémoires et les cartes du début du XIXe siècle témoignent de l’organisation politique et sociale de cette première formation étatique.

Ces documents, dont une carte exposée lors de la réception, sont évoqués dans le discours de l’ambassadeur et rappellent que l’histoire saoudienne s’inscrit aussi dans un regard international ancien.

Pour Alruwaily, la Fondation est avant tout un symbole, « celui d’un engagement durable envers l’unité nationale et le progrès partagé ». Elle incarne des valeurs qui demeurent centrales dans la construction du Royaume contemporain : la cohésion, la justice, la solidarité et la responsabilité collective.

Cette continuité historique trouve aujourd’hui une expression majeure dans le programme de transformation du pays, la Vision 2030, lancée en 2016 par le prince héritier Mohammed ben Salmane.

arabie saoudite

Structurée autour de trois piliers — une société dynamique, une économie prospère et une nation ambitieuse —, cette stratégie vise à renforcer la diversification économique, investir dans la jeunesse et promouvoir la culture ainsi que l’innovation.

L’ambassadeur a insisté sur le fait que cette vision ne constitue pas une rupture avec le passé, mais l’aboutissement naturel d’une évolution historique engagée depuis la fondation du premier État.

Les réformes engagées dans ce cadre ont touché de nombreux domaines, dont la modernisation des infrastructures, la transformation numérique, le développement culturel, l’adaptation des cadres législatifs et le renforcement des politiques environnementales.

L’accent est également mis sur le développement du capital humain, l’amélioration des systèmes éducatifs, l’autonomisation des femmes et les initiatives environnementales, telles que les programmes « Arabie saoudite verte » et « Moyen-Orient vert », qui illustrent la volonté du Royaume de jouer un rôle actif dans la transition énergétique et la protection de l’environnement.

Sur la scène internationale, le Royaume affirme son rôle dans la promotion de la stabilité. À ce niveau, l’ambassadeur a souligné que la diplomatie saoudienne s’appuie sur la promotion des valeurs de tolérance, de dialogue et de fraternité.

Les relations bilatérales avec la France occupent une place particulière dans cette dynamique. Le partenariat stratégique entre les deux pays s’est intensifié ces dernières années dans les domaines politique, économique et culturel.

La visite d’État du président Emmanuel Macron en Arabie saoudite en décembre 2024 a marqué une étape importante, avec la signature de nombreux accords de coopération, et son déplacement à AlUla, site patrimonial majeur et projet phare de la Vision 2030, a symbolisé la profondeur du partenariat culturel et touristique franco-saoudien.

Les échanges de délégations et les collaborations industrielles se multiplient, témoignant d’un contexte favorable à l’approfondissement des relations, a souligné Alruwaily.

Au-delà du discours diplomatique, la signification du Jour de la Fondation s’enracine dans une démarche mémorielle et identitaire.

Bien que la date du 22 février soit reconnue depuis longtemps dans les sources historiques du Royaume comme celle de la fondation, sa célébration officielle a été instituée par décret royal le 27 janvier 2022, faisant de cette journée un jour férié national.

La commémoration vise à rappeler le rôle des souverains successifs, descendants du roi Abdelaziz ben Abderrahmane Al Saoud, dans l’unification et le développement du pays, et met en valeur la fierté nationale, la stabilité politique et l’unité territoriale qui caractérisent l’histoire saoudienne.

En célébrant le Jour de la Fondation, l’Arabie saoudite affirme ainsi la continuité d’une histoire commencée en 1727 et toujours en mouvement, comme l’a souligné Alruwaily : « il s’agit d’un moment de mémoire, mais aussi d’engagement », qui consiste à préserver un héritage profondément enraciné tout en construisant l’avenir avec confiance, ouverture et coopération internationale.