Les pays arabes demandent l'inspection de tous les sites nucléaires iraniens

Les ministres arabes discutant de l'arrêt de la politique déstabilisatrice de Téhéran qui menace la sécurité et la stabilité mondiales, au siège de la Ligue arabe au Caire. (Photo, SPA)
Les ministres arabes discutant de l'arrêt de la politique déstabilisatrice de Téhéran qui menace la sécurité et la stabilité mondiales, au siège de la Ligue arabe au Caire. (Photo, SPA)
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Publié le Jeudi 09 septembre 2021

Les pays arabes demandent l'inspection de tous les sites nucléaires iraniens

  • L’objet de la réunion était le renforcement de la coordination commune pour mettre fin à l'ingérence iranienne dans la région
  • L'organisme de surveillance atomique de l'ONU a critiqué mardi l'Iran pour avoir entravé une enquête sur des activités passées

RIYAD: L'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l'Égypte ont appelé jeudi à une «inspection rapide et complète» de tous les sites nucléaires iraniens.

Réunis en marge d'une réunion de la Ligue arabe au Caire, les ministres des quatre pays ont également discuté des moyens de mettre un terme à la politique déstabilisatrice de Téhéran qui menace la sécurité et la stabilité mondiales.

La réunion de jeudi, présidée par le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, était également l’occasion pour les ministres de discuter du renforcement de la coordination commune pour mettre fin à l'ingérence iranienne dans la région et à son financement de la milice houthie au Yémen et d'autres groupes terroristes.

L'organisme de surveillance atomique de l'ONU a critiqué mardi l'Iran pour avoir fait obstruction à une enquête sur des activités passées et entravé d'importants travaux de surveillance.

L'Agence internationale de l'énergie atomique a déclaré dans des rapports aux États membres qu'il n'y avait eu aucun progrès sur deux questions clés: l’explication de la présence de traces d'uranium sur plusieurs sites anciens non déclarés et l’obtention d’un accès urgent à certains équipements de surveillance afin que l'agence puisse continuer à surveiller des éléments du programme nucléaire iranien.

Le secrétaire d'État américain, Antony Blinken, a prévenu mercredi que le temps était compté pour que l'Iran revienne à l'accord nucléaire de 2015 que l'administration Biden souhaite relancer.

Le président iranien Ebrahim Raïssi a laissé entendre après son entrée en fonction en août que les pourparlers visant à relancer l'accord bloqué ne reprendraient probablement pas avant deux à trois mois.

L'ancien président Donald Trump a retiré Washington de l'accord de 2015, en vertu duquel l'Iran acceptait les restrictions sur ses activités nucléaires en échange de la levée des sanctions. Téhéran a réagi au retrait américain et au retour des sanctions par la violation de ces restrictions.

Le prince Faisal a également rencontré séparément ses homologues jordanien et palestinien en marge de la réunion.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.

 


Iran: la télévision d’État écourte l’interview du négociateur iranien

La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe. (AFP)
  • Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures"
  • La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir

TEHERAN: La télévision d’État iranienne a interrompu mardi un entretien diffusé en différé avec Mohammad Bagher Ghalibaf, l'influent président du Parlement et principal négociateur du pays dans les pourparlers avec les États-Unis, suscitant les critiques de son équipe.

"Cette discussion a été remise à l'Organisation de la radiotélévision de la République islamique d’Iran (IRIB) plus de deux heures avant l'heure de diffusion; mais malheureusement, la diffusion a été interrompue en plein milieu", a regretté mercredi un communiqué du centre médiatique du Parlement.

Cet entretien étant enregistré, "le minimum que l'on pouvait attendre des responsables de l’IRIB était de se coordonner avec le centre médiatique du Parlement s’ils décidaient de ne pas diffuser une partie de la discussion, contrairement aux procédures", a ajouté le communiqué.

La télévision d’État a elle affirmé que l'entretien avait été divisé en deux parties, dont la seconde serait diffusée mercredi soir.

Le centre médiatique du Parlement a précisé que la partie non diffusée portait notamment sur des questions au coeur du protocole d'accord conclu le 17 juin entre Téhéran et Washington, soit les inspections de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), le dégel d'avoirs iraniens et la ligne de crédit prévue de 300 milliards de dollars pour la reconstruction de l'Iran.

De nombreux partisans de l'inflexibilité face aux Etats-Unis, notamment des parlementaires conservateurs et des personnalités médiatiques, ont ces dernières semaines critiqué ce texte visant à mettre fin au conflit dans la région.

Le mois dernier, un présentateur de la télévision d’État avait appelé à la fermeture de l’aéroport de Téhéran afin que l’équipe de négociation iranienne ne puisse pas se rendre en Suisse pour discuter avec la délégation américaine.

Certains estiment qu'après la signature de cet accord, sous la médiation du Pakistan et du Qatar, l’Iran a rouvert de manière prématurée le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique pour le commerce mondial des hydrocarbures, sans obtenir en retour de bénéfices tangibles.

Dans la partie de l'entretien diffusée mardi, M. Ghalibaf a soutenu que l'entente avec les Américains avait permis à l’Iran de vendre son pétrole grâce à la levée, aux termes de l'accord, du blocus américain des ports iraniens.

Depuis "nous avons exporté plus de 40 millions de barils de pétrole (...) En revanche, durant les 50 à 60 jours précédents, nous avions été dans l'impossibilité totale d'exporter ne serait-ce qu'un seul baril de pétrole", a-t-il affirmé.


Netanyahu affirme depuis le sud du Liban que son armée restera tant que le Hezbollah «nous menace»

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace". (AFP)
  • Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place
  • "Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici"

JERUSALEM: Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que le Hezbollah pro-iranien "nous menace".

"Notre position est claire : nous ne quitterons pas le sud du Liban tant que la menace n'aura pas disparu. Et tant que le Hezbollah, armé, sera présent ici et nous menacera, nous resterons ici", a-t-il affirmé à des troupes israéliennes sur place selon une vidéo diffusée par son bureau.