La statue déboulonnée du général Lee ne livre pas son mystère

La statue équestre, érigée à Richmond, l'ex-capitale des confédérés dans l'Etat de Virginie, a été déboulonnée mercredi, dans un contexte de remise en cause du passé esclavagiste des Etats-Unis. Le général Lee a lutté avec les Etats du Sud dans l'objectif notamment de conserver l'esclavage, aboli au Nord. Le monument est aujourd'hui maculé de graffitis, illustrant la controverse désormais attachée au général Lee. (Photo, AFP)
La statue équestre, érigée à Richmond, l'ex-capitale des confédérés dans l'Etat de Virginie, a été déboulonnée mercredi, dans un contexte de remise en cause du passé esclavagiste des Etats-Unis. Le général Lee a lutté avec les Etats du Sud dans l'objectif notamment de conserver l'esclavage, aboli au Nord. Le monument est aujourd'hui maculé de graffitis, illustrant la controverse désormais attachée au général Lee. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 11 septembre 2021

La statue déboulonnée du général Lee ne livre pas son mystère

  • Une énigmatique «capsule temporelle» aurait été placée dans le socle du monument célébrant le commandant des Sudistes
  • Toute une équipe d'ouvriers, d'experts et d'archéologues ont été mobilisés pour rechercher la mystérieuse boîte possiblement en cuivre

WASHINGTON : Deux jours après le déboulonnage de la plus importante statue dénoncée comme un symbole raciste aux Etats-Unis, le mystère s'est épaissi vendredi autour d'une énigmatique "capsule temporelle" qui aurait été placée dans le socle du monument célébrant le commandant des Sudistes.

Cette capsule témoin, censée contenir des objets ou documents destinés aux générations futures, devait se trouver dans le gigantesque piédestal en pierres de taille qui supportait la statue du général Robert Lee, chef de l'armée confédérée pendant la guerre de Sécession (1861-1865).

Les attentes étaient notamment vives au sujet d'une photo qui aurait montré le président Abraham Lincoln dans son cercueil, un cliché présenté comme une bombe historique, susceptible d'affoler le marché des collectionneurs.

La statue équestre, érigée à Richmond, l'ex-capitale des confédérés dans l'Etat de Virginie, a été déboulonnée mercredi, dans un contexte de remise en cause du passé esclavagiste des Etats-Unis. Le général Lee a lutté avec les Etats du Sud dans l'objectif notamment de conserver l'esclavage, aboli au Nord.

L’œuvre en bronze, volontairement dominatrice, culminant à la hauteur d'un immeuble de six étages, avait été inaugurée en 1890. La capsule témoin aurait été placée en 1887 dans la base de l'imposant piédestal haut de 12 mètres. Le monument est aujourd'hui maculé de graffitis, illustrant la controverse désormais attachée au général Lee.

Mobilisant toute une équipe d'ouvriers, d'experts et d'archéologues, la journée de jeudi a été consacrée à rechercher la mystérieuse boîte possiblement en cuivre, conformément aux instructions du gouverneur démocrate de la Virginie, Ralph Northam.

Les blocs massifs formant le piédestal --certains pesant plusieurs tonnes-- ont été l'un après l'autre disjoints et déplacés à l'aide d'engins mécaniques. Mais, au terme de 12 heures de fouilles, les recherches sont restées infructueuses.   

Les responsables de l'Etat de Virginie ont dans la foulée annoncé renoncer à démanteler davantage le socle. Vendredi matin, les opérations de ré-assemblage ont par conséquent débuté. Une cavité a au préalable été creusée dans l'un des blocs de pierre, pour y nicher une nouvelle capsule temporelle, destinée à la "postérité" et censée refléter des valeurs de tolérance.

Parmi les 39 articles qu'elle recèle, on trouve par exemple la photo d'une ballerine noire, une fiole du vaccin anti-Covid de Pfizer, le programme d'une visite pédestre de Richmond à la thématique LGBTQ, un autocollant Black Lives Matter, ou encore un masque sanitaire.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.