Fête de l'Huma: Darmanin et les syndicats dénoncent la haine de la police

Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin (à droite) s'entretient avec un policier lors d'une visite consacrée à la lutte contre le trafic de drogue dans un commissariat de Cavaillon, dans le sud de la France, le 16 août 2021. (Photo, AFP)
Le ministre français de l'Intérieur Gérald Darmanin (à droite) s'entretient avec un policier lors d'une visite consacrée à la lutte contre le trafic de drogue dans un commissariat de Cavaillon, dans le sud de la France, le 16 août 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 12 septembre 2021

Fête de l'Huma: Darmanin et les syndicats dénoncent la haine de la police

  • Des spectateurs qui assistaient à un concert du rappeur marseillais Soso Maness, ont repris en chœur avec lui «tout le monde, tout le monde déteste la police»
  • «La police est composée des enfants du peuple qui protègent au péril de leur vie nos concitoyens les plus modestes», a estimé Darmanin

PARIS: Gérald Darmanin et l'ensemble des syndicats de police ont dénoncé ce week-end les propos hostiles aux forces de l'ordre proférés lors d'un concert à la Fête de l'Humanité, qualifiés pêle-mêle de "honteux", "pitoyables" et "indécents".

Vendredi soir, des spectateurs qui assistaient à un concert du rappeur marseillais Soso Maness, ont repris en chœur avec lui "tout le monde, tout le monde déteste la police".

Le ministre de l'Intérieur s'en est offusqué dès le lendemain sur Twitter en disant "attendre" des "partis dits de gauche présents à la fête de l'Humanité une condamnation ferme des propos injurieux contre la police de la République".

"La police est composée des enfants du peuple qui protègent au péril de leur vie nos concitoyens les plus modestes", a-t-il ajouté.

L'ensemble des syndicats de policiers, Alternative police (CFDT), Alliance, Synergies ou Unité SGP (FO) ont fustigé à l'unisson "la haine contre la police nationale".

Tous ont relevé la concomitance des propos et l'ouverture du procès des attentats du 13 novembre 2015 pour dénoncer, à l'instar de Synergie Officiers, leur "indécence" et leur côté "pitoyable".

"Triste spectacle honteux et antirépublicain dans une fête où l'idée de respect et les valeurs de la République devraient prévaloir", a tweeté Alternative. "Détester la police, c'est salir ceux qui luttent contre le terrorisme aussi", a renchéri Alliance.

Linda Kebbab (Unité SGP) a interpellé dimanche, sur Twitter, les numéros 1 du PCF et du PS, Fabien Roussel et Olivier Faure. "Vous n'avez pas droit au silence quand l'extrémisme fait main basse sur la gauche", a-t-elle dit.

"Je ne cautionne pas du tout ces propos, que je ne partage pas", lui a répondu M. Roussel sur BFMTV, "ils sont très infimes, très peu nombreux ceux qui ont dit ça". "M. Darmanin ferait mieux de s'occuper des conditions de travail de ces ouvriers de la sécurité (...) et je les défends", a-t-il contre-attaqué.

Samedi, Valérie Pécresse, présidente, ex-LR, de la région Ile-de-France et candidate à l'élection présidentielle a affirmé, sous les huées, son soutien aux forces de l'ordre lors d'une table ronde à la Fête de l'Huma.

Le président Emmanuel Macron doit conclure mardi le Beauvau de la sécurité, une concertation destinée à améliorer les conditions d'exercice du métier de policier et renouer la confiance entre l'institution et le chef de l'État, mise à mal par ses propos l'an dernier sur les violences policières.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".