Maroc: désigné chef du gouvernement, Akhannouch se désengage de la holding familiale

Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, célèbre lors d'une conférence de presse dans la capitale Rabat, après que son parti est arrivé en tête des élections législatives et locales, le 9 septembre 2021. (Photo, AFP)
Le président du Rassemblement national des indépendants (RNI), Aziz Akhannouch, célèbre lors d'une conférence de presse dans la capitale Rabat, après que son parti est arrivé en tête des élections législatives et locales, le 9 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 13 septembre 2021

Maroc: désigné chef du gouvernement, Akhannouch se désengage de la holding familiale

  • Selon Forbes, Aziz Akhannouch est le principal actionnaire du groupe Akwa, un conglomérat fondé par son père et un associé en 1932
  • L'homme dont la fortune est estimé à 2 milliards de dollars par le magazine américain Forbes, a fait cette annonce alors qu'il entamait les tractations pour former un nouveau gouvernement

RABAT: Le chef du gouvernement désigné au Maroc, l'entrepreneur Aziz Akhannouch, a annoncé lundi qu'il se retirait de "toute gestion" de la holding familiale, dans un apparent souci de ne pas prêter le flanc à de nouvelles critiques de collusion entre affaires et politique.

M. Akhannouch, dont la fortune est estimé à 2 milliards de dollars par le magazine américain Forbes, a fait cette annonce alors qu'il entamait les tractations pour former un nouveau gouvernement à la suite de la victoire de son parti libéral RNI aux élections générales, infligeant une défaite spectaculaire aux islamistes.

Il a indiqué, dans un communiqué, "entamer un processus immédiat de retrait de toute gestion au sein du holding familial pour se consacrer entièrement à ses nouvelles fonctions". 

Selon Forbes, Aziz Akhannouch est le principal actionnaire du groupe Akwa, un conglomérat fondé par son père et un associé en 1932, qui a des intérêts dans les hydrocarbures et l'immobilier.

Ministre de l'Agriculture depuis 2017, il a été par le passé la cible de critiques, accusé d'être un symbole de la collusion entre affaires et politique.

Le patron du Rassemblement national des indépendants (RNI), qui a remporté 102 des 395 sièges à l'Assemblée, a ouvert des négociations avec Abdelatif Ouahbi, le secrétaire général du Parti Authenticité et modernité (PAM, libéral), arrivé deuxième aux législatives avec 86 sièges.

"Nous avons reçu des signes positifs du chef du gouvernement désigné et le dialogue se poursuivra", a précisé M. Ouahbi à la presse. 

Les relations entre RNI et le PAM s'étaient pourtant tendues durant la campagne électorale, M. Ouahbi reprochant au RNI des achats de voix et de candidats.

Première force d'opposition ces cinq dernières années, le PAM a été fondé par un influent conseiller royal, Fouad Ali El Himma, en 2008 avant qu'il n'en démissionne en 2011. 

Des discussions sont attendues avec d'autres partis représentés au parlement. Sitôt nommé, vendredi soir, M. Akhannouch s'est engagé à constituer une "majorité cohérente et soudée".

Son parti libéral a écarté les islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) au pouvoir depuis une décennie. 

La formation islamiste s'est effondrée, n'arrivant que huitième avec seulement 13 élus contre 125 dans la Chambre des représentants sortante.


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.