Les comédies musicales les plus célèbres font leur retour à Broadway

Les théâtres de Broadway rouvrent progressivement leurs portes depuis début septembre, mais plusieurs spectacles parmi les plus populaires ont repris mardi. (Photo, AFP)
Les théâtres de Broadway rouvrent progressivement leurs portes depuis début septembre, mais plusieurs spectacles parmi les plus populaires ont repris mardi. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Les comédies musicales les plus célèbres font leur retour à Broadway

  • Broadway générait environ 33 millions de dollars de chiffre d'affaires par semaine sur 31 spectacles avant que le Covid-19 ne mette à l'arrêt ce poumon culturel de New York
  • Les producteurs se disent optimistes, convaincus que les théâtres feront le plein grâce aux New-Yorkais et aux touristes américains

NEW YORK : Hamilton, Le Roi Lion, Chicago: les comédies musicales les plus célèbres jouées à Broadway faisaient leur grand retour mardi, nouveau symbole d'une vie plus normale à New York après 18 mois d'interruption à cause de la pandémie de coronavirus.

Venue avec sa fille de Boston, Jenni Milanoski a fait la queue depuis 5h30 mardi matin pour espérer acheter un billet pour Hamilton, au théâtre Richard Rodgers, près de Times Square.

"J'aime tellement ce spectacle. Je l'ai vu 11 fois. L'énergie qu'il y aura aujourd'hui, ce sera grandiose", a-t-elle déclaré.

Les théâtres de Broadway rouvrent progressivement leurs portes depuis début septembre, mais plusieurs spectacles parmi les plus populaires reprennent mardi.

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Les théâtres de Broadway rouvrent progressivement leurs portes depuis début septembre, mais plusieurs spectacles parmi les plus populaires ont repris mardi. (Photo, AFP)

"C'est un grand soir pour le retour de la ville de New York", a déclaré le maire Bill de Blasio, au lendemain du gala du MET, l'événement mondain qui ne s'était plus déroulé depuis mai 2019 et qui a pu se tenir lundi soir, ramenant une cohorte de stars dans la ville.

A Times Square, le retour de Broadway est aussi symbolisé par la réouverture mardi du kiosque qui permet d'acheter des billets le jour-même et d'espérer quelques rabais sur le prix des places. En moyenne, un ticket dépasse les 100 dollars.

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Tous les spectateurs ont l'obligation d'être vaccinés, tout comme les artistes, les techniciens et le personnel du théâtre. Les spectateurs doivent également porter un masque pendant la représentation.

"Je pense que je me sentirai beaucoup plus à l'aise. Nous avons des copies de nos cartes de vaccination que nous avons utilisées pour entrer dans quelques restaurants ici à New York sans problème, donc c'est bon", déclare Angela Mecca, 65 ans, venue du nord de l'Etat de New York.

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A Times Square, le retour de Broadway est aussi symbolisé par la réouverture mardi du kiosque qui permet d'acheter des billets le jour-même et d'espérer quelques rabais sur le prix des places. En moyenne, un ticket dépasse les 100 dollars. (Photo, AFP)

"Nous essayons de venir chaque année pour voir quelques pièces de théâtre, donc le fait que ça ouvre à nouveau, c'est merveilleux. Cela nous a manqué. Il n'y a pas d'excitation comme celle-là", a-t-elle ajouté. 

Broadway générait environ 33 millions de dollars de chiffre d'affaires par semaine sur 31 spectacles avant que le Covid-19 ne mette à l'arrêt ce poumon culturel de New York. La pandémie a tué quelque 34 000 personnes dans la capitale culturelle et économique des Etats-Unis.

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Tous les spectateurs ont l'obligation d'être vaccinés, tout comme les artistes, les techniciens et le personnel du théâtre. Les spectateurs doivent également porter un masque pendant la représentation. (Photo, AFP)

La reprise des spectacles intervient alors que la ville souffre toujours d'un énorme déficit de touristes, notamment étrangers, qui constituent normalement les deux tiers du public de Broadway.

Mais les producteurs se disent optimistes, convaincus que les théâtres feront le plein grâce aux New-Yorkais et aux touristes américains.

Sur le site internet Broadway.com, Le Roi Lion affiche complet mardi et mercredi.

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La reprise des spectacles intervient alors que la ville souffre toujours d'un énorme déficit de touristes, notamment étrangers, qui constituent normalement les deux tiers du public de Broadway. (Photo, AFP)

"Quand nous regardons les codes postaux des gens qui achètent des billets, cela nous encourage, ils viennent de toute la côte Est", assurait de son côté la semaine dernière à l'AFP Sue Frost, l'une des productrices de la comédie musicale "Come from away". Pour sa reprise, le 21 septembre, la pièce, qui évoque les attentats du 11 septembre 2001, affiche elle aussi complet.


Cinéma: avec «Les harkis», Philippe Faucon dans les blessures de la guerre d'Algérie

Le réalisateur français Philippe Faucon, lauréat du César 2016 du meilleur long métrage pour «Fatima», visite le lycée Marcel Pagnol dans le cadre de l'opération de sensibilisation «Un artiste à l'école» à Marseille, dans le sud de la France, le 4 mars 2016. (AFP)
Le réalisateur français Philippe Faucon, lauréat du César 2016 du meilleur long métrage pour «Fatima», visite le lycée Marcel Pagnol dans le cadre de l'opération de sensibilisation «Un artiste à l'école» à Marseille, dans le sud de la France, le 4 mars 2016. (AFP)
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  • Tous sont Algériens, ont quitté leur village et leur famille pour combattre aux côtés de la France. Pourtant, alors que le film avance, et que l'indépendance paraît inéluctable, l'avenir de ces hommes, lui, semble ne tenir qu'à un fil
  • Non-dits, mensonges... Le film pointe frontalement la responsabilité de l’État français et du général de Gaulle dans leur «abandon criminel» en Algérie

PARIS: C'est l'histoire d'une "obsession": avec "Les harkis", en salles mercredi, le réalisateur Philippe Faucon plonge dans les blessures de la guerre d'Algérie à travers les destins de ces supplétifs de l'armée française.

"Je pense qu'on peut dire que la guerre d'Algérie m'obsède", avait confié le réalisateur de "Fatima" (2015) à l'AFP lors du Festival de Cannes en mai dernier.

Présenté à la Quinzaine des réalisateurs, une des principales section du festival, le film avait été ovationné par le public.

Seize ans après "Trahison", son long-métrage sur la guerre d'Algérie (1954-1962) qui évoquait déjà les harkis, Philippe Faucon revient avec un film qui leur est dédié.

Le spectateur plonge à l'intérieur d'une unité de l'armée française placée sous le commandement du lieutenant Pascal (Théo Cholbi). Parmi sa dizaine de membres: Salah (Mohamed Mouffok) et Kaddour (Amine Zorgane).

Tous sont Algériens, ont quitté leur village et leur famille pour combattre aux côtés de la France. Pourtant, alors que le film avance, et que l'indépendance paraît inéluctable, l'avenir de ces hommes, lui, semble ne tenir qu'à un fil.

Non-dits, mensonges... Le film pointe frontalement la responsabilité de l’État français et du général de Gaulle dans leur "abandon criminel" en Algérie. Car, si certains ont pu être rapatriés en France, la grande majorité a été laissée à son sort, sciemment.

Considérés par le camp algérien comme des "traîtres", beaucoup ont été assassinés.

Porté par des acteurs non professionnels et par une mise en scène qui n'élude rien -- dont les scènes de torture, longtemps niées par le camp français -- le film est d'une grande sobriété.

Soixante ans après les accords d'Evian, "il y a une nécessité à rappeler cette histoire et à regarder la vérité dans les yeux", avait assuré à l'AFP le réalisateur, lui-même né en Algérie.

Mais attention, avait-il pris le soin d'ajouter: ces histoires doivent se raconter "dans leur complexité". "Si la vérité est complexe, il ne faut pas accepter qu'elle soit étouffée et, dans le cas des harkis, c'est important de la dire".


«Hair Uncovered» ou la lutte d’une artiste iranienne pour la liberté

«Hair Uncovered» devrait sortir en décembre (Photo fournie).
«Hair Uncovered» devrait sortir en décembre (Photo fournie).
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  • Le court métrage fait le récit d’une artiste obligée de quitter son pays par le régime
  • «Hair Uncovered», mis en scène par Cathey Heffernan, sera projeté dans le cadre du Festival du film Aesthetica, qui se tiendra à York du 1er au 6 novembre

LONDRES: Une artiste iranienne s’est filmée en train de lutter pour contrôler son propre corps, alors que des milliers de personnes manifestent contre le régime dans un pays qui lui est désormais interdit d’accès.

Mim, qui a été forcée de se réfugier au Royaume-Uni en raison de ses œuvres d'art, et qui est également sourde, est la protagoniste de «Hair Uncovered» (Cheveux découverts), un court métrage qui décrit son «rapport amour-haine» avec ses cheveux ainsi que son combat pour la liberté d’expression.

Le film est réalisé dans un contexte de manifestations généralisées en Iran contre la mort de Mahsa Amini, âgée de 22 ans et décédée à Téhéran après avoir été battue par la police iranienne des mœurs pour avoir prétendument enfreint une loi ordonnant aux femmes de se couvrir la tête.

Mim, qui est d’abord arrivée au Royaume-Uni pour y étudier, utilise ses propres cheveux pour créer des broches qui symbolisent sa liberté personnelle, loin de l'Iran. Cependant, le contenu de son travail a suscité la colère du régime.

«Je n’ai pas choisi de devenir demandeuse d’asile», dit-elle dans la bande-annonce du film. «J'ai beaucoup perdu en chemin, mais j’ai finalement gagné ma liberté.»

Selon l’artiste, le film ne représente qu’une «infime partie de la vie d’une femme en Iran, sachant que de nombreuses histoires de femmes iraniennes n'ont pas été entendues.»

Abigale Borsberry, réalisatrice du film, dit qu’elle s’est rendu compte de l’importance que revêt l'histoire de Mim au moment où elles se sont rencontrées.

«Sa capacité à partager ses expériences avec ses propres mots et à tisser son art est absolument fascinante. Maintenant plus que jamais, l'histoire et le parcours de Mim doivent être partagés avec le monde entier», poursuit-elle.

«Hair Uncovered», mis en scène par Cathey Heffernan, sera projeté dans le cadre du Festival du film Aesthetica, qui se tiendra à York du 1er au 6 novembre.

Le film devrait sortir en décembre.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La télévision, option la plus populaire parmi les Saoudiens pour regarder la Coupe du monde

La Coupe du monde de la Fifa 2022 au Qatar. (Photo, AN)
La Coupe du monde de la Fifa 2022 au Qatar. (Photo, AN)
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  • Une étude de l’agence de publicité Digital Turbine révèle que 58 % des habitants du Royaume prévoient de regarder au moins certains matchs de la Coupe du monde à la télévision
  • Cependant, 86 % des Saoudiens ont déclaré qu'ils utiliseraient plus d'un appareil pour suivre les matchs, 55 % ayant l'intention d'utiliser leur smartphone au moins une partie du temps

DUBAÏ: À un peu plus de six semaines du coup d'envoi de la Coupe du monde de la Fifa 2022 au Qatar, les fans de football du monde entier attendent avec impatience le début de ces compétitions exceptionnelles.

Le fait qu'elle se déroule pour la première fois au Moyen-Orient ajoute une autre dose d'enthousiasme pour les fans de la région. Les Saoudiens sont impatients de voir comment leur équipe nationale jouera dans la phase de poules contre l'Argentine, le Mexique et la Pologne.

Il n'y a pas si longtemps, la seule manière de regarder les matchs de la Coupe du monde était la télévision, mais il existe aujourd’hui d’autres options, notamment les téléphones portables et les tablettes.

L’agence de publicité Digital Turbine a mené des recherches pour découvrir les préférences et les intentions des téléspectateurs du Royaume pour regarder la Coupe du monde et le football en général, ainsi que la manière dont les marques interagissaient avec le public.

Dans l’étude, 60% des personnes interrogées ont déclaré regarder les matchs de football au moins une fois par semaine, indiquant que ce sport est l'un des plus populaires du Royaume.

Compte tenu de la gamme d'options disponibles pour voir les matchs, 86 % des personnes interrogées ont affirmé qu'elles prévoyaient d'utiliser plus d'un appareil pour suivre la Coupe du monde, 58 % précisant qu'elles en regarderaient au moins une partie à la télévision, et 55 % en utilisant leur smartphone au moins une partie du temps.

Il n'est peut-être pas surprenant que 57% des personnes affirment avoir tendance à passer davantage de temps à utiliser des applications sportives pendant la Coupe du monde et les grandes compétitions similaires, souvent en regardant des matchs.

Pendant les matchs, 24 % des personnes interrogées ont déclaré avoir l'intention de consulter les applications d'actualités sportives, 23 % sur les applications de réseaux sociaux, 16 % utiliseront des applications mobiles de jeux de sport, et 16 % des applications de messagerie.

Il n'y a pas que les fans qui s'intéressent aux grands événements sportifs comme la Coupe du monde. Ils attirent également l'attention et les budgets marketing des marques qui cherchent à toucher un public aussi large que possible. À titre d’exemple, les dépenses publicitaires mondiales pour la Coupe du monde 2018 ont atteint 2,4 milliards de dollars (un dollar = 1,01 euro), les marques pouvant dépenser 200 millions de dollars pour un accord de parrainage officiel, selon une étude de la régie publicitaire Zenith.

Selon les recherches de Digital Turbine, la plupart des Saoudiens adoptent une attitude positive envers la publicité pendant la Coupe du monde. En effet, 80% ont affirmé envisager d'acheter un produit vu dans une publicité diffusée pendant les matchs, 36% indiquant qu'ils le feraient dans les deux à trois jours suivant la diffusion. Par ailleurs, 66% des sondés ont indiqué qu'ils seraient susceptibles de revoir en ligne une publicité diffusée pendant la Coupe du monde.

Bien que la recherche indique que le public du Mondial est généralement réceptif aux publicités pendant les matchs, celui-ci a certaines attentes et préférences pour un type de publicités. Par exemple, 59 % des personnes interrogées ont affirmé qu'elles préféreraient que les publicités soient drôles et 40 % ont précisé qu'il était plus important qu’elles soient porteuses d’émotion ou de réconfort.  

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com