Le Liban va reprendre les négociations avec le FMI, selon une feuille de route du nouveau gouvernement

Le gouvernement du nouveau Premier ministre Najib Mikati reprendra les négociations avec les créanciers sur la restructuration de la dette publique. (Photo, Reuters)
Le gouvernement du nouveau Premier ministre Najib Mikati reprendra les négociations avec les créanciers sur la restructuration de la dette publique. (Photo, Reuters)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Le Liban va reprendre les négociations avec le FMI, selon une feuille de route du nouveau gouvernement

  • Le nouveau gouvernement reprendra les négociations avec les créanciers sur la restructuration de la dette publique, selon une feuille de route consultée par Reuters
  • Le projet indique également que le gouvernement s’est engagé à reprendre les discussions avec le FMI pour élaborer un plan de soutien à court et moyen terme au Liban

BEYROUTH: Le nouveau gouvernement libanais reprendra les négociations avec le Fonds monétaire international (FMI), tout en entamant les réformes exigées par les donateurs, selon un plan de sortie de crise consulté par Reuters mercredi. Najib Mikati et son équipe retourneront également à la table des négociations avec les créanciers sur la restructuration de la dette publique, affirme la feuille de route.

Vendredi dernier, le nouveau gouvernement a été approuvé, après plus d’un an d’impasse politique, en raison de querelles sur l’attribution des portefeuilles gouvernementaux. Ce conflit entre les politiciens libanais a laissé le pays exsangue, alors que plus des trois quarts de la population sont tombés dans la pauvreté, et que les pénuries paralysent la vie quotidienne.

Le cabinet devrait se réunir jeudi pour approuver la feuille de route, qui sera ensuite soumise à un vote de confiance au Parlement. Soulignant la gravité de la situation, elle a été élaborée en quelques jours, soit beaucoup plus rapidement que dans le passé, où le processus prenait des semaines.

Le projet indique que le gouvernement s’est engagé à reprendre les discussions avec le FMI pour élaborer un plan de soutien à court et moyen terme. Les donateurs, avant de débloquer des milliards de dollars d’aides déjà prévues pour le pays, exigent que le Liban mette en œuvre des réformes, afin de lutter contre la corruption et les pots-de-vin, qui ont conduit à l’effondrement économique.

Les négociations avec le FMI ont été interrompues l’été dernier, lorsque l’élite politique et le secteur bancaire libanais se sont opposés à l’ampleur des pertes financières exposées dans un plan de redressement élaboré par le gouvernement précédent.

Selon la feuille de route, le gouvernement Mikati renouvellera et développera le précédent plan de redressement financier, qui estimait le déficit du système financier à environ 90 milliards de dollars (environ 76 milliards d’euros), un chiffre qui avait été approuvé par le FMI.

Le gouvernement prévoit également d’élaborer un plan pour «remédier à la situation du secteur bancaire», paralysé depuis fin 2019. Le système financier libanais a volé en éclats fin 2019. Cet effondrement est principalement dû à des décennies de dépenses extravagantes de l’État, et à son mode de financement insoutenable sur le long terme.

Les dollars s’étant taris dans le pays, les déposants n’ont plus accès à leurs comptes en devises étrangères. La valeur de l’épargne en devises fortes a chuté de 80%, et la livre libanaise a perdu plus de 90% de sa valeur par rapport au taux officiel fixé depuis plus de vingt ans.

Le projet de programme politique mentionne un engagement du gouvernement à respecter tous les points énoncés dans une initiative de réforme élaborée par la France, qui a joué un rôle de premier plan pour tenter de sortir le Liban de la crise. Le gouvernement travaillera également avec le Parlement pour adopter une loi sur le contrôle des capitaux. Enfin, la feuille de route affirme que les élections législatives du printemps prochain se tiendront à la date prévue.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

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Le ministre iranien des Affaires étrangères appelle son homologue saoudien avant les pourparlers nucléaires avec les États-Unis

Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araqchi. (Capture d’écran)
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  • Ils ont discuté de l’importance de résoudre les différends par le dialogue et la diplomatie
  • Des puissances régionales ont œuvré en faveur de ces pourparlers, prévus vendredi à Oman, entre Téhéran et Washington

​​​​​​LONDRES : Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reçu mercredi un appel téléphonique de son homologue iranien, Abbas Araghchi, à la veille de discussions nucléaires cruciales entre Téhéran et Washington.

Selon l’Agence de presse saoudienne, les deux responsables ont souligné l’importance de régler les différends par le dialogue et la diplomatie, ainsi que les efforts visant à préserver la sécurité et la stabilité de la région.

Des puissances régionales ont encouragé la tenue de ces pourparlers, programmés vendredi à Oman, entre l’Iran et les États-Unis, dans le but de parvenir à un accord sur le programme nucléaire de Téhéran et d’éviter une nouvelle escalade dans la région.

Dans un message confirmant ces discussions, publié mercredi sur la plateforme X, Abbas Araghchi a écrit :
« Les négociations nucléaires avec les États-Unis doivent se tenir à Mascate vendredi vers 10 heures. Je remercie nos frères omanais pour avoir pris toutes les dispositions nécessaires. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le prince héritier saoudien reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane reçoit le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, mercredi. (SPA)
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  • Lors d’une réunion, Merz et le prince héritier ont examiné les relations saoudo-allemandes, les domaines de coopération et les perspectives de leur développement

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a reçu mercredi le chancelier allemand Friedrich Merz au palais Al-Yamamah à Riyad, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Une cérémonie d’accueil a été organisée en l’honneur de Merz, avant la tenue d’une session officielle de discussions entre les deux dirigeants.

Au cours de la rencontre, Merz et le prince héritier ont passé en revue les différents aspects des relations entre l’Arabie saoudite et l’Allemagne, les domaines de coopération bilatérale ainsi que les opportunités de leur développement dans plusieurs secteurs.

Ils ont également examiné les derniers développements régionaux et internationaux, ainsi que les efforts déployés à cet égard.

Friedrich Merz est arrivé plus tôt mercredi à Riyad dans le cadre d’une visite officielle en Arabie saoudite, accompagné d’une délégation de haut niveau.

Il a été accueilli à l’aéroport international du roi Khaled par le prince Mohammed ben Abdulrahman ben Abdulaziz, vice-gouverneur de la région de Riyad, en présence de hauts responsables saoudiens, de diplomates et de représentants des deux gouvernements, dont le ministre saoudien des Finances, Mohammed Al-Jadaan.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)