Le Conseil de sécurité de l’ONU gagne du temps pour parvenir à un accord durable sur les forces étrangères en Libye

Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l’unanimité de prolonger la mission d’appui des Nations unies en Libye (Reuters)
Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l’unanimité de prolonger la mission d’appui des Nations unies en Libye (Reuters)
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Publié le Mercredi 15 septembre 2021

Le Conseil de sécurité de l’ONU gagne du temps pour parvenir à un accord durable sur les forces étrangères en Libye

Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l’unanimité de prolonger la mission d’appui des Nations unies en Libye (Reuters)
  • Le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé à l’unanimité de prolonger la mission d’appui des Nations unies en Libye jusqu’à la fin du mois de septembre
  • «La situation en Libye constitue toujours une menace pour la paix et la sécurité internationales»

NEW YORK: Les membres du Conseil de sécurité des Nations unies ont décidé à l’unanimité de prolonger la mission d’appui des Nations unies en Libye (Manul) jusqu’à la fin du mois septembre, ce qui leur donne le temps de négocier une solution à plus long terme concernant la présence de forces étrangères dans le pays. 

«La situation en Libye constitue toujours une menace pour la paix et la sécurité internationales», ont-ils affirmé. 

Les premières élections présidentielles et législatives libyennes depuis la conclusion d’un accord de paix entre les factions belligérantes du pays l’année dernière sont prévues pour le 24 décembre 2021. 

Mercredi, lors d’une réunion du Conseil de sécurité, les États-Unis et la Russie ont exprimé leur soutien à ces élections et leur volonté de les voir se dérouler de manière pacifique et équitable. 

Cependant, les deux puissances se sont opposées par le passé sur la manière de gérer la présence de forces étrangères en Libye. 

La Russie estime qu’un éventuel retrait des forces étrangères ne devrait pas bouleverser l’équilibre des pouvoirs entre les forces de Khalifa Haftar, basées à l’est, et la coalition de milices islamistes et ethniques basée à Tripoli. 

Lors de la réunion de mercredi, les États-Unis ont regretté l’incapacité du Conseil de sécurité à parvenir à un accord durable sur la présence de mercenaires étrangers en Libye et ont réitéré le soutien de l’administration Biden au rôle de l’ONU dans la facilitation d’élections libres et équitables. 

«La Manul joue un rôle d’une importance vitale pour aider la Libye à instaurer la paix et la stabilité, notamment en soutenant les préparatifs des élections nationales et la mise en œuvre du cessez-le-feu», a souligné le représentant des États-Unis au Conseil de sécurité. 

De même, le représentant russe a déclaré: «Notre objectif principal actuellement est d’aider le peuple libyen à respecter le calendrier établi pour les élections législatives et présidentielles du 24 décembre, et tous nos efforts doivent tendre vers cet objectif. Nous espérons que cet objectif est partagé par tous les membres du Conseil de sécurité.» 

Les membres du Conseil ont également débattu de la structure de la présence de l’ONU en Libye, les États-Unis insistant pour qu’un représentant de l’ONU soit basé en permanence à Tripoli. 

Le chef de mission de l’ONU est actuellement basé à Genève, mais les États-Unis estiment que puisque le pays a atteint la paix, il devrait être transféré en Libye pour faciliter un plus grand engagement avec les acteurs sur le terrain. 

La Libye a été plongée dans des années de guerre civile après que le dictateur de longue date Mouammar Kadhafi a été renversé par son peuple avec l’aide des avions de l’Otan. 

L’année dernière, les factions belligérantes de la Libye sont parvenues à un accord fragile pour former un gouvernement d’unité, et les parties ont décidé de tenir les premières élections du gouvernement d’après-guerre du pays en décembre. 

Mais malgré ces progrès, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a mis en garde dans une lettre envoyée en août contre «l’impasse croissante des négociations politiques, sécuritaires et économiques» entre les factions. 

Depuis la chute de Kadhafi, les milices libyennes ont joué un rôle central dans la plupart des processus politiques et ont été accusées à plusieurs reprises de déstabiliser le pays et de commettre des actes de violence contre des civils. 

Selon M. Guterres, cette situation pourrait se détériorer à l’approche des élections. «Le paysage sécuritaire dans le pays est toujours caractérisé par des réseaux de milices qui tirent parti de leur capacité de violence pour obtenir des postes élevés dans les hiérarchies sociopolitiques», a-t-il averti. 

«Les violations de l’embargo sur les armes se poursuivent, ainsi que la mobilisation armée. Ces tendances risquent de perdurer compte tenu des tensions croissantes autour des élections.» 

Les factions ont formé un gouvernement d’unité et organisé des élections par le passé, mais ce gouvernement s’est effondré à la suite d’un désaccord sur le rôle des fonctionnaires et des entités de l’ère Kadhafi dans la Libye post-Kadhafi. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.