Liban: mandat d'arrêt contre un ex-ministre dans l'affaire de l'explosion du port

Une vue aérienne des silos à grains endommagés dans le port de la capitale libanaise Beyrouth à l'occasion du premier anniversaire de l'explosion qui a ravagé le port et la ville. AFP
Une vue aérienne des silos à grains endommagés dans le port de la capitale libanaise Beyrouth à l'occasion du premier anniversaire de l'explosion qui a ravagé le port et la ville. AFP
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Publié le Jeudi 16 septembre 2021

Liban: mandat d'arrêt contre un ex-ministre dans l'affaire de l'explosion du port

  • Le juge chargé de l'enquête sur l'explosion au port de Beyrouth l'an passé a émis jeudi un mandat d'arrêt contre un ancien ministre qui a refusé de se présenter à un interrogatoire
  • Ce mandat d'arrêt intervient au lendemain de l'appel lancé par 145 ONG locales et internationales ainsi que par des survivants et des proches des victimes de l'explosion à l'ONU pour une enquête internationale

BEYROUTH : Le juge chargé de l'enquête sur l'explosion au port de Beyrouth l'an passé a émis jeudi un mandat d'arrêt contre un ancien ministre qui a refusé de se présenter à un interrogatoire, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

Ce mandat d'arrêt intervient au lendemain de l'appel lancé par 145 ONG locales et internationales ainsi que par des survivants et des proches des victimes de l'explosion à l'ONU pour une enquête internationale, alors que l'enquête locale continue de piétiner dans un contexte de fortes pressions politiques. 

Le juge d'instruction Tareq Bitar "a émis un mandat d'arrêt par contumace contre l'ancien ministre des Transports et des Travaux publics, Youssef Fenianos, après le refus de ce dernier de comparaître devant lui", a indiqué à l'AFP la source judiciaire.

L'explosion survenue le 4 août 2020, et imputée de l'aveu même des autorités au stockage sans mesures de précaution depuis fin 2013 d'énormes quantités de nitrate d'ammonium, a fait au moins 214 morts, plus de 6 500 blessés, et dévasté des quartiers entiers de la capitale. 

Les autorités libanaises, pointées du doigt, avaient alors rejeté d'emblée toute enquête internationale. 

De hauts responsables politiques, sécuritaires et judiciaires étaient conscients des dangers de cette substance hautement volatile sans prendre aucune mesure préventive, selon des ONG internationales.

Sur le plan juridique, quatre anciens ministres, dont Youssef Fenianos, sont soupçonnés de "potentielle intention d'homicide" et de "négligence et manquements".

Avocat rapproché d'un baron de la politique libanaise, Sleiman Franjieh, M. Fenianos, 57 ans, a occupé ce poste entre 2016 et 2020.   

En juillet, le juge Bitar a demandé au Parlement la levée de l'immunité des trois autres ex-ministres, également députés, mais ce dernier a refusé. L'enquête locale est soumise à des pressions croissantes par les partis au pouvoir, accusés de corruption. 

Jeudi, l'avocat de M. Fenianos, Nazih el Khoury, a qualifié à l'AFP le mandat d'arrêt de "violation flagrante de la loi et des principes judiciaires" promettant de contre-attaquer.

Fin août, M. Bitar a émis un mandat d'amener à l'encontre de l'ancien Premier ministre Hassan Diab, après son refus de se présenter à un interrogatoire, avant d'émettre un nouveau mandat similaire mardi. Mais celui-ci est aux Etats-Unis pour une visite familiale, selon des médias locaux. 


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.