Les armées françaises à l'œuvre pour réduire et transformer leur présence au Sahel

Le mont Hombori et la main de Fatima dans cette photo datant du 28 mars 2019 lors du début de l'opération de la force française Barkhane dans la région du Gourma au Mali. La force anti-jihadiste française avait son siège au Tchad mais opérait également au Burkina Faso, au Mali et au Niger. (Photo, AFP)
Le mont Hombori et la main de Fatima dans cette photo datant du 28 mars 2019 lors du début de l'opération de la force française Barkhane dans la région du Gourma au Mali. La force anti-jihadiste française avait son siège au Tchad mais opérait également au Burkina Faso, au Mali et au Niger. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 17 septembre 2021

Les armées françaises à l'œuvre pour réduire et transformer leur présence au Sahel

  • Au final, Paris gardera un dispositif resserré, recentré sur les opérations de contre-terrorisme et l'accompagnement au combat des armées locales
  • Il sera renforcé par des forces spéciales européennes réunies au sein de «Takuba», un nouveau groupement multinational de quelques 600 militaires

PARIS : La réorganisation du dispositif militaire français au Sahel, annoncée en juin par le président Emmanuel Macron, a débuté sur le terrain en vue d'aboutir à un dispositif resserré, recentré sur les opérations de contre-terrorisme et l'accompagnement au combat des armées locales, en partenariat avec des Européens.

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Des militaires français dans la région dite des "trois frontières", aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso. (Photo, AFP)

Une manoeuvre qui ne signifie pas le désengagement des troupes françaises, insiste-t-on à Paris, alors que le départ américain d'Afghanistan fin août s'est soldé par le retour au pouvoir des talibans. "Nous ne partons pas du Mali, nous adaptons notre dispositif militaire", a assuré jeudi la ministre française des Armées Florence Parly, alors que des inquiétudes pointent chez certains partenaires européens engagés au Sahel.

Le nombre de troupes françaises déployées au Sahel devrait passer de plus de 5000 hommes actuellement à "2500 ou 3000" d'ici 2023, selon l'état-major. Dans un premier temps, les effectifs français seront réduits d'un millier de personnes d'ici le mois de mars, à environ 4000, a appris l'AFP de source proche du dossier.

L'opération logistique engagée est complexe car il s'agit de réduire et réarticuler l'empreinte française, tout en continuant à soutenir les troupes maintenues au Sahel, qu'elles soient françaises, européennes ou locales, fait-on valoir à l'état-major.

Comme prévu, les Français auront quitté les bases du nord-Mali de Tessalit, Kidal et Tombouctou d'ici le début de l'année prochaine. Ces emprises, qui ne comptaient déjà plus qu'un nombre restreint de personnel français, continueront d'être occupées par les forces armées maliennes (Fama) et la Mission de l'ONU au Mali (Minusma), font valoir les armées françaises.

La base militaire de Gao, qui constitue la plus grosse emprise française au Mali, va jouer le rôle de "hub" logistique où transiteront hommes et matériels. Les équipements destinés à retourner en France seront acheminés vers les ports d'Abidjan en Côte d'Ivoire, Cotonou au Bénin et Douala au Cameroun.

La base de Ménaka, à proximité de la région dite des "trois frontières" (aux confins du Mali, du Niger et du Burkina Faso), zone d'activité des groupes jihadistes, est appelée à jouer un rôle central dans le nouveau dispositif. Elle accueille une partie des forces spéciales françaises et européennes réunies au sein de "Takuba": ce nouveau groupement, initié par la France et qui compte quelques 600 militaires, est destiné aider les forces maliennes à monter en puissance et s'autonomiser. 

Le poste de commandement des opérations militaires françaises au Sahel, situé à N'Djamena, au Tchad, sera réduit mais maintenu, avec "une composante aérienne et une terrestre", assure l'état-major.

Au Niger, non loin de la frontière malienne, la base française de Niamey promet, elle, de prendre plus d'importance dans le dispositif, sous réserve de l'accord des autorités nigériennes. Cette emprise, qui accueille avions de chasse et drones armés, sert déjà depuis de longs mois de poste de commandement avancé pour les grandes opérations lancées dans la zone des trois frontières, en coopération avec les Américains.

De source proche du dossier, l'état-major français étudie par ailleurs la possibilité de se doter d'un grand commandement pour chapeauter à la fois les troupes déployées au Sahel et les forces françaises pré-positionnées (au Sénégal, Gabon, Djibouti...), qui mènent des actions de formation des armées locales et constituent un réservoir de forces en cas de besoin.

 

 


Israël: les militants d'une nouvelle flottille en détention après leur interception en mer

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  • Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël
  • Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus

ASHDOD: Les autorités israéliennes ont entamé mercredi le transfert et le placement en détention à Ashdod, dans le sud d'Israël, de centaines de militants propalestiniens arrêtés à bord d'une flottille à destination de Gaza, selon une ONG.

Les forces israéliennes avaient intercepté lundi au large de Chypre des bateaux participant à une nouvelle "flottille pour Gaza".

Dans la nuit de mardi à mercredi, le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué que les 430 membres de la flottille avaient été transférés à bord de navires israéliens et faisaient route vers Israël.

Une organisation de défense des droits humains, Adalah, a indiqué mercredi que certains d'entre eux étaient arrivés au port d'Ashdod où ils étaient détenus.

"Ayant mis le cap sur Gaza pour y apporter de l'aide humanitaire et contester le blocus illégal, ces participants civils ont été enlevés de force dans les eaux internationales et conduits en territoire israélien entièrement contre leur volonté" a déclaré Adalah.

Une cinquante de navires avaient quitté la Turquie la semaine dernière avec pour objectif une nouvelle tentative de briser le blocus imposé par Israël à la bande de Gaza, ravagée par deux ans de guerre.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré dans la nuit de mardi à mercredi que les 430 militants pourraient rencontrer leurs représentants consulaires.

"Cette flottille s'est une fois de plus révélée n'être rien de plus qu'un coup de communication au service du Hamas", a ajouté le porte-parole, en référence au mouvement islamiste palestinien qui a mené l'attaque sans précédent contre Israël en octobre 2023, déclenchant la guerre à Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait dénoncé plus tôt "un plan malveillant destiné à briser le blocus (...) imposé aux terroristes du Hamas".

Neuf ressortissants indonésiens, membres de la flottille, "ont été signalés comme ayant été arrêtés par Israël", a déclaré une porte-parole du ministère indonésien des Affaires étrangères, citant des informations datées de mercredi.

L'Indonésie a appelé Israël à libérer immédiatement tous les navires et membres d'équipage. Le journal indonésien Republika avait indiqué plus tôt que deux de ses journalistes figuraient parmi les personnes interpellées.

La Turquie et l'Espagne ont condamné l'interception. Les organisateurs ont indiqué que la flottille comptait également 15 citoyens irlandais, dont Margaret Connolly, la sœur de la présidente Catherine Connolly.

Israël contrôle tous les points d'entrée vers la bande de Gaza, sous blocus israélien depuis 2007.

Pendant la guerre à Gaza, où une trêve fragile est en vigueur depuis octobre 2025, le territoire a connu de graves pénuries de nourriture, de médicaments et d'autres biens essentiels, Israël ayant parfois complètement interrompu les livraisons d'aide humanitaire.

Une précédente flottille avait été interceptée en avril dans les eaux internationales au large de la Grèce et la plupart des militants expulsés vers l'Europe. Deux d'entre eux ont été amenés en Israël, détenus pendant plusieurs jours puis expulsés.

 


Négociations Etats-Unis-Iran: nouvelle visite d'un ministre pakistanais à Téhéran

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  • Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine
  • "Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran"

TEHERAN: Le ministre de l'Intérieur du Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran, s'est rendu à Téhéran pour la deuxième fois en moins d'une semaine, a rapporté mercredi l'agence officielle Irna, en pleine impasse dans les négociations de paix.

"Mohsen Naqvi est venu à Téhéran pour rencontrer des responsables de la République islamique d'Iran", a précisé l'agence, citant "des sources diplomatiques à Islamabad".

 

 


L'armée iranienne prévient qu'elle «ouvrira de nouveaux fronts» en cas de nouvelle attaque américaine

Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l'Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des "négociations sérieuses" avaient lieu. (AFP)
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  • Téhéran continue de contrôler le détroit d'Ormuz, stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que l'armée américaine poursuit le blocus des ports iraniens
  • La quasi-paralysie du détroit a secoué l'économie mondiale, faisant flamber les cours du pétrole

TEHERAN: L'armée iranienne a averti mardi dans un communiqué qu'elle "ouvrira de nouveaux fronts" si les Etats-Unis reprennent leurs attaques contre l'Iran, interrompues depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 8 avril.

"Si l'ennemi commet la bêtise de tomber à nouveau dans le piège des sionistes et de commettre une nouvelle agression contre notre Iran bien-aimé, nous ouvrirons de nouveaux fronts contre lui", a déclaré le porte-parole de l'armée Mohammad Akraminia, cité par l'agence de presse iranienne Isna.

Lundi, le président américain Donald Trump avait annoncé avoir annulé au dernier moment une nouvelle attaque contre l'Iran qui aurait dû avoir lieu mardi selon lui, tout en assurant qu'il existait de "très bonnes chances" de parvenir à un accord avec Téhéran.

Il n'avait jamais parlé de ce projet d'attaque avant ce lundi et un message sur sa plateforme Truth Social dans lequel il a expliqué avoir renoncé à une nouvelle offensive à la demande des dirigeants du Qatar, d'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis, qui, selon lui, jugent possible la conclusion d'un accord.

Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes, des tractations sont en cours pour tenter de trouver un accord mais les positions des deux parties restent très éloignées, notamment sur le volet nucléaire.

Une seule session de discussions entre représentants américains et iraniens a eu lieu, le 11 avril à Islamabad, se soldant par un échec.

Lundi matin, la diplomatie iranienne avait déclaré avoir répondu à une nouvelle proposition des Etats-Unis visant à sortir de l'impasse diplomatique et à mettre fin durablement à la guerre au Moyen-Orient.

Elle a réitéré ses exigences, réclamant en particulier le déblocage des avoirs iraniens gelés à l'étranger et la levée des sanctions internationales asphyxiant son économie.

Lundi, M. Trump avait estimé devant la presse qu'il avait "de très bonnes chances" de s'entendre avec l'Iran, disant observer une évolution "très positive" des tractations avec Téhéran, mais sans fournir aucun détail sur leur contenu.

Il avait toutefois assuré que les Etats-Unis se tenaient prêts à lancer une "attaque totale et à grande échelle contre l'Iran à tout moment, si un accord acceptable n'était pas trouvé" avec Téhéran.

Le chef du commandement des forces armées iraniennes, Ali Abdollahi, avait répondu en mettant en garde "les Etats-Unis et leurs alliés" contre toute nouvelle "erreur stratégique et de calcul".

L'accord en question doit assurer que l'Iran ne se dote pas de l'arme nucléaire, a écrit Donald Trump sur son réseau.

Des médias iraniens avaient déjà dénoncé les "conditions excessives" imposées par les Etats-Unis dans leur dernière offre.

Selon l'agence Fars, Washington exige que l'Iran ne maintienne qu'un seul site nucléaire en activité et transfère son stock d'uranium hautement enrichi aux Etats-Unis.

Washington a également refusé de débloquer "ne serait-ce que 25%" des avoirs ou de verser des compensations pour les dommages subis par l'Iran pendant la guerre, selon la même source.