Thaïlande: manifestation à l'occasion de l'anniversaire du coup d'Etat de 2006

Des manifestants anti-gouvernementaux brandissent le salut à trois doigts du Monument de la démocratie lors d'une manifestation pour marquer le 15e anniversaire de la prise de contrôle militaire de 2006 à Bangkok le 19 septembre 2021, alors qu'ils demandent la démission de l'administration actuelle pour sa gestion des la crise du coronavirus Covid-19. (Photo, AFP)
Des manifestants anti-gouvernementaux brandissent le salut à trois doigts du Monument de la démocratie lors d'une manifestation pour marquer le 15e anniversaire de la prise de contrôle militaire de 2006 à Bangkok le 19 septembre 2021, alors qu'ils demandent la démission de l'administration actuelle pour sa gestion des la crise du coronavirus Covid-19. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 19 septembre 2021

Thaïlande: manifestation à l'occasion de l'anniversaire du coup d'Etat de 2006

  • M. Thaksin avait été porté au pouvoir principalement par les «chemises rouges»
  • La Thaïlande a connu une douzaine de coups d'Etat militaires depuis la fin de la monarchie absolue en 1932

BANGKOK: Des centaines de personnes sont descendues dans les rues de Bangkok dimanche, à l'occasion du 15e anniversaire du coup d'Etat qui avait chassé du pouvoir le Premier ministre Thaksin Shinawatra.


L'ex-Premier ministre milliardaire, qui vit en exil, reste populaire dans le pays, 15 ans après avoir été chassé par les militaires le 19 septembre 2006.


"Quinze ans ont passé, nous sommes toujours ici pour nous battre", a crié Nattawut Saikuar, homme politique longtemps proche de Thaksin, aux supporters brandissant des drapeaux et des pancartes appelant à "Mettre Prayut dehors".


L'actuel Premier ministre, Prayut Chan-O-Cha, est un ancien chef de l'armée qui a pris le pouvoir lors d'un coup d'Etat en 2014.


"Peu importe combien il y aura de coups d'Etat, ils ne peuvent pas nous arrêter. Aussi forts que soient leurs tanks, ils ne peuvent arrêter les coeurs combatifs du peuple", a lancé M. Nattawut.


La Thaïlande a connu une douzaine de coups d'Etat militaires depuis la fin de la monarchie absolue en 1932. La plupart était nécessaires, affirmaient les militaires, pour protéger la monarchie, qui reste sacrée en ThaÏlande. 


M. Thaksin avait été porté au pouvoir principalement par les "chemises rouges", affirmant défendre la classe ouvrière et paysanne, qui a bénéficié de l'instauration de nouvelles mesures telles qu'un système de santé universel.


Il était en revanche haï et traité de populiste par les élites de Bangkok et par les militaires, et avait été accusé à de nombreuses reprises de corruption.


Son influence avait continué après son départ du pouvoir, la nouvelle Première ministre n'étant autre que sa soeur Yingluck, qui est restée au pouvoir jusqu'au coup d'Etat de 2014.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com