Hong Kong élit un nouveau comité électoral «réservé aux patriotes»

«Il s'agit d'une élection importante bien que le nombre de personnes pouvant y participer ne soit pas élevé», a déclaré à la presse l'actuelle dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam. (Photo, AFP)
«Il s'agit d'une élection importante bien que le nombre de personnes pouvant y participer ne soit pas élevé», a déclaré à la presse l'actuelle dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 19 septembre 2021

Hong Kong élit un nouveau comité électoral «réservé aux patriotes»

  • Quelque 4 800 Hongkongais sont autorisés à voter pour choisir le comité électoral, soit l'équivalent de 0,06 % des 7,5 millions d'habitants de la ville
  • La grande majorité des 1 500 sièges concernés par le scrutin de dimanche seront installés d'office ou choisis par des groupes d'intérêts spéciaux

HONG KONG: L'élite politique de Hong Kong désigne dimanche un puissant comité qui choisira le prochain dirigeant de la ville et près de la moitié du corps législatif, dans le cadre d'un nouveau système "réservé aux patriotes" imposé par Pékin.

"Il s'agit d'une élection importante bien que le nombre de personnes pouvant y participer ne soit pas élevé", a déclaré à la presse l'actuelle dirigeante de Hong Kong, Carrie Lam, ajoutant que le nouveau système garantirait que les "fauteurs de troubles anti-chinois" ne pourraient plus "faire obstruction" au gouvernement.

Quelque 4 800 Hongkongais sont autorisés à voter pour choisir le comité électoral, soit l'équivalent de 0,06 % des 7,5 millions d'habitants de la ville, et moins que les 6 000 policiers déployés pour veiller à ce qu'il n'y ait pas de manifestation ni de perturbation pendant le vote.

A la fermeture des bureaux de vote dimanche, le taux de participation parmi les personnes autorisées à voter était de 86%, selon les autorités.

En 2016, avant la réforme, environ 233 000 Hongkongais avaient pu voter.

La grande majorité des 1 500 sièges concernés par le scrutin de dimanche seront installés d'office ou choisis par des groupes d'intérêts spéciaux, et seulement 364 sièges sont réellement à pourvoir au moyen du vote.

Il s'agit du premier scrutin dans le cadre d'un nouveau système où toutes les personnes qui se présentent à un poste public doivent faire l'objet d'une vérification de leur loyauté politique et d'une habilitation à ne pas constituer une menace pour la sécurité nationale.

En décembre, ce comité désignera 40 des 90 sièges au sein du Conseil législatif de la ville - 30 seront choisis par des groupes d'intérêts spéciaux et seulement 20 seront directement élus.

L'année suivante, il choisira le prochain dirigeant de Hong Kong, approuvé par la Chine.

Pékin insiste sur le fait que le nouveau système politique est plus représentatif et qu'il permettra d'éviter que des éléments "anti-chinois" n'accèdent au pouvoir.

«Marionnettes» de Pékin

Ses détracteurs affirment qu'il ne laisse aucune place à l'opposition pro-démocratique, et qu'il fait de Hong Kong un miroir de la Chine continentale autoritaire dirigée par le Parti communiste.

"Les Hongkongais sont complètement coupés des opérations électorales", a déclaré Nathan Law, un éminent dirigeant démocrate qui a fui en Grande-Bretagne l'année dernière. 

"Tous les candidats aux élections deviendront des marionnettes de spectacle sous le contrôle total de Pékin, sans aucune compétition significative", a-t-il ajouté. 

Ted Hui, un ancien législateur qui s'est installé en Australie, a estime que le système politique de Hong Kong était désormais "un jeu d'estampillage complètement contrôlé par Pékin". 

"C'est plus qu'une démocratie gérée. C'est une autocratie qui essaie de faire semblant d'être civilisée", a-t-il commenté.

La Chine avait promis que Hong Kong conserverait ses principales libertés et son autonomie pendant 50 ans après sa rétrocession par le Royaume-Uni en 1997.

Mais Pékin a commencé à resserrer son emprise sur la ville à la suite des manifestations de 2019.  

Les dirigeants chinois ont également été piqués au vif par la victoire écrasante des candidats pro-démocratie la même année aux élections des conseils de district - les seuls postes de la fonction publique à Hong Kong entièrement sélectionnés au suffrage universel. 

Outre le nouveau système politique, la Chine a également imposé une vaste loi sur la sécurité nationale qui a criminalisé une grande partie de la dissidence.  

De nombreuses personnalités de l'opposition ont été emprisonnées, des dizaines de groupes pro-démocratie, dont le journal le plus populaire de la ville, ont été fermés et des dizaines de milliers de Hongkongais sont partis à l'étranger. D'autres ont été disqualifiés en raison de leurs opinions politiques.

Dernier recul en date : la Confédération des Syndicats, la plus importante organisation syndicale pro-démocratie du territoire avec 140 000 membres, a annoncé dimanche sa dissolution pour le mois prochain.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.