L'Arabie saoudite critique violemment les pressions de l'Iran pour la bombe nucléaire

Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane Al-Saoud, s’exprime lors de la quatrième édition de la conférence Future Investment Initiative (FII) à l’hôtel Ritz-Carlton, dans la capitale Riyad, le 27 janvier 2021. (Photo, AFP)
Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane Al-Saoud, s’exprime lors de la quatrième édition de la conférence Future Investment Initiative (FII) à l’hôtel Ritz-Carlton, dans la capitale Riyad, le 27 janvier 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 21 septembre 2021

L'Arabie saoudite critique violemment les pressions de l'Iran pour la bombe nucléaire

  • L'Arabie saoudite a condamné le refus de Téhéran de coopérer avec l'organisme de surveillance de l'ONU qui contrôle son programme nucléaire
  • Le ministre a déclaré que la région devait être exempte d'armes de destruction massive

DUBAÏ: L'Arabie saoudite a condamné lundi la volonté de l'Iran d'obtenir une bombe nucléaire et le refus de Téhéran de coopérer avec l'organisme de surveillance de l'ONU qui contrôle son programme nucléaire.

Le ministre saoudien de l'Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, a également demandé que soit examinée la menace nucléaire d'Israël et que le Moyen-Orient soit exempt d'armes nucléaires.

Le prince Abdel Aziz a déclaré lors de la conférence générale annuelle de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne: «Le Royaume fait part de son inquiétude concernant le non-respect par l'Iran de ses engagements envers l'accord de garanties et son manque de transparence avec l'Agence, ce qui constitue une menace pour l'écosystème de non-prolifération.»

«Le Royaume soutient également tous les efforts internationaux visant à empêcher l'Iran de posséder des armes nucléaires et à développer le système de non-prolifération dans la région et dans le monde.»

La semaine dernière, l'Iran a autorisé les inspecteurs de l’AIEA à installer des cartes mémoire dans les caméras qu’utilise l’organisme pour surveiller ses installations nucléaires, après une visite à Téhéran du secrétaire général de l'AIEA, Rafael Grossi.

L'accord a permis la poursuite du processus d'inspection, qui est vital pour tout accord potentiel entre l'Iran et les puissances mondiales, et a évité un blâme embarrassant pour Téhéran lors de la réunion de l'AIEA cette semaine. Les critiques affirment cependant que ce n'est qu'une autre étape dans le jeu du «chat et de la souris» que Téhéran joue avec la communauté internationale dans sa recherche de la bombe nucléaire.

Le prince Abdel Aziz a également abordé la question d'Israël, le seul pays du Moyen-Orient connu pour avoir une capacité nucléaire militaire, bien qu'il ne l'ait jamais officiellement admis.

«Le Royaume réaffirme également l'importance de lutter contre la prolifération nucléaire au Moyen-Orient, ce qui exige de faire face à la menace nucléaire d'Israël, qui menace non seulement la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient mais aussi celles du monde entier», a-t-il déclaré.

«À cet égard, nous réaffirmons l'importance de l'application intégrale de la décision de 1995, en créant une zone exempte d'armes nucléaires au Moyen-Orient.»

«Le Royaume est attaché à sa politique nationale, qui garantit les normes les plus élevées de transparence et de fiabilité, et les plus hauts niveaux de sécurité. Le Royaume travaille, à cet égard, au développement des utilisations pacifiques de la technologie nucléaire dans divers domaines, y compris son projet national d'énergie nucléaire.»

La délégation saoudienne doit s'entretenir avec plusieurs autres pays lors de la réunion de Vienne, notamment avec la délégation américaine dirigée par la secrétaire à l'Énergie, Jennifer Granholm.

Le prince Abdel Aziz a également annoncé que l'Arabie saoudite avait apporté une contribution de dix millions de dollars à la construction d'un centre de sécurité nucléaire dans la ville autrichienne de Seibersdorf.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Hezbollah dénonce «l'agression israélienne persistante» au Liban malgré la trêve

Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
Des personnes en deuil portent les cercueils lors des funérailles de quatre combattants du Hezbollah et de deux civils dans le village de Maaroub, au sud du Liban, le 26 avril 2026. (AFP)
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  • "Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste
  • "Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté

BEYROUTH: Le chef du Hezbollah pro-iranien Naïm Qassem a condamné lundi les opérations israéliennes persistantes au Liban malgré la trêve, et réitéré son refus de négociations directes entre Israël et son pays.

Malgré la trêve entrée en vigueur le 17 avril et prolongée à l'issue de deux sessions de pourparlers entre le Liban et Israël à Washington, l'armée israélienne continue de mener des frappes meurtrières, surtout dans le sud du Liban, où elle démolit des bâtiments et interdit aux habitants de dizaines de localités de revenir.

"Il n'y a pas de cessez-le-feu au Liban, mais une agression israélo-américaine continuelle", a déclaré Naïm Qassem dans un discours écrit, diffusé par la chaîne al-Manar affiliée au groupe islamiste.

"Le Liban est l'agressé, et c'est lui qui a besoin de garanties pour sa sécurité et sa souveraineté" de la part d'Israël, a-t-il ajouté.

Critiquant une diplomatie qui place le Liban "sous tutelle", il a plaidé pour "une diplomatie qui mène" à la cessation des hostilités et pour "des négociations indirectes" avec Israël.

"Les négociations directes sont une concession gratuite, sans résultat", a-t-il dit, vantant le comportement "légendaire" du Hezbollah au combat. "Ne trahissez donc pas la résistance", a-t-il ajouté, à l'adresse du pouvoir libanais, en défendant "l'unité nationale".

Entre le président libanais Joseph Aoun, décidé à mener des négociations directes avec Israël, et le Hezbollah pro-iranien qui s'y oppose, le fossé se creuse, et les divisions dans le pays s'accentuent.

L'ambassade américaine à Beyrouth a appelé jeudi à une rencontre entre le président libanais et le Premier ministre israélien, qui serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante".

Lundi, l'armée israélienne a mené une série de frappes après un nouvel avis d'évacuation adressé aux habitants de quatre localités dans le sud du Liban.

Selon les termes de l'accord de trêve publié par Washington, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense" contre le Hezbollah, qui s'oppose à cette clause et continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes malgré la trêve.

Les frappes israéliennes ont fait plus de 2.600 morts et déplacé plus d'un million de personnes depuis que le Hezbollah a relancé les hostilités le 2 mars, en soutien à son allié iranien, ciblé par une offensive israélo-américaine.


Un tanker touché par «des projectiles inconnus» au large des Emirats 

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  • "Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé
  • L'agence n'a pas précisé la provenance du navire

DUBAI: Un tanker a été touché par des "projectiles inconnus" dans le détroit d'Ormuz au large des Emirats arabes unis, sans faire de victime, a indiqué l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO lundi.

"L'UKMTO a reçu des informations faisant état d'un incident survenu à 78 milles nautiques (145 km, ndlr) au nord de Fujaïrah, aux Émirats arabes unis", a annoncé l'agence sur X précisant que l'incident avait été signalé dimanche vers 19H40 GMT.

"Un tanker a signalé avoir été touché par des projectiles non identifiés", indique l'agence ajoutant que tous les membres d'équipage sont sains et saufs et qu'aucun impact environnemental n'a été signalé.

L'agence n'a pas précisé la provenance du navire.

Le détroit d'Ormuz, par lequel transite en temps de paix un cinquième du pétrole et du gaz naturel mondiaux, est en grande partie bloqué depuis le début des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

Le président américain Donald Trump a annoncé dimanche que la marine américaine allait commencer lundi à escorter des navires bloqués de pays tiers à travers le détroit d'Ormuz dans le cadre du Project Freedom ("Projet Liberté"), qui a été dénoncé par les autorités iraniennes.

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.