Le directeur technologique de Facebook va être remplacé par le spécialiste du «metaverse»

Le nouveau directeur, Andrew Bosworth, surnommé "Boz", est aussi responsable de la marque Oculus et ses casques immersifs de réalité virtuelle, principalement utilisés à des fin de divertissement... pour l'instant. (Photo, AFP)
Le nouveau directeur, Andrew Bosworth, surnommé "Boz", est aussi responsable de la marque Oculus et ses casques immersifs de réalité virtuelle, principalement utilisés à des fin de divertissement... pour l'instant. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 septembre 2021

Le directeur technologique de Facebook va être remplacé par le spécialiste du «metaverse»

  • Le «metaverse» ou «méta-univers» où réel et virtuel se fondent jusqu'à se confondre, est une vision de science-fiction déjà présente dans des jeux vidéo
  • Mike Schroepfer a notamment supervisé la montée en puissance des systèmes d'intelligence artificielle, dont les logiciels auto-apprenants

SAN FRANCISCO : Mike Schroepfer, le directeur technologique de Facebook, a annoncé mercredi qu'il démissionnerait de son poste en 2022 et serait alors remplacé par Andrew Bosworth, qui dirige actuellement le laboratoire de réalité augmentée, où l'on explore le "metaverse", l'univers parallèle qui fait rêver les géants du numérique.


"C'est une décision difficile parce que j'adore Facebook et je suis très enthousiaste à l'idée du futur que nous construisons ensemble", a indiqué Mike Schroepfer sur son profil.


Il occupe ce poste depuis 2013 et a notamment supervisé la montée en puissance des systèmes d'intelligence artificielle au sein du groupe californien.


Les logiciels auto-apprenants sont essentiels au modèle économique de l'entreprise, fondé sur le ciblage publicitaire très fin et à très grande échelle, mais aussi pour répondre au défi de la modération des contenus, source de scandales majeurs depuis plusieurs années.


En mai dernier, Mike Schroepfer a ainsi présenté un algorithme déployé en 2020, pour détecter les contenus problématiques (violents, haineux, etc) en croisant différents signaux (texte, image) et ainsi avoir "une vision d'ensemble", au lieu d'interpréter trop littéralement un mot pris sans son contexte.


Le géant des réseaux sociaux est accusé par les politiques et la société civile, soit de ne pas lutter suffisamment contre la désinformation, soit de trop "censurer" certaines opinions, notamment chez les conservateurs, pourtant très actifs sur la plateforme.


Andrew Bosworth, surnommé "Boz", incarne au sein de l'entreprise les technologies futuristes, encore balbutiantes. A la tête du "Facebook Reality Labs" (FRL), il chapeaute la réalité augmentée, qui permet de surimposer des informations sur son environnement réel via un écran ou des lunettes.


Il est aussi responsable de la marque Oculus et ses casques immersifs de réalité virtuelle, principalement utilisés à des fin de divertissement... pour l'instant.


Fin juillet, Mark Zuckerberg, le patron du groupe, a aussi donné à "Boz" la direction d'une équipe dédiée au "metaverse", c'est-à-dire un "méta-univers" où réel et virtuel se fondent jusqu'à se confondre, une vision de science-fiction déjà présente dans des jeux vidéo.


Le fondateur de la plateforme aux près de 3 milliards d'utilisateurs mensuels espère devenir une "entreprise du metaverse d'ici 5 ans environ", d'après un entretien au site The Verge.


Mike Schroepfer a indiqué qu'il resterait chez Facebook en tant que conseiller et pourrait ainsi consacrer plus de temps à sa famille et à la philanthropie.


Le Brent franchit 85$, le ministre saoudien du Pétrole maintient sa stratégie

Tel a été le succès de l'OPEP+, d'autres marchés de matières premières devraient adopter des dispositions similaires (Getty Images)
Tel a été le succès de l'OPEP+, d'autres marchés de matières premières devraient adopter des dispositions similaires (Getty Images)
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  • le ministre saoudien de l'Energie a déclaré que l'OPEP+ comptait produire 400 000 barils supplémentaires par jour
  • Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que le baril de pétrole pourrait atteindre 100 dollars en raison de la hausse de la demande

RIYAD : Le Brent a franchi la barre des 85 dollars par baril et le West Texas Intermediate (WTI) a poursuivi sa progression hebdomadaire pour la huitième fois consécutive. Le ministre saoudien du Pétrole, Abdelaziz ben Salmane Al Saoud, a assuré que l'OPEP+ allait maintenir sa stratégie consistant à accroître la production de pétrole à un rythme régulier dans les mois à venir.

Le Brent a progressé de 1 % pour passer à 84,82 dollars le baril à 15 h 33, heure de Riyad, enregistrant ainsi une hausse hebdomadaire à hauteur de 3 %. Le baril avait auparavant frôlé les 85,10 dollars, son plus haut niveau depuis 3 ans. Le West Texas Intermediate (WTI) a lui aussi enregistré une hausse de 1 %, avec 82,12 dollars, soit une augmentation de 3,5 % par rapport à la semaine précédente.

Lors de la Semaine russe de l’énergie (Russian Energy Week), et plus précisément jeudi dernier, le ministre saoudien de l'Energie a déclaré aux délégués que l'OPEP+ (l'alliance dirigée par l'Arabie saoudite et la Russie, qui regroupe l'Opep et les pays producteurs de pétrole non-membres de cette organisation) comptait produire 400 000 barils supplémentaires par jour (bpj) en novembre et au cours des mois suivants.

L'OPEP estime que le marché retrouvera son équilibre vers la fin de l'année et qu'il enregistrera un excédent en 2022, en dépit des difficultés auxquelles il est confronté aujourd'hui.

Les résultats obtenus par l'approche de l’OPEP+ se manifestent par l'augmentation régulière du prix du pétrole observée cette année, alors que d'autres marchés ont subi de fortes fluctuations des prix, selon le ministre.

« Nous constatons aujourd'hui une augmentation différentielle (des prix) à hauteur de 29 % sur le marché du pétrole. En revanche, les prix du gaz (naturel) ont augmenté de 500 %, ceux du charbon de 300 %, ceux des NGL (liquides de gaz naturel) de 200 %... », explique-t-il. En tant que « régulateur du marché pétrolier », l'OPEP+ a accompli un travail « remarquable ».

 

Les résultats obtenus par l'OPEP+ sont si impressionnants qu’ils doivent inciter d'autres marchés de produits de base à adopter les mêmes mesures, a-t-il ajouté.

« Les marchés du gaz, du charbon et d'autres sources d'énergie doivent être soumis à une règlementation, et les responsables doivent imiter le travail de l'OPEP et les réalisations de l'OPEP+ », ajoute le ministre saoudien.

Par ailleurs, le vice-premier ministre russe Alexandre Novak a fait savoir jeudi que l'Arabie saoudite a suggéré à la Russie de considérer une éventuelle coopération sur le marché du gaz naturel, selon l'agence de presse russe Tass.

Dans ce contexte, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a publié jeudi des prévisions de demande à la hausse, prévoyant que la pénurie d'énergie stimulera la demande de pétrole brut à raison de 500 000 barils par jour.

Cela engendrerait un déficit de quelque 700 000 bpj jusqu'à la fin de l'année, en attendant que l'OPEP+ accroisse sa production en janvier, comme prévu.

La courbe des contrats à terme du Brent fait apparaître une « prime de rareté » qui a atteint cette semaine son niveau le plus élevé depuis 2013. Cette situation montre que le marché qui soutient la reprise du secteur pétrolier est extrêmement tendu, dans un contexte de pénurie d'énergie accrue alors que les économies se remettent de la pandémie de Covid-19.

Vendredi dernier, une hausse de 8,13 dollars par baril a été enregistrée entre le contrat immédiat sur le Brent et celui fixé pour le mois de décembre 2022. Cette hausse a atteint 8,30 dollars lundi. Selon les données de la plate-forme d'analyse financière Refinitiv Eikon, la valeur enregistrée lundi est la plus élevée depuis 2013.

Lors de la Semaine russe de l'énergie, M. Poutine a également affirmé qu'il était « fort probable » que les prix du pétrole dépassent les 100 dollars, compte tenu de la hausse de la demande pour l'énergie.

Dans un entretien accordé lors du forum, il a par ailleurs nié que la Russie utilise le gaz comme une arme géopolitique. Il a en revanche affirmé que son pays était prêt à aider l'Europe en lui fournissant davantage de ressources énergétiques.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Nissan sommé de payer 354 millions de dollars à Al-Dahana pour rupture d'accord

Al-Dahana a été fondée par des associés de l'ancien président de Nissan Carlos Ghosn en 2018. (Getty Images)
Al-Dahana a été fondée par des associés de l'ancien président de Nissan Carlos Ghosn en 2018. (Getty Images)
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  • L'affaire a été portée en justice par Al-Dahana contre Nissan et Nissan Middle East en 2019 pour rupture présumée de contrat
  • Le tribunal de Dubaï a émis une ordonnance de saisie conservatoire sur les biens et effets mobiliers, ainsi que les comptes bancaires des deux sociétés, selon le communiqué

RIYAD: Nissan Motor Co. Ltd. et Nissan Middle East ont été sommées de payer plus de 1,3 milliard de dirhams (environ 305 millions de dollars), intérêts compris, à Al-Dahana FZCO, à la suite de la plainte déposée par cette dernière en 2019, a affirmé Al-Dahana dans un communiqué.

L'affaire visait à obtenir réparation pour les dommages subis en raison d'une rupture de contrat présumée avoir été commise par le constructeur automobile japonais Nissan, sa filiale Nissan Middle East, et deux directeurs désignés, à la suite de l'arrestation à Tokyo de l'ancien président de Nissan Carlos Ghosn.

Le tribunal de Dubaï a émis une ordonnance de saisie conservatoire sur les biens et effets mobiliers, ainsi que les comptes bancaires des deux sociétés, selon le communiqué.

Al-Dahana a été fondée en 2008 pour aider à promouvoir les ventes de véhicules Nissan dans la région du Golfe. Elle est détenue conjointement par le milliardaire saoudien Khaled Juffali et Nasser Watar, un homme d'affaires libanais, a rapporté Bloomberg.

Le constructeur automobile japonais Nissan a déclaré à Bloomberg que le partenariat avait pris fin en 2019 après s'être pleinement conformé à ses obligations contractuelles, et que des procédures judiciaires étaient en cours dans l'Émirat.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'agence de notation Moody's dégrade la Tunisie d'un cran

Cette dégradation «reflète l'affaiblissement de la gouvernance» dans le pays, affirme Moody's. (Photo, AFP)
Cette dégradation «reflète l'affaiblissement de la gouvernance» dans le pays, affirme Moody's. (Photo, AFP)
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  • La note de la Tunisie est ainsi passée de B3 à Caa1, signifiant que la confiance accordée aux finances tunisiennes, sur une échelle de AAA à C, diminue
  • La note demeure assortie d'une perspective négative à moyen terme, ce qui signifie que la note risque de nouveau d'être abaissée

PARIS: L'agence de notation Moody's a dégradé d'un cran la note souveraine de la Tunisie, évoquant de fortes incertitudes dans ce pays qui traverse une lourde crise économique en raison de la Covid-19, sur fond d'instabilité politique. 

La note de la Tunisie est ainsi passée de B3 à Caa1, signifiant que la confiance accordée aux finances tunisiennes, sur une échelle de AAA à C, diminue, et que le risque que la Tunisie ne rembourse pas certaines de ses dettes est élevé.

La note demeure assortie d'une perspective négative à moyen terme, ce qui signifie que la note risque de nouveau d'être abaissée, a dévoilé l'agence de notation dans un communiqué publié jeudi.

Cette dégradation "reflète l'affaiblissement de la gouvernance" dans le pays, affirme Moody's, ainsi que les incertitudes sur la capacité du gouvernement à accéder aux larges financements dont il aura besoin au cours des prochaines années.

La Tunisie a été touchée par une crise politique d'ampleur, voyant le président Saied limoger le gouvernement fin juillet et suspendre le Parlement avant de s'arroger les pleins pouvoirs. Un nouveau gouvernement, aux prérogatives réduites, a été annoncé lundi.

La formation de ce nouveau gouvernement "ouvre la voie à de nouvelles négociations avec les prêteurs officiels et bilatéraux" indique Moody's, mais "il sera difficile de parvenir à un consensus sur les réformes de longue date, notamment la masse salariale du secteur public, la réforme des subventions énergétiques et la réforme des entreprises publiques".

Or, "ces réformes sont essentielles pour rééquilibrer les comptes budgétaires et assurer la viabilité de la dette à l'avenir dans un contexte de perspectives de croissance modérée", précise Moody's.

La crise économique tunisienne, caractérisée par une croissance en berne depuis 10 ans, 0,6% par an en moyenne, et une forte inflation de 6% par an, a été aggravée par la pandémie qui a mis le pays à l'arrêt et l'a privé de cruciales recettes touristiques. 

Le PIB a ainsi plongé de 8,8% en 2020, une chute qui devrait être à peine compensée de moitié en 2021: +4% de croissance prévue par la Banque mondiale.

"Si d'importants financements ne sont pas sécurisés (...) il existe un risque de défaut de paiement" du pays, détaille par ailleurs Moody's qui précise que ses réserves de change lui permettent à court terme de voir venir les échéances de remboursement sur sa dette extérieure.

Pour sortir de l'ornière, à côté des aides reçues notamment de l'Union européenne, Tunis s'est tournée pour la quatrième fois en 10 ans vers le Fonds monétaire international (FMI), dont elle espère obtenir dès 2021 un prêt de 3,3 milliards d'euros.