Présidentielle: après les écolos, débats Mélenchon/Zemmour et Darmanin/Pécresse

Eric Zemmour (Centre) arrive avec Sarah Knafo (2e à droite) et son conseiller presse et communication Olivier Ubeda (à droite), pour le lancement promotionnel de son nouveau livre "La France n'a pas dit son dernier mot" à Nice, dans le sud-est de la France, le 18 septembre 2021. (Photo, AFP)
Eric Zemmour (Centre) arrive avec Sarah Knafo (2e à droite) et son conseiller presse et communication Olivier Ubeda (à droite), pour le lancement promotionnel de son nouveau livre "La France n'a pas dit son dernier mot" à Nice, dans le sud-est de la France, le 18 septembre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 23 septembre 2021

Présidentielle: après les écolos, débats Mélenchon/Zemmour et Darmanin/Pécresse

  • Le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, de nouveau candidat à l'Elysée en 2022, souhaite occuper le terrain à gauche, où la socialiste Anne Hidalgo a lancé sa campagne
  • Le polémiste Eric Zemmour, qui ne cache plus ses ambitions présidentielles, entend lui rester présent dans le débat public, même s'il n'est toujours pas candidat

PARIS: La saison des débats continue jeudi soir en vue de la présidentielle avec d'un côté le choc entre les deux tribuns de gauche radicale Jean-Luc Mélenchon et d'extrême droite identitaire Eric Zemmour, et de l'autre le face-à-face entre le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et la candidate de droite Valérie Pécresse.

Au lendemain du duel entre les deux finalistes de la primaire écologiste Yannick Jadot et Sandrine Rousseau, le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, de nouveau candidat à l'Elysée en 2022, souhaite occuper le terrain à gauche, où la socialiste Anne Hidalgo a lancé sa campagne.

Le polémiste Eric Zemmour, qui ne cache plus ses ambitions présidentielles, entend lui rester présent dans le débat public, même s'il n'est toujours pas candidat. Privé d'émission quotidienne sur CNews après la décision du CSA de décompter son temps de parole, il se dit "candidat au débat" en même temps qu'aux plateaux télévisés pour "imposer" ses thèmes de prédilection que sont l'immigration et l'islam.

M. Mélenchon a dit lundi vivre "comme un combat" ce face-à-face prévu à 20H45 sur BFMTV avec Eric Zemmour, qui a été condamné à deux reprises pour provocation à la haine raciale et représente à ses yeux un "lepénisme concentré".

L'insoumis entend aussi amener le polémiste sur les thèmes sociaux. Il dénonce son soutien à la théorie complotiste du "grand remplacement" (de la population européenne par une population immigrée qui l'organise, ndlr) qui serait aux yeux d'Eric Zemmour, un ferment de "guerre civile".

Mais son choix d'en découdre avec le polémiste est contesté sur les réseaux sociaux par certains militants de gauche, de même que Yannick Jadot, pour qui cette joute offre une publicité à M. Zemmour.

"Chacun a son calendrier", a commenté jeudi Marine Le Pen en marge d'un déplacement à Hayange (Moselle), en défendant son "agenda" qui est d'aller "sur le terrain" pour proposer aux Français "des solutions" comme "la priorité nationale au logement", "sans critère d'origine, de nationalité, de religion".

"Je ne suis pas à la recherche de la lumière médiatique", a-t-elle ajouté en disant s'inscrire "dans la persévérance" et dans "la modestie qui consiste à aller sur les marchés".

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire ne pense pas regarder le débat, craignant "un pugilat". "Face aux défis auxquels nous sommes confrontés, le climat, la dette, la relance de l'économie, l'indépendance technologique, la politique a besoin de sérénité, pas d'affrontement", a-t-il plaidé sur FranceInfo.

MM. Mélenchon et Zemmour, qui s'étaient déjà toisés sur RTL en 2014, risquent d'éclipser le débat sur France 2 le même soir, entre la candidate à la primaire de la droite Valérie Pécresse et le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, tous deux issus des rangs des Républicains, qui tenteront de se démarquer sur les questions régaliennes.

Dans le camp Pécresse, on attend de pied ferme cette émission "Elysée 2022" sur France 2, avancée à 20H35, pour "montrer ce qui différencie la droite et Macron", qui courtise cet électorat.

Selon France Télévisions, confirmant à l'AFP une information du Canard enchaîné, à la place de Valérie Pécresse était au départ prévu... Jean-Luc Mélenchon.


Nouveau départ de feu dans le Var: plus de 600 évacuations, 100 hectares parcourus

Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook. (AFP)
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  • Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var
  • 250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires

MARSEILLE: Plusieurs centaines de personnes ont dû être évacuées mercredi soir après le départ d'un nouveau feu dans le Var, au sud-est de Brignoles, a annoncé le maire de la commune, Didier Brémond sur sa page Facebook.

"600 à 700 personnes" ont été évacuées, indique le maire, faisant état de 100 hectares de végétation parcourus depuis le déclenchement de ce nouveau feu, moins de 24 heures après l'annonce de la fixation de l'incendie du Gros Besillon, à une vingtaine de km plus au nord, qui a parcouru 4.500 hectares en huit jours.

Le feu s'est déclaré aux environs de 17H00 en périphérie de Brignoles, commune de 17.000 habitants, entrainant l'évacuation de plusieurs quartiers, selon la préfecture du Var. Parmi les personnes évacuées, 120 sont accueillies au Hall des expositions de Brignoles, a précisé M. Brémond.

250 pompiers, assistés de trois Canadair, deux Dash et sept hélicoptères ont été mobilisés, alors que le département du Var faisait face mercredi à des températures caniculaires.

 

 


Incendie dans le sud-ouest: le feu «toujours stabilisé», le risque de reprises persiste

L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes. (AFP)
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  • La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer
  • Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange

BORDEAUX: L'incendie d'une rare intensité qui a consumé 42.000 hectares en Gironde, dans le sud-ouest de la France, depuis le 22 juillet est "toujours stabilisé" mercredi matin, selon la préfecture, mais les fortes chaleurs et le vent attendus dans la journée menacent d'alimenter de nouvelles reprises des flammes.

"La nuit a été calme, le feu est ce matin toujours stabilisé avec plusieurs reprises de feu traitées rapidement cette nuit", a annoncé la préfecture de Gironde, une semaine après le début du plus gros incendie de forêt à ravager la France depuis 1949, où environ 50.000 hectares avaient été calcinés.

"La surface brûlée n'a pas évolué", a précisé la préfecture, mais les conditions météorologiques restent "défavorables" mercredi, avec des températures attendues en hausse : jusqu'à 41°C dans les terres et 38°C sur le littoral.

La Gironde et le département voisin des Landes sont placés en vigilance orange canicule à partir de midi, de quoi assécher encore une végétation prompte à s'enflammer.

Le dispositif d'avertissement français comprend quatre niveaux, de vert (pas de vigilance particulière) à rouge (vigilance absolue) en passant par jaune et orange.

Outre la chaleur, le vent risque de souffler sur les braises et alimenter de nouveau l'incendie.

Les autorités s'attendent dès le début d'après-midi à des vents d'ouest avec des rafales de 30 à 45 km/h, et un taux d'humidité en baisse. Un risque d'orages est annoncé pour jeudi.

Au regard de ces conditions météorologiques, les sapeurs-pompiers de Gironde ont alerté sur un "risque de reprise de feux extrêmement élevé" dans la journée.

La veille, elles avaient conduit à l'évacuation préventive de 4.000 touristes des campings et résidences de vacances de la station balnéaire de Lacanau, à 50 km à l'ouest de Bordeaux.

Depuis le début de cet incendie hors-norme, 222.000 personnes ont été évacuées de manière préventive dans 24 communes du secteur.

Mardi soir, 57.000 habitants de trois villes proches de Bordeaux évacués dans le week-end ont pu rentrer chez eux, a indiqué la préfète du département Sophie Brocas.

Un chantier colossal de 127 kilomètres de "coupes tactiques", quasiment achevé, vise à priver ce feu, d'origine accidentelle, de "combustible" et empêcher sa progression, selon l'association Défense de la forêt contre les incendies de la région aquitaine (DFCI).

"126 sapeurs-pompiers ont été blessés depuis le début de cet évènement", a indiqué la préfecture.

Ces derniers jours, le sud-est du pays a aussi été touché par plusieurs incendies, en Corse, dans les Hautes-Alpes et dans le Var.

 


Incendies: Engie va consacrer 25 millions d'euros à la reconstruction des forêts

Un pompier de Paris observe les dégâts alors que la fumée envahit les arbres à Marcheprime, près de Bordeaux, le 26 juillet 2026, lors d’un incendie qui ravage la forêt au nord du bassin d’Arcachon depuis le 22 juillet. (AFP)
Un pompier de Paris observe les dégâts alors que la fumée envahit les arbres à Marcheprime, près de Bordeaux, le 26 juillet 2026, lors d’un incendie qui ravage la forêt au nord du bassin d’Arcachon depuis le 22 juillet. (AFP)
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  • Engie consacrera 25 millions d’euros à la restauration durable des forêts françaises touchées par les incendies
  • Le groupe vise à renforcer la biodiversité et la résilience des écosystèmes face au changement climatique

PARIS: Le groupe énergétique français Engie va verser 25 millions d'euros pour participer à "la reconstruction et la régénération durable des forêts détruites", a-t-il annoncé mardi, mettant en avant le "choc humain, environnemental et économique" des incendies, notamment en Gironde et à Fontainebleau.

"Cette contribution permettra d'accompagner les efforts de reconstitution des espaces forestiers détruits et de soutenir les initiatives visant à renforcer la résilience des écosystèmes naturels face aux effets du changement climatique", a écrit le groupe dans un communiqué.

"Cela implique notamment de réfléchir aux essences les plus adaptées, à la préservation de la biodiversité, à la restauration de zones humides, aux conditions d'accès pour les services de secours ainsi qu'à la protection et au retour de la faune sauvage", ajoute Engie, soulignant que ces incendies avaient atteint "une part du patrimoine naturel français".

Les incendies ont déjà parcouru plus de 116.000 hectares en France cette année, un record, selon le Premier ministre Sébastien Lecornu, dont une part importante par le "mégafeu" qui sévit depuis plusieurs jours en Gironde.

Les efforts de reboisement s'annoncent très coûteux: chaque hectare de forêt à restaurer coûte entre 5.000 et 10.000 euros, selon le ministère de la Transition écologique. La ministre Monique Barbut a rappelé mardi dernier que l’État augmenterait de 20 millions d'euros les fonds alloués à l'Office national des forêts (ONF) en 2026.

Le groupe énergétique affirme qu'il va "se rapprocher des autorités publiques, des collectivités territoriales, des acteurs de la filière forestière et du monde de la recherche afin de déployer concrètement ce soutien" et qu'il s'inscrit "dans le cadre du plan +France Forêt 2100+".

Quelques initiatives de la part des entreprises ont eu lieu depuis le début de la saison des incendies, à l'instar de Carrefour qui a promis de donner environ 8 tonnes de denrées alimentaires et de produits d'hygiène, de Lidl qui a indiqué en livrer 3 tonnes, de la Macif qui a annoncé un fonds d'un million d'euros pour ses sociétaires et des actions de solidarité, et du Crédit Agricole qui a prévu notamment un fonds d'urgence de deux millions d'euros à destination des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS).