Un boulanger d'origine tunisienne remporte le prix de la meilleure baguette de Paris

Le vainqueur du concours annuel de la meilleure baguette de Paris a été proclamé vendredi : il s’agit de Makram Akrout, de la boulangerie « Les boulangers de Reuilly », dans le 12e arrondissement. (Photo, AFP)
Le vainqueur du concours annuel de la meilleure baguette de Paris a été proclamé vendredi : il s’agit de Makram Akrout, de la boulangerie « Les boulangers de Reuilly », dans le 12e arrondissement. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 25 septembre 2021

Un boulanger d'origine tunisienne remporte le prix de la meilleure baguette de Paris

  • Chaque baguette doit être «de tradition», peser entre 264 et 314 grammes, et mesurer entre 55 et 70 cm
  • Les variables à maîtriser sont multiples: temps de poussée de la pâte, de cuisson, mais aussi «température extérieure, de l'eau, du four, de la pâte...»

PARIS : Ils arrivent des quatre coins de Paris à moto, à vélo, en camionnette, déposent à l'étage leurs baguettes encore tièdes, avec leur nom dans une enveloppe blanche fermée, puis repartent en vitesse vers leurs boulangeries reprendre le travail.

La meilleure baguette de Paris sur la table de Macron à l'Elysée

PARIS : Un boulanger parisien va fournir pendant un an la table du Palais de l'Elysée et du président français Emmanuel Macron, avec son pain sacré vendredi "Meilleure baguette de Paris" au terme d'une intense compétition.


Plus de 170 boulangers parisiens participaient cette année au grand prix de la meilleure baguette de la ville, sur les 1.107 artisans que compte la capitale française, berceau de la baguette.


Le vainqueur, Makram Akrout, est issu de la boulangerie "Les boulangers de Reuilly", située dans le 12e arrondissement de Paris.


Pour l'artisan de 42 ans, dont 19 ans de métier en France après être arrivé de Tunisie, "c'est la récolte d'années d'expérience".


"Je suis très fier", a-t-il déclaré à l'AFP. "Il faut que je sois à la hauteur, avec tous les gens qui vont venir ici goûter la meilleure baguette de Paris", a poursuivi celui qui s'était classé 10e en 2017, puis 6e en 2018. 


Outre le prix, M. Akrout remporte le droit de fournir en baguettes le Palais de l'Elysée pendant un an. "Je vais me préparer pour ça", appréhende-t-il.


Dans les bureaux du syndicat des boulangers-pâtissiers du Grand Paris, au cœur de la capitale, les baguettes avaient été réceptionnées vendredi puis anonymisées sous un numéro.


Elles avaient ensuite été dégustées puis notées par un jury constitué de 12 professionnels et habitants parisiens selon cinq critères: l'aspect visuel, l'odeur, la cuisson, l'alvéolage de la mie, et bien-sûr le goût.


Chaque baguette doit être "de tradition", peser entre 264 et 314 grammes, et mesurer entre 55 et 70 cm.


Le prix est un "sacre" et "une reconnaissance du savoir faire", a souligné auprès de l'AFP Franck Thomasse, le président du syndicat organisateur. 

Après la mutualisation des notes, le vainqueur a été proclamé vendredi soir: il s'agit de Makram Akrout, de la boulangerie "Les boulangers de Reuilly", dans le 12e arrondissement.

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Quelque 173 boulangers tentaient cette année de remporter le grand prix de la meilleure baguette de la ville de Paris, sur les 1 107 artisans que compte la capitale, berceau de la baguette. (AFP)


Pour l'artisan de 42 ans, dont 19 ans de métier en France après être arrivé de Tunisie, "c'est la récolte de ces années d'expérience".


"Je suis très fier", a déclaré à l'AFP M. Akrout. "Il faut que je sois la hauteur, avec tous les gens qui vont venir ici goûter la meilleure baguette de Paris", explique celui qui s'était classé 10e en 2017, puis 6e en 2018. Pour accueillir ses nouveaux clients, il réfléchit à ouvrir exceptionnellement dimanche.


Quelque 173 boulangers tentaient cette année de remporter le grand prix de la meilleure baguette de la ville de Paris, sur les 1.107 artisans que compte la capitale, berceau de la baguette.


"Il faut que la qualité du pain du concours soit conforme à la qualité vendue dans la boutique. On fait comme habituellement, tout simplement", glisse en déposant son oeuvre Xavier Lerty. Ce boulanger dans le 11e arrondissement participe pour la troisième fois.


Dans les bureaux du syndicat des boulangers-pâtissiers du Grand Paris, au coeur de la capitale, les baguettes sont réceptionnées puis anonymisées sous un numéro. Elles sont ensuite dégustées puis notées par un jury de 12 professionnels et habitants selon cinq critères: l'aspect visuel, l'odeur, la cuisson, l'alvéolage de la mie, et bien-sûr le goût.


Chaque baguette doit être "de tradition", peser entre 264 et 314 grammes, et mesurer entre 55 et 70 cm.


"Aujourd'hui, c'est un temps extraordinaire pour faire un beau pain. Pas d'humidité dans l'air, il ne fait pas trop chaud: on aura un bon goût", prédit Franck Thomasse, le président du syndicat. "Aujourd'hui, il faut que ce soit la perfection."


Le prix est un "sacre" et "une reconnaissance du savoir faire", souligne Franck Thomasse. Car les variables à maîtriser sont multiples: temps de poussée de la pâte, de cuisson, mais aussi "température extérieure, de l'eau, du four, de la pâte...", liste-t-il.


"Il y a eu plusieurs années où c'était le 18e arrondissement qui gagnait. Des boulangers disaient: "L'eau y est pour quelque chose !". Mais à l'en croire, seul le tour de main compte.


Outre le prix, M. Akrout remporte le droit de fournir en baguettes le Palais de l'Elysée pendant un an. "Je vais me préparer pour ça", appréhende-t-il.


Depuis 6 mois dans un nouveau magasin, il espère "augmenter de 30 ou 40% le chiffre d'affaires", et prévoit d'embaucher pour répondre à la demande.


Immigration clandestine: Londres et Paris prolongent un accord, le temps de finaliser leurs négociations

Londres et Paris vont prolonger de deux mois leur accord de coopération sur les contrôles de traversées de migrants par la Manche vers le Royaume-Uni, a annoncé mardi le Home Office britannique, en attendant de finaliser des négociations difficiles sur un nouveau partenariat. (AFP)
Londres et Paris vont prolonger de deux mois leur accord de coopération sur les contrôles de traversées de migrants par la Manche vers le Royaume-Uni, a annoncé mardi le Home Office britannique, en attendant de finaliser des négociations difficiles sur un nouveau partenariat. (AFP)
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  • "Alors que les négociations en vue de la finalisation d'un accord franco-britannique amélioré se poursuivent, les contrats opérationnels ont été prolongés de deux mois afin de fournir des capacités françaises en matière de maintien de l'ordre"
  • Pour cela, Londres va fournir un financement de 16,2 millions de livres (18,5 millions d'euros)

LONDRES: Londres et Paris vont prolonger de deux mois leur accord de coopération sur les contrôles de traversées de migrants par la Manche vers le Royaume-Uni, a annoncé mardi le Home Office britannique, en attendant de finaliser des négociations difficiles sur un nouveau partenariat.

Le traité de Sandhurst, signé en 2018 entre Londres et Paris, prévoit que le Royaume-Uni finance une partie des actions menées par la France pour sécuriser la frontière, car c'est sur le sol français que se déroulent les contrôles des personnes en partance pour le Royaume-Uni.

Il avait été prolongé de trois ans en 2023, et devait expirer ce mardi à minuit.

Depuis des mois, les deux gouvernements négocient âprement une nouvelle prolongation, mais sont en désaccord sur les objectifs la future contribution financière du Royaume-Uni.

"Alors que les négociations en vue de la finalisation d'un accord franco-britannique amélioré se poursuivent, les contrats opérationnels ont été prolongés de deux mois afin de fournir des capacités françaises essentielles en matière de maintien de l'ordre et de surveillance", a indiqué mardi le ministère britannique de l'Intérieur dans un communiqué.

Pour cela, Londres va fournir un financement de 16,2 millions de livres (18,5 millions d'euros), a-t-il précisé.

Depuis 2023, le Royaume-Uni a versé 540 millions d'euros à la France dans le cadre du traité, selon Paris.

L'an passé, 41.472 migrants ont entrepris la traversée périlleuse de la Manche depuis la France, soit le deuxième nombre le plus élevé après le record de 45.774 enregistré en 2022, selon les données du Home Office. Au moins 29 migrants ont péri en mer en 2025, selon un comptage effectué par l'AFP à partir de sources officielles françaises et britanniques.

Le gouvernement travailliste de Keir Starmer est sous pression pour réduire ces traversées, dans un contexte de montée du parti anti-immigration Reform UK de Nigel Farage.

"Notre collaboration avec la France a permis d'empêcher 42.000 tentatives de traversées de la Manche par des migrants illégaux", a rappelé mardi la ministre britannique de l'Intérieur Shabana Mahmood, citée dans le communiqué.

Selon plusieurs médias britanniques, Londres souhaiterait conditionner le versement d'une contribution financière à l'atteinte d'un objectif d'interception d'embarcations supérieur à celui constaté actuellement.

La France s'y oppose, mettant en avant le droit international de la mer qui donne la priorité à la sécurité des embarcations et de leurs passagers.

 


Moyen-Orient : la France «s'étonne» des reproches de Trump sur l'interdiction de survol de son territoire

La France a dit mardi "s'étonner" des reproches de Donald Trump, qui l'a accusée de se montrer "très peu coopérative" dans la guerre contre l'Iran en interdisant le survol de son territoire par "des avions à destination d'Israël chargés d'équipement militaire". (AFP)
La France a dit mardi "s'étonner" des reproches de Donald Trump, qui l'a accusée de se montrer "très peu coopérative" dans la guerre contre l'Iran en interdisant le survol de son territoire par "des avions à destination d'Israël chargés d'équipement militaire". (AFP)
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  • "Nous confirmons cette décision qui est conforme à la position française depuis le début de ce conflit", a dit l'Elysée à la presse en réponse à un message du président sur les réseaux sociaux.
  • "La France n'a pas changé de position depuis le premier jour", a ajouté la présidence française

PARIS: La France a dit mardi "s'étonner" des reproches de Donald Trump, qui l'a accusée de se montrer "très peu coopérative" dans la guerre contre l'Iran en interdisant le survol de son territoire par "des avions à destination d'Israël chargés d'équipement militaire".

"Nous confirmons cette décision qui est conforme à la position française depuis le début de ce conflit", a dit l'Elysée à la presse en réponse à un message du président sur les réseaux sociaux. "La France n'a pas changé de position depuis le premier jour", a ajouté la présidence française.

"Nous nous étonnons de ce tweet" de Donald Trump, a-t-elle encore affirmé.

Paris n'avait pas annoncé officiellement ou publiquement d'interdiction de survol de son territoire pour les appareils américains impliqués dans le conflit, comme l'a en revanche fait l'Espagne.

La France avait autorisé les Etats-Unis à poser des avions ravitailleurs sur sa base méridionale d'Istres début mars après avoir obtenu la garantie qu'ils ne participaient aux opérations menées en Iran.

"La France n'a pas laissé des avions à destination d'Israël, chargés d'équipement militaire, survoler le territoire français. La France a été TRES PEU COOPERATIVE en ce qui concerne le +boucher iranien+ qui a été éliminé avec succès", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

 


Macron attendu à Tokyo, le conflit au Moyen-Orient en toile de fond

Le président français Emmanuel Macron à l’Élysée, à Paris, le 24 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron à l’Élysée, à Paris, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Le président Emmanuel Macron entame une visite au Japon pour renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil, l’innovation technologique et spatiale, et discuter de la crise au Moyen-Orient
  • Le président Emmanuel Macron entame une visite au Japon pour renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil, l’innovation technologique et spatiale, et discuter de la crise au Moyen-Orient

TOKYO: Emmanuel Macron doit entamer mardi une visite au Japon qui vise a renforcer les partenariats franco-japonais dans le nucléaire civil ou l'innovation technologique et spatiale, mais qui est aussi percutée par la guerre au Moyen-Orient.

Le président français est attendu à 17H30 locales (08H30 GMT) à Tokyo, avant une soirée dédiée à la culture populaire nippone et une rencontre prévue avec Kunihiko Moriguchi, peintre réputé de kimonos.

Les échanges économiques et politiques auront lieu mercredi tandis que le couple présidentiel déjeunera avec l'Empereur Naruhito et l'Impératrice jeudi.

S'il s'agit de son quatrième déplacement dans l'archipel, c'est la première fois qu'Emmanuel Macron s'y rend pour une visite pleinement consacrée aux relations avec le Japon. Et ce sera mercredi son "premier entretien à part entière" avec la Première ministre japonaise Sanae Takaichi, après un échange en marge du G20 à l'automne, relève un responsable de la diplomatie japonaise.

Ce responsable a évoqué, parmi les attentes, "la poursuite des communications en vue d'un apaisement rapide de la situation en Iran".

"La crise au Moyen-Orient sera au cœur de nos échanges", a confirmé la présidence française avant le voyage. Les deux dirigeants discuteront de la "façon dont on peut essayer de trouver des solutions communes", a-t-elle ajouté, insistant sur une possible coopération autour d'une initiative française pour rallier une coalition de "volontaires" sur le sujet du détroit d'Ormuz.

Le conflit déclenché il y a un mois par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, et la riposte de Téhéran, ont provoqué le blocage de facto de cet étroit passage maritime dans le Golfe par lequel transite, en temps normal, une grande part des importations de pétrole du Japon mais aussi de la Corée du Sud, où Emmanuel Macron doit se rendre ensuite jeudi et vendredi.

- "Attractivité" -

Ces deux pays asiatiques ont signé avec une vingtaine d'autres, dont la France, une déclaration d'Etats se disant "prêts à contribuer aux efforts" pour accompagner la réouverture du détroit, mais quand les armes se seront tues.

Le G7, présidé cette année par la France qui organisera un sommet en juin, et dont est également membre le Japon, multiplie aussi les messages communs, dont une déclaration lundi pour se dire déterminé à "prendre toutes les mesures nécessaires" pour stabiliser le marché de l'énergie face à la flambée des cours du brut.

Emmanuel Macron, qui a longtemps mis en avant sa capacité à discuter avec son homologue américain Donald Trump avec lequel les relations semblent toutefois s'être tendues dernièrement, pourra échanger à cet égard avec Sanae Takaichi.

La dirigeante japonaise, devenue en octobre la première femme à la tête de l'archipel, s'est imposée avec des positions ultranationalistes et conservatrices et n'a pas ménagé ses efforts pour afficher ses affinités avec le milliardaire républicain.

Au-delà de la crise géopolitique, le président français compte sur cette visite pour mettre l'accent sur "l'attractivité de la France", selon son entourage. Accompagné de nombreux chefs d'entreprises françaises, il doit rencontrer mercredi, en marge d'un forum économique, les dirigeants de Softbank, champion des investissements dans l'intelligence artificielle, de Iwatani, l'entreprise japonaise qui a investi dans la start-up lyonnaise Carester, ou encore du fabricant d'équipements pour la recherche Horiba.

Les deux pays entendent aussi signer une feuille de route en matière de nucléaire civil au Japon, dans la lignée d'une coopération déjà bien établie. Et renforcer les partenariats dans le domaine spatial, la recherche et les "technologies de rupture".

En présence de plusieurs ministres français, dont ceux de la Défense et des Affaires étrangères Catherine Vautrin et Jean-Noël Barrot, un volet consacré à la sécurité est aussi prévu.

Emmanuel Macron arrive à Tokyo en plein pic de floraison des emblématiques cerisiers du Japon, moment fort de l'année. Mais l'instant espéré de "hanami", ou observation des fleurs, pourrait être gâché par la pluie attendue trois jours durant dans la capitale japonaise.