Dubaï Expo 2020: des millions de visiteurs attendus

Après la cérémonie d'ouverture, qui sera tiendra jeudi en présence des membres de la famille régnante, l'Expo 2020 promet de dévoiler merveilles architecturales et innovations technologiques dans ses nombreux pavillons, représentant plus de 190 pays. (AFP)
Après la cérémonie d'ouverture, qui sera tiendra jeudi en présence des membres de la famille régnante, l'Expo 2020 promet de dévoiler merveilles architecturales et innovations technologiques dans ses nombreux pavillons, représentant plus de 190 pays. (AFP)
Short Url
Publié le Lundi 04 octobre 2021

Dubaï Expo 2020: des millions de visiteurs attendus

  • Expo 2020 sera dévoilé au grand jour vendredi au milieu du désert, à la périphérie de Dubaï
  • La première exposition universelle avait été tenue à Londres en 1851 au Crystal Palace, une structure construite pour l'occasion

DUBAI: Dubaï s'apprête à accueillir des millions de visiteurs à partir de vendredi, jour de lancement de la première exposition universelle organisée au Moyen-Orient, plus grand événement à l'échelle mondiale depuis le début de la pandémie de Covid-19.


Reportée l'année dernière en raison la crise sanitaire, Expo 2020, dont le site est totalement resté inaccessible au public, sera dévoilé au grand jour vendredi au milieu du désert, à la périphérie de Dubaï, ville des Emirats arabes unis déjà connue pour ses grattes-ciels et son goût du luxe.


Après la cérémonie d'ouverture, qui sera tiendra jeudi en présence des membres de la famille royale, l'Expo 2020 promet de dévoiler merveilles architecturales et innovations technologiques dans ses nombreux pavillons, représentant plus de 190 pays.


La première exposition universelle avait été tenue à Londres en 1851 au Crystal Palace, une structure construite pour l'occasion. Et à Paris, l'exposition de 1889 avait dévoilé la Tour Eiffel.

Les expositions universelles: origine, histoire, expos phares

Organisées sous l'égide du Bureau international des expositions (BIE), les expositions universelles attirent tous les cinq ans des millions de visiteurs, dans une grande ville, autour d'un thème "d'actualité".


Retour sur l'origine, l'histoire et l'organisation de ces grands rassemblements internationaux:

Ancêtre parisien 

L'ancêtre des expositions universelles s'est tenu à Paris en 1798: "l'exposition des produits de l'industrie française" avait pour but d'offrir aux visiteurs un "panorama" du savoir-faire et des connaissances techniques nationales, à l'aube de la révolution industrielle. Ce rendez-vous parisien se tiendra, de façon irrégulière, jusqu'en 1849.

Palais de cristal londonien 

L'Angleterre reprend l'idée française mais en invitant des exposants de tous pays: une "Grande exposition des travaux de l'industrie de toutes les nations" se déroule à Londres en 1851, marquant la naissance des expositions universelles.


Le clou de l’événement est un immense palais de cristal, construit en un temps record. Edifié dans le Hyde Park au coeur de Londres, Crystal Palace accueille près de 14.000 exposants, pour moitié venus de 40 pays. Ce monument, reconstruit dans le sud de Londres, sera détruit par un incendie en 1936.

Riposte parisienne 

L'événement londonien est un succès considérable avec six millions d'entrées. Parmi les visiteurs, Louis-Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III, décide de créer à son tour une expo universelle. 


En 1855, l'exposition universelle de Paris se tient dans un immense bâtiment, le palais de l'Industrie et des Beaux-arts, près des Champs-Elysées, qui sera démoli à la fin du siècle pour laisser place aux Grand et Petit Palais. 

Des dizaines de millions de visiteurs 

Dès lors, l'habitude est prise de ces grands rendez-vous internationaux où la foule se presse pour admirer les fastes et extravagances techniques: 32 millions de personnes à l'expo parisienne de 1889, 51 millions à celle de 1900. 


Le record d'affluence des temps modernes est détenu par l'expo de Shanghai en 2010 avec 73 millions de visiteurs.

Actes de propagande 

Ces expositions sont à la fois symbole d'une modernité triomphante et actes de propagande. L'expo universelle parisienne de 1867 célèbre les victoires de Napoléon III, celle de 1889, boycottée par plusieurs pays, commémore la Révolution française.


L'expo universelle de Paris en 1937 reste dans les mémoires comme lieu de confrontation visuelle entre le IIIe Reich et l'Union soviétique dont les deux pavillons se font face au pied du Trocadéro. Le pavillon espagnol expose Guernica, immense toile de Pablo Picasso dénonçant les violences franquistes. 

Monuments phares

Les expo universelles ont laissé nombre de monuments devenus attractions touristiques ou espaces d'exposition. La Tour Eiffel était, en 1889, le clou de l'expo universelle de Paris.


A Paris toujours, les Grand et Petit Palais, les Palais de Chaillot et de Tokyo sont des héritages d'expos universelles.


Avec ses grosses boules d'acier, l'Atomium, construit à Bruxelles pour l'expo universelle de 1958, est devenu le symbole de la capitale belge.


Convention internationale 

Depuis 1928, c'est une convention internationale et un organisme commun, le Bureau international des expositions (BIE, basé à Paris) qui règlementent les expositions universelles.


Le choix des villes hôtes de cet événement auquel participent 170 pays est l'objet d'un vote à l'Assemblée générale du BIE.


Depuis 2000, des expos internationales se tiennent tous les cinq ans. La pandémie de Covid-19 a contraint Dubaï (Emirats arabes unis) à reporter d'un an l'édition 2020. L'édition 2025 est prévue à Osaka au Japon.

«Promouvoir le progrès»

Une exposition universelle doit être organisée autour d'un thème "d'actualité correspondant aux attentes de la société contemporaine", selon les statuts du BIE. 


Les thématiques abordées visent "à améliorer les connaissances, à répondre aux aspirations humaines et sociales et à promouvoir le progrès", comme "nourrir la planète" (Milan en 2015), "meilleure ville, meilleure vie" (Shanghai en 2010) ou "sagesse de la nature" (Aichi au Japon en 2005).

L'Expo 2020 promet aussi d'être l'événement le plus grand jamais vu dans le Moyen-Orient, à un an de la Coupe du monde qui se tiendra dans le riche pays voisin, le Qatar. Dubaï espère accueillir 25 millions de visiteurs pour son exposition universelle de six mois.


Alors que les autorités japonaises avaient banni le public pour ses Jeux olympiques de Tokyo, Dubaï ouvre grand ses portes aux touristes étrangers qui devront porter des masques et respecter une distanciation sociale. Les visiteurs devront avoir été vaccinés ou disposer d'un test PCR négatif.


Les Emirats figurent parmi les pays ayant vacciné le plus rapidement leur population, avec près de 20 millions de doses administrées pour une population d'environ 10 millions d'habitants. Dimanche, 300 cas ont été enregistrés, moins de la moitié par rapport à deux semaines plus tôt.


Avec la grandiloquence propre à l'émirat de Dubaï, son dirigeant, le cheikh Mohammed ben Rachid Al-Maktoum a promis l'exposition universelle "la plus exceptionnelle de l'histoire".


"Notre engagement à l'excellence fait de nous un contributeur important pour la construction de l'avenir de notre planète", a-t-il déclaré, selon des médias locaux.

Ketchup, téléphone ou grande roue : des innovations dévoilées aux expos universelles

DUBAI: Après un an d'attente pour cause de pandémie, les Emirats arabes unis s’apprêtent enfin à accueillir la semaine prochaine l'Exposition universelle 2020 à Dubaï.


L'Expo 2020, qui se déroule sur six mois, devrait permettre de découvrir de nombreuses innovations, comme c'est habituellement le cas à l'occasion des expos universelles.


Voici cinq créations dévoilées lors de précédentes expositions universelles.

La Tour Eiffel 
Sans doute la plus connue, l'Exposition universelle de Paris de 1889 dévoila la Tour Eiffel, créée par l'ingénieur et industriel Gustave Eiffel.


Celle qui s'appuie sur quelque 18 000 pièces de fer devait au départ être une structure temporaire, mais elle fut préservée et a servi d'antenne radio géante.


Mesurant 324 mètres de hauteur, la Tour Eiffel était la structure la plus haute du monde jusqu'en 1929. Aujourd'hui, c'est Burj Khalifa de Dubaï, qui, à 828 mètres, porte le titre de plus haut bâtiment du monde.


Mais la Tour Eiffel, devenue symbole de la ville de Paris, continue à attirer des millions de visiteurs chaque année.

Téléphone 
C'est à l'Exposition universelle de 1876 en Philadelphie, aux Etats-Unis, qu'Alexandre Graham Bell dévoile son téléphone au public.


Près de 100 ans plus tard, en 1970 lors de l'Exposition à Osaka au Japon, un prototype de téléphone sans fil fait sensation.


C'est cette même technologie qui est à l'origine des premiers téléphones portables.

Ketchup 
"Catsup" et non pas ketchup: c'est le nom donné par son fabriquant américain Heinz à la sauce rouge lors de son grand début à l'Exposition universelle de Philadelphie en 1876.


Mais ce n'est qu'en 1893, lors de l'Exposition universelle de Chicago, que le ketchup décolle: transformant désavantage en atout, les inventeurs du ketchup, peu gâtés avec un kiosque mal placé, ont leurré les passants grâce à des petites breloques gratuites en forme de cornichons.


Au total, plus d'un million de breloques ont été distribuées lors de l'Exposition.


Parmi les produits alimentaires présentés ou rendus célèbres par les Expositions universelles: les cônes à glace, les hamburgers, les hot dogs, le beurre de cacahuète, la barbe à papa et le club sandwich.

Grande roue 
En 1893 à Chicago aux Etats-Unis, George Washington Gale Ferris dressa sa "Ferris wheel", haute de 80 mètres, pour concurrencer la Tour Eiffel.


Avec 36 voitures, pouvant chacune accueillir 60 personnes, la roue avait une capacité totale de 2.000 personnes.


C'était l'attraction la plus populaire de cette exposition, qui avait aussi accueilli le "Midway Plaisance", une allée longue de 1,6 kilomètre dédiée au divertissement, précurseur des parcs d’attraction.


Contrairement à la Tour Eiffel, la grande roue de Chicago ne s'est pas faite éternelle: elle a été démantelée puis remise sur pied en 1904 pour l'Exposition de Saint-Louis (Missouri) aux Etats-Unis. Deux ans plus tard, elle a été démolie et ses pièces envoyées à la ferraille.

Rayon X 
La machine à Rayon X, aujourd'hui présente dans quasi tous les hôpitaux et aéroports du monde, a été dévoilée pour la première fois lors de l'exposition de Saint-Louis en 1904.


L'Allemand Wilhelm Roentgen a découvert la technologie "par accident" en 1895, trouvaille pour laquelle il obtint en 1901 le premier Nobel de physique.


La technologie fut ensuite développée aux Etats-Unis, où de nombreuses sociétés ont commencé à fabriquer des machines à Rayon X au début du XXe siècle.

Robot panda 
L'Expo 2020 est l'une des grandes ambitions de Dubaï, qui enchaîne les records pour attirer les regards et les touristes, comme avec sa plus haute tour du monde, Burj Khalifa, haute de 828 mètres.


"Avec l'Expo 2020, est-ce que Burj Khalifa deviendra la nouvelle Tour Eiffel?", s'interroge le journal anglophone émirati The National.


"L'essence des expositions universelles a toujours été de livrer un spectacle mondial et les Emirats sont bien placés pour faire cela", peut-on lire dans une tribune de ce journal.


Grâce au délai offert par la pandémie, les Emirats pourront fêter le 2 décembre, en pleine Expo 2020, le 50e anniversaire de la création de cette fédération de sept émirats, dont font partie Dubaï et la capitale Abou Dhabi.


Alors que des travailleurs s'activent pour boucler le site à temps, Dubaï s'apprête à accueillir hommes et femmes politiques, leaders du monde des affaires et célébrités.


Parmi les attractions attendues: les Harlem Globetrotters et un robot panda chinois. Les amateurs de voyages futuristes pourront visiter une cabine Hyperloop tandis que les passionnés d'histoire auront l'occasion de voir un ancien sarcophage dans le pavillon égyptien.


La Chine se vante d'avoir un des plus grands pavillons, en forme d'ampoule, alors que le Maroc a construit le sien en terre faisant valoir des raisons environnementales. Les Néerlandais, eux, auront une pyramide recouverte de plantes comestibles et irriguée par de l'eau de pluie solaire.


La plupart des Etats européens participent à l'événement, en dépit de l'appel du Parlement européen à le boycotter, "afin de montrer leur rejet des violations des droits humains aux Emirats", selon une résolution votée à la mi-septembre.


En dépit de leurs campagnes de charme internationales Emirats sont régulièrement critiqués par les ONG notamment pour les atteintes à liberté d'expression ou les conditions des travailleurs étrangers, comme ceux déployés en masse pour construire le site de l'Expo 2020.


Le prince Turki Al-Faisal réaffirme la solidité des relations saoudo-émiraties et appelle à se fier aux sources officielles

Short Url
  • L’ancien chef du renseignement se dit « optimiste » quant au nouveau Conseil de paix formé par Donald Trump
  • Israël applique le deux poids deux mesures en soutenant le terrorisme tout en accusant les autres de le faire, estime-t-il

ÎLE DE SHURA – MER ROUGE : Le prince Turki Al-Faisal, président du Centre du roi Faisal pour la recherche et les études islamiques, et ancien ambassadeur en Grande-Bretagne et aux États-Unis, a réaffirmé vendredi les « relations fraternelles » entre l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, appelant le public à « se référer aux sources d’information officielles saoudiennes » plutôt qu’aux publications sur les réseaux sociaux.

« Comme nous l’avons vu, les responsables saoudiens ont réaffirmé les relations fraternelles avec les Émirats arabes unis. Ces liens ne sont pas uniquement politiques, mais profondément enracinés dans l’affection, les liens familiaux et une histoire commune », a-t-il déclaré.

S’exprimant lors de la séance d’ouverture du sommet Investing Is a Sea, organisé par The Family Office, le prince Turki Al-Faisal a affirmé que malgré le bruit sur les réseaux sociaux autour du différend politique entre Riyad et Abou Dhabi sur le Yémen, les relations entre les deux pays demeurent solides. Il s’exprimait lors d’un échange avec le rédacteur en chef d’Arab News, Faisal J. Abbas, modérateur de la session.

« Notre relation avec les Émirats est fondée sur l’intégration, non sur la confrontation, et ce principe s’applique à l’ensemble du CCG », a expliqué Al-Faisal.

« Les divergences d’opinion sont naturelles, y compris au sein de l’Union européenne, mais nous espérons que les utilisateurs des réseaux sociaux s’abstiendront de toute dérive immorale dans ce différend », a répondu Abbas, en référence à ceux qui propagent la haine et les mensonges en ligne.

Les tensions entre les deux pays du Golfe se sont accrues en décembre lorsque les Émirats ont soutenu et approvisionné le Conseil de transition du Sud (STC) yéménite, qui a agi unilatéralement dans une tentative de sécession près de la frontière saoudienne. La coalition dirigée par Riyad pour rétablir la légitimité au Yémen est alors intervenue fermement, ciblant ce qu’elle a qualifié de livraison militaire non autorisée au STC et demandant à Abou Dhabi de retirer tous ses moyens et personnels du Yémen. Peu après, le ministère émirati de la Défense a annoncé qu’il se conformerait à cette demande et qu’il soutenait la sécurité et la stabilité de l’Arabie saoudite.

Malgré cela, une guerre médiatique s’est poursuivie sur les réseaux sociaux des deux côtés, amenant de nombreux observateurs à s’interroger sur la volonté réelle des deux capitales de mettre fin au différend.

S’exprimant lundi depuis Varsovie, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a reconnu une « divergence de vues » sur le Yémen, tout en soulignant que la relation entre les deux pays restait « d’une importance cruciale ». Il a insisté sur le fait que « les Émirats se sont totalement retirés du dossier yéménite ».

« Il s’agit d’un élément essentiel de la stabilité régionale, et le Royaume tient toujours à entretenir une relation forte et positive avec les Émirats arabes unis, partenaire clé au sein du CCG », a déclaré le prince Faisal lors d’une conférence de presse en Pologne.

Deux jours plus tard, le ministre saoudien des Médias, Salman Al-Dossary, a démenti dans un message publié sur les réseaux sociaux les rumeurs circulant en ligne selon lesquelles le Royaume aurait refusé de recevoir Cheikh Tahnoun ben Zayed Al Nahyan, vice-gouverneur d'Abou Dhabi et conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis.

« Cheikh Tahnoun ben Zayed se rend au Royaume quand il le souhaite, sans avoir besoin d’autorisation. L’Arabie saoudite est sa maison et ses dirigeants sont sa famille », a écrit Al-Dossary.

Le panel d’ouverture de The Family Office a également abordé les évolutions mondiales récentes. Le prince Turki a dit espérer que le Conseil de paix mis en place par le président américain Donald Trump apportera un changement.

« Le rôle de l’Arabie saoudite au sein du Conseil de paix est de poursuivre son soutien à la Palestine, et les déclarations du prince héritier Mohammed ben Salmane à Washington visent toutes à convaincre les États-Unis que la paix doit reposer sur la justice et non sur des principes sélectifs », a-t-il déclaré.

Al-Faisal a déclaré qu'on ne pouvait pas accorder à Israël le « droit à l'autodéfense » tout en refusant ce même droit aux Palestiniens, alors que ce sont eux qui sont attaqués.

Il a rappelé que la position saoudienne a toujours été l’établissement d’un État palestinien avant toute normalisation avec Israël.

Évoquant la visite du prince héritier Mohammed ben Salmane à la Maison-Blanche en novembre dernier, Al-Faisal a affirmé que la position du Royaume repose sur la justice et sur les principes fondateurs de l’Arabie saoudite.

Concernant Israël, le prince Turki a réitéré son point de vue selon lequel Israël applique le deux poids deux mesures, tant dans ses actes que dans son discours.

Interrogé par Abbas sur un article du Times of Israel, signé par la correspondante politique Tal Schneider et publié le 8 octobre 2023, affirmant qu’Israël avait payé le prix, le 7 octobre, de la politique de soutien au Hamas menée pendant 16 ans par Benyamin Netanyahou au détriment de l’Autorité palestinienne, Abbas a demandé : « Ne trouvez-vous pas ironique qu’Israël soutienne publiquement et massivement le terrorisme, puis accuse les autres de faire la même chose ? »

Le prince Turki Al-Faisal a répondu qu’Israël affiche un double standard évident lorsqu’il accuse d’autres pays de soutenir le Hamas et l’extrémisme, alors qu’il est largement connu comme l’un des principaux soutiens du mouvement.

« Il existe un dicton dans le Hedjaz, où j’ai grandi, qui dit : “Il m’a frappé, puis il a pleuré et s’est plaint avant moi.” Les dirigeants israéliens ont maîtrisé cette tactique. Depuis sa création, Israël s’est présenté comme la victime à qui l’on aurait volé ses droits. Cette machine de propagande fonctionne depuis quatre-vingts ans », a-t-il expliqué.

« Je ne suis pas surpris lorsque Netanyahou ou ses partisans affirment aujourd’hui que l’Arabie saoudite adopte une position extrémiste à l’égard du judaïsme ou d’Israël. En réalité, ce sont les actions d’Israël, sous la direction de Netanyahou, qui nous ont conduits à la situation actuelle, où nous assistons à un génocide contre les Palestiniens, non seulement à Gaza mais aussi en Cisjordanie », a-t-il ajouté.

« Netanyahou a récemment déclaré que quiconque souhaitait normaliser ses relations avec Israël devait reconnaître son “droit à l’autodéfense”, accordant de facto à Israël un permis pour sacrifier les Palestiniens », a-t-il ajouté.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La justice allemande saisit des biens dans une enquête pour fraude bancaire au Liban

Les procureurs allemands ont déclaré jeudi avoir saisi des avoirs d'une valeur d'environ 35 millions d'euros (42 millions de dollars) dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salameh, et quatre autres personnes. (AFP/Fichier)
Les procureurs allemands ont déclaré jeudi avoir saisi des avoirs d'une valeur d'environ 35 millions d'euros (42 millions de dollars) dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salameh, et quatre autres personnes. (AFP/Fichier)
Short Url
  • La justice allemande a saisi 35 millions d’euros de biens dans le cadre d’une enquête pour blanchiment d’argent visant l’ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé
  • Les procureurs l’accusent d’avoir détourné plus de 330 millions de dollars entre 2004 et 2015 ; un tribunal doit désormais statuer sur la confiscation définitive des biens

BERLIN: La justice allemande a indiqué jeudi avoir saisi des biens d'une valeur totale de 35 millions d'euros dans le cadre d'une enquête pour blanchiment d'argent visant l'ancien gouverneur de la banque centrale libanaise, Riad Salamé, et quatre autres personnes.

Âgé de 75 ans, M. Salamé, qui a dirigé la banque centrale entre 1993 et 2023, fait face à de multiples accusations au Liban et à l'étranger, notamment de détournement de fonds, blanchiment d'argent et évasion fiscale. Il a toujours nié toute malversation.

Dans un communiqué, le parquet a déclaré que "des biens immobiliers commerciaux de grande valeur à Munich et à Hambourg, ainsi que des parts sociales d'une société immobilière à Düsseldorf pour une valeur totale d'environ 35 millions d'euros" ont été saisis.

"Après des enquêtes très approfondies", notamment au Liban, le parquet accuse  M. Salamé, agissant avec son frère Raja Salamé, d'avoir "détourné des fonds d'un montant total de plus de 330 millions de dollars au détriment de la banque centrale libanaise et donc aux dépens de l'Etat libanais, afin de s'enrichir illégalement" entre 2004 et 2015.

Ces fonds provenaient de transactions financières entre la banque centrale libanaise et des banques commerciales au Liban.

L'argent a été blanchi par l'intermédiaire d'une société écran dans les îles Vierges britanniques et utilisé par Raja Salamé et trois autres coaccusés pour des investissements en Allemagne et ailleurs en Europe, selon les procureurs.

Un tribunal de Munich doit désormais décider si les biens saisis peuvent être définitivement confisqués.

Les procureurs allemands ont ouvert leur enquête en 2021 et ont collaboré avec des enquêteurs français et luxembourgeois.

Détenteur de la double nationalité française et libanaise, Riad Salamé avait été arrêté en 2024 au Liban et inculpé pour le détournement présumé de 44 millions de dollars de la banque centrale libanaise, avant d'être libéré en septembre dernier contre le versement d'une caution record.

L’ex-gouverneur est considéré comme l'un des principaux responsables de l’effondrement économique du Liban, que la Banque mondiale a qualifié de l'un des pires de l’histoire récente. Mais il a toujours défendu son bilan, affirmant être un "bouc émissaire".

Il a quitté ses fonctions fin juillet 2023 et répète que sa fortune provient d’investissements privés et de sa carrière antérieure au sein de la société américaine Merrill Lynch.


Après sa rencontre avec le prince Khalid ben Salmane, Graham salue la trajectoire du Royaume

Le sénateur américain Lindsey Graham avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (X : @LindseyGrahamSC)
Le sénateur américain Lindsey Graham avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane. (X : @LindseyGrahamSC)
Short Url
  • Le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, en visite officielle à Washington

DUBAÏ : Le sénateur américain Lindsey Graham estime que l’Arabie saoudite est « sur la voie de la lumière », dans une déclaration publiée après sa rencontre avec le ministre saoudien de la Défense, le prince Khalid ben Salmane, en visite officielle à Washington.

« Mes échanges avec l’Arabie saoudite au cours des deux derniers jours m’ont donné un sentiment de confiance : le Royaume — tout en poursuivant ses propres intérêts — est sur une voie qui mène à la lumière, et non à l’obscurité », a déclaré le sénateur.

Il a également indiqué qu’il se réjouissait de se rendre prochainement en Arabie saoudite.

« Au fil des années, j’ai développé une solide relation de travail avec l’Arabie saoudite. Je sais que le président Trump est un fervent admirateur du prince héritier Mohammed ben Salmane. J’ai été témoin des changements que le prince héritier a adoptés et j’en ai été impressionné », a ajouté Lindsey Graham.

Le sénateur américain a également affirmé qu’après avoir rencontré le prince Khalid, ainsi que le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, plus tôt, « je suis convaincu que l’Arabie saoudite estime que la meilleure chose pour la région est la croissance économique et la prospérité ».

« L’Arabie saoudite souhaite devenir, à l’avenir, une destination de choix, afin que des personnes du monde entier viennent visiter ce que je considère comme un pays remarquable. Le Royaume veut être l’une des forces dominantes dans le domaine de l’IA, ce qui signifie que les esprits les plus brillants afflueront. Je suis convaincu que tel est toujours l’objectif du prince héritier et du Royaume. »

Lindsey Graham a également salué le rôle que le Royaume cherche à jouer en Syrie.

« Ils ont clairement indiqué être l’ami à la fois du gouvernement syrien et du peuple kurde. Cette attitude visant le compromis plutôt que la destruction finira, espérons-le, par l’emporter », a-t-il déclaré.

Le prince Khalid devrait discuter, lors de sa visite, des relations saoudo-américaines et des moyens de les renforcer. Il a déjà rencontré le secrétaire d’État Marco Rubio, le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et l’envoyé spécial Steve Witkoff.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com