La candidate musulmane aux élections municipales italiennes espère rajeunir la «majestueuse» Rome

L'Égyptienne Mariam Ali, âgée de 20 ans, se présente aux élections municipales de Rome (Instagram)
L'Égyptienne Mariam Ali, âgée de 20 ans, se présente aux élections municipales de Rome (Instagram)
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Publié le Mercredi 29 septembre 2021

La candidate musulmane aux élections municipales italiennes espère rajeunir la «majestueuse» Rome

L'Égyptienne Mariam Ali, âgée de 20 ans, se présente aux élections municipales de Rome (Instagram)
  • «Je ne me présente pas pour représenter les musulmans en Italie, mais en tant que citoyenne italienne et romaine», explique la jeune candidate à Arab News
  • «Je promets de donner la parole aux jeunes, aux personnes âgées et aux plus démunis dans cette ville», affirme également Mariam Ali

ROME: Une étudiante en droit musulmane, âgée de 20 ans, est la plus jeune candidate à se présenter aux élections du conseil municipal de Rome. 

Bien que la famille de Mariam Ali soit originaire d'Égypte, elle est née et a grandi dans la capitale italienne et promet «de donner la parole aux jeunes, aux personnes âgées et aux plus démunis dans cette ville majestueuse qui a besoin d'aide». 

Les élections visant à élire un nouveau maire et un nouveau conseil municipal à Rome auront lieu les 3 et 4 octobre. La ville est couverte d'affiches de candidats de tous les partis en lice pour diriger la capitale italienne. 

Mariam Ali est «passée au numérique», et utilise les réseaux sociaux dans sa campagne. Elle compte quelque 200 000 abonnés sur Instagram et près de 40 000 sur TikTok. Cependant, elle raconte à Arab News qu’elle a également privilégié les rencontres de terrain «pour connaître les besoin des citadins».  

Elle a distribué dans les rues aux habitants de Rome des tracts qui la représentent portant un hijab, comme elle le fait en temps normal, et avec fierté. «Je suis en train d'apprendre de plus en plus, et mon père m'a dit que j'avais beaucoup mûri depuis le début de ma campagne.» 

La jeune femme est candidate de la coalition de centre-gauche avec le parti Demos – solidarité et démocratie, soutenant Roberto Gualtieri, l'ancien ministre italien des Finances.  

Mariam Ali, qui arbore le voile islamique sur les réseaux sociaux, se dit fière «de porter un hijab dans un pays majoritairement chrétien». «Je ne me présente pas pour représenter les musulmans en Italie, mais en tant que citoyenne italienne et romaine», explique-t-elle à Arab News.  

La candidate est née en Italie de parents égyptiens. Son père, Sami Salem, est l'imam de la mosquée de Magliana, un quartier du sud de Rome. Il dirige une agence de voyages qui organise des pèlerinages à La Mecque pour le Hajj et l’Omra. 

L'une de ses trois sœurs, Tasnim Ali, une influenceuse explique les fondamentaux de l'islam et les coutumes islamiques à un jeune public sur TikTok et Instagram. 

«Ayant toujours été active sur les réseaux sociaux, je souhaite apporter ma contribution de la meilleure façon possible, en me basant sur mon expérience dans le domaine du dialogue interculturel, interreligieux et de l'aide humanitaire. Je veux encourager les jeunes à donner plus», précise Mariam Ali. 

Elle pense qu'être une Italienne de deuxième génération «ne signifie pas être une citoyenne de deuxième classe. Je suis Italienne, née et élevée dans ce pays, et je dois donner le bon exemple, montrer qu'on ne doit pas mettre les personnes dans ces cases, parce qu’au final, nous sommes partout pareils dans le monde». 

 «Avant même d'être élue conseillère municipale, si Dieu le veut, je veux faire passer le message que les femmes musulmanes ont les mêmes capacités que les hommes, et qu’elles ne sont pas soumises comme certains non musulmans veulent nous le faire penser. Nous pouvons et devons apporter notre contribution de toutes nos forces», ajoute la jeune candidate. 

Mariam Ali s'engage à améliorer «la vie sociale de nombreux garçons et filles de cette ville dans leur quotidien. Je veux que chacun ait ses propres droits, tout comme je veux que tous les jeunes ici, pas seulement ceux qui étudient le droit comme moi, soient pleinement conscients de leurs droits». 

Elle considère qu'être musulmane est un atout: «L'islam me donne la force de pouvoir donner plus sans recevoir. La seule chose que j'aimerais recevoir et que je reçois, c'est le soutien des gens. Il n'y a rien de plus beau que d'entendre un mot aimable. Cela me donne sûrement aussi un atout supplémentaire pour aider à en savoir plus sur une communauté, en en faisant partie.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le roi Charles à New York pour célébrer les liens entre Royaume-Uni et Etats-Unis

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche. (AFP)
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  • Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis
  • Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans

NEW YORK: Charles III se rend mercredi à New York pour assister à une cérémonie au mémorial du 11-Septembre et célébrer les liens culturels et économiques entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis à un moment de tensions entre les deux alliés historiques.

Ce troisième jour de la visite d'Etat du roi intervient au lendemain d'un discours devant le Congrès américain, le premier pour un souverain britannique depuis 1991, et d'un banquet à la Maison Blanche.

Mercredi, Charles III et la reine Camilla commenceront leur visite à New York par une cérémonie de dépôt de gerbe au mémorial des attentats du 11 septembre 2001, qui ont tué près de 3.000 personnes il y a 25 ans. Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, sera présent.

"Cette tragédie a été un moment fondateur pour l'Amérique, et votre douleur, votre choc a été ressenti de par le monde", a déclaré mardi le souverain devant les parlementaires américains.

"Nous nous sommes alors tenus à vos côtés. Et nous sommes aujourd'hui a vos côtés pour se souvenir de ce jour qui ne devra jamais être oublié", a ajouté Charles III à la tribune du Congrès, avant d'appeler Washington à rester fidèle à ses alliés occidentaux et lancé quelques critiques voilés à l'attention de Donald Trump.

Winnie l'ourson 

Il rencontrera ensuite des secouristes du 11-Septembre et des familles de victimes, avant d'aller visiter un projet de ferme urbaine.

Pendant ce temps, Camilla va célébrer le 100e anniversaire de Winnie l'ourson à la bibliothèque municipale de New York en offrant un jouet à l'effigie de Petit Gourou, un autre personnage de cet univers.

Le roi doit ensuite participer à un événement économique centré sur la coopération entre le Royaume-Uni et les Etats-Unis, en présence d'investisseurs et de patrons d'entreprises.

Donald Trump a laissé planer mi-avril la menace d'un retrait des Etats-Unis de l'accord conclut avec Londres sur les droits de douane, arme économique favorite d'un président américain résolument protectionniste.

Le milliardaire républicain est agacé par la réticence du gouvernement britannique à aider Washington dans sa guerre contre l'Iran menée avec Israël.

En fin de journée, Charles III se rendra à une réception pour son association d'aide à la jeunesse, The King's Trust. Le couple royal reviendra à Washington jeudi avant de se rendre sur le territoire britannique des Bermudes.

Cette visite d'Etat de plusieurs jours devait aider à recoller les morceaux d'une "relation spéciale" fissurée par les désaccords politique entre Donald Trump et le Premier ministre travailliste Keir Starmer à propos de la guerre en Iran.

En cette année qui marque le 250e anniversaire de la Déclaration d'indépendance, par laquelle des colonies britanniques sont devenues les Etats-Unis d'Amérique, le président républicain a affiché sa fascination pour la monarchie en recevant le chef d'Etat britannique avec tous les honneurs: militaires en tenue d'apparat, fanfare, 21 coups de canon et survol de la Maison Blanche par des avions de combat.


Le chef du Pentagone va s'expliquer sur la guerre en Iran devant les députés américains

 Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début du conflit. (AFP)
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  • Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains soient régulièrement informés
  • Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense Pete Hegseth va devoir s'expliquer mercredi sur la conduite la guerre en Iran lors de sa première audition parlementaire depuis le début d'un conflit qui s'enlise, malgré un cessez-le-feu prolongé par Donald Trump.

Le chef du Pentagone, très critiqué par l'opposition démocrate, fera face aux questions des membres de la Commission des forces armées de la Chambre des représentants aux côtés de Dan Caine, le chef d'état-major américain.

Depuis le début de la guerre, le 28 février, des parlementaires des deux bords ont critiqué l'exécutif américain pour le manque d'information qui leur a été fourni, alors qu'ils est d'usage que certains d'entre-eux soient régulièrement informés avec des renseignements classés secret défense.

Pete Hegseth, figure particulièrement clivante du gouvernement de Donald Trump, risque ainsi de faire face à des questions appuyées de l'opposition démocrate, alors que les conséquences économiques de la guerre se font sentir dans le monde entier et jusque dans l'opinion américaine avec une hausse des prix à la pompe.

"Le ministre Hegseth va enfin se présenter devant la Commission des forces armées de la Chambre cette semaine, a salué la députée démocrate Maggie Goodlander. Il est temps qu'il réponde d'une guerre lancée par choix".

Donald Trump et son gouvernement ont multiplié les déclarations contradictoires sur les buts de guerre de Washington et sur les manières de mettre fin au conflit.

Demande d'enquête 

Les négociations pour y mettre fin piétinent, alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines. En attendant, Téhéran exerce un quasi-blocage de la navigation au détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial d'hydrocarbures, tandis que Washington a mis en place un blocus des ports iraniens.

La marine américaine a déployé trois de ses porte-avions dans la région, une première depuis plus de vingt ans.

La conduite de la guerre par Pete Hegseth irrite depuis le début les élus de l'opposition démocrate, qui ont lancé six procédures visant à le démettre de ses fonctions, sans réel espoir d'y parvenir.

Nombre de parlementaires, y compris des républicains, regrettent aussi que l'exécutif américain n'ait pas consulté davantage le Congrès avant de déclencher ce conflit, alors que la Constitution exige son accord pour formellement "déclarer" la guerre.

Les démocrates ont plusieurs fois échoué à faire passer une résolution visant à limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump en Iran.

Plus d'une dizaine d'entre eux ont aussi demandé la semaine dernière l'ouverture d'une "enquête formelle et immédiate" sur la mort de six soldats américains au Koweït dans les premiers jours du conflit, estimant que le ministre a "induit le public en erreur sur les circonstances de l'attaque".

Au total, 13 militaires américains ont été tués depuis le 28 février, et 400 ont été blessés.

Explosion du budget 

Les parlementaires pourraient aussi interroger Pete Hegseth sur le coût de la guerre, tant d'un point de vue strictement budgétaire que sur l'utilisation à grande échelle de missiles aux stocks limités, certains craignant un épuisement critique d'armements stratégiques.

L'audition porte officiellement sur la demande de l'exécutif américain d'augmenter de 42% le budget américain de la défense, déjà faramineux, pour le porter à 1.500 milliards de dollars en 2027, l'équivalent du produit intérieur brut (PIB) de l'Indonésie ou des Pays-Bas.

L'audition de mercredi pourrait aussi porter sur la vague de départ dans les plus hauts postes du Pentagone, ou sur l'utilisation de l’intelligence artificielle au sein des forces armées.

L'entreprise Anthropic est en conflit avec le ministère de la Défense pour avoir refusé que ses outils d'IA soient utilisés pour la surveillance de masse des citoyens américains et pour rendre des armes totalement autonomes.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.