Ennahda juge «inconstitutionnelle» la nomination de Bouden

Le président du parlement tunisien et chef du parti Ennahdha, Rached Ghannouchi, s'exprime lors d'un entretien avec l'AFP, dans son bureau de la capitale Tunis, le 23 septembre 2021 (Photo, AFP)
Le président du parlement tunisien et chef du parti Ennahdha, Rached Ghannouchi, s'exprime lors d'un entretien avec l'AFP, dans son bureau de la capitale Tunis, le 23 septembre 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 01 octobre 2021

Ennahda juge «inconstitutionnelle» la nomination de Bouden

Le président du parlement tunisien et chef du parti Ennahdha, Rached Ghannouchi, s'exprime lors d'un entretien avec l'AFP, dans son bureau de la capitale Tunis, le 23 septembre 2021 (Photo, AFP)
  • Ennahdha a «mis en garde contre la nomination du chef du gouvernement sur la base d'un décret présidentiel inconstitutionnel et avec des prérogatives de pure forme»
  • Ennahdha a également dénoncé «le maintien du monopole du pouvoir» par M. Saied

TUNIS: Le parti d'inspiration islamiste Ennahdha, principale force au Parlement tunisien, suspendu depuis le coup de force du président Kais Saied, a dénoncé jeudi comme « inconstitutionnelle » la nomination la veille d'une nouvelle cheffe du gouvernement. 
Mercredi, le président tunisien Kais Saied a nommé au poste de Premier ministre la géologue Najla Bouden et l'a chargée de former une nouvelle équipe gouvernementale. 
Exprimant dans un communiqué son « respect pour la femme tunisienne » et saluant sa « lutte pour la liberté et l'égalité », Ennahdha a « mis en garde contre la nomination du chef du gouvernement sur la base d'un décret présidentiel inconstitutionnel et avec des prérogatives de pure forme ». 
Selon ce mouvement, bête noire du président Saied, cette nomination, « qui ne respecte pas les procédures constitutionnelles, aggravera les crises économique et sociale dans le pays et n'aidera pas à les résoudre ». 
Depuis la révolution de 2011 qui avait mis fin à un règne sans partage pendant près de 24 ans de Zine El Abidine Ben Ali, la pratique en Tunisie était que le choix du Premier ministre soit validé par un vote du Parlement. 
Ennahdha a également dénoncé « le maintien du monopole du pouvoir » par M. Saied et l'« instauration d'un pouvoir absolu faisant taire les voix de la prudence et de la sagesse ». 
Ennahdha, qui est en difficultés après avoir enregistré ces derniers jours plus d'une centaine de démissions, a appelé le président Saied « à ne pas aller trop loin dans son autocratie dans l'organisation inconstitutionnelle des pouvoirs et à mettre fin aux mesures exceptionnelles ». 
Un décret présidentiel promulgué le 22 septembre est venu officialiser le coup de force du 25 juillet du président Kais Saied par lequel il s'est arrogé les pleins pouvoirs, après avoir limogé le Premier ministre Hichem Mechichi, gelé le Parlement et avoir repris en main le pouvoir judiciaire. 
Plus de 80 députés, principalement d'Ennahdha et de son allié Qalb Tounes, ont appelé mercredi à reprendre le travail parlementaire à partir de vendredi. 
« Nous annonçons notre lutte franche (...) et par toutes les formes démocratiques » contre ces mesures exceptionnelles « qui représentent un danger pour la République et pour les acquis démocratiques », ont-ils indiqué dans un communiqué. 


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
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  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.


Washington confirme de nouvelles discussions entre le Liban et Israël à Rome

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani. (Photo d'archives Reuters)
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  • Les États-Unis confirment des pourparlers Israël-Liban à Rome (4-6 août) sur les zones pilotes, la frontière et un accord de sécurité
  • L'armée libanaise affirme que les opérations israéliennes entravent son déploiement dans le sud, malgré l'accord de juin

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, dans le cadre de la création de "zones pilotes" avec l'armée libanaise.

"À Rome, les groupes techniques s'attacheront à faire progresser la mise en œuvre intégrale de l'accord-cadre", a déclaré un responsable du département d'Etat sous couvert d'anonymat, citant l'extension du processus des "zones pilotes", le règlement de toutes les questions frontalières en suspens et l'élaboration d'un accord global de paix et de sécurité.

"L'expérience tirée des premières zones nous aidera à perfectionner la mise en œuvre des zones pilotes afin qu'elle puisse s'étendre de manière progressive", a-t-il ajouté.

L'armée libanaise a condamné dimanche la poursuite des opérations militaires d'Israël dans le sud du Liban, qui l'empêche selon elle de s'y déployer comme prévu par l'accord signé en juin entre les deux pays à Washington.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, avait annoncé il y a quelques jours la tenue de ces pourparlers.

L'accord conclu en juin prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Malgré l'accalmie dans les combats, l'armée israélienne continue de mener des frappes intermittentes dans le sud.


L'armée saoudienne intercepte des drones provenant d'Irak

Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense. (SPA)
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  • Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak
  • Ceux-ci visaient des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense

RIYAD: Les forces armées saoudiennes ont intercepté et détruit plusieurs drones lancés depuis l'Irak et visant des installations pétrolières, a indiqué lundi le ministère saoudien de la Défense.

"Des attaques terroristes ont été lancées depuis le territoire irakien par des milices terroristes soutenues par l'Iran", a affirmé le ministère dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

Riyad appelle l'Irak à empêcher les attaques 

L'Arabie saoudite a exhorté lundi le gouvernement de Bagdad à empêcher les attaques de drones lancées depuis son territoire, après avoir accusé des groupes armés pro-Iran basés en Irak, d'avoir ciblé le royaume.

Le royaume "réaffirme la nécessité pour le gouvernement irakien de prendre toutes les mesures nécessaires afin d'empêcher que son territoire ne serve de point de départ à une agression", peut-on lire dans un communiqué des autorités publié par une chaîne de télévision officielle saoudienne.