Brésil: risque de chaleurs extrêmes en 2100 à cause de la déforestation

Les gens regardent le fleuve Rio Negro depuis une passerelle construite pour traverser les rues inondées à Manaus, capitale de l'État brésilien d'Amazonas, le 31 mai 2021. (Michel Dantas/AFP)
Les gens regardent le fleuve Rio Negro depuis une passerelle construite pour traverser les rues inondées à Manaus, capitale de l'État brésilien d'Amazonas, le 31 mai 2021. (Michel Dantas/AFP)
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Publié le Vendredi 01 octobre 2021

Brésil: risque de chaleurs extrêmes en 2100 à cause de la déforestation

  • Les simulations des chercheurs prévoient une augmentation de 7,5 à 11,5 degrés en 2100 par rapport aux températures actuelles dans le nord du pays
  • Le «stress thermique» peut causer «des troubles mentaux (...), des problèmes de déshydratation et, dans les cas les plus graves, compromettre les fonctions vitales, jusqu'à la mort»

BRASILIA, Brésil : Avec l'avancée de la déforestation en Amazonie, environ 12 millions de Brésiliens pourraient être exposés à des chaleurs extrêmes en 2100, avec de graves conséquences pour la santé, selon une étude publiée vendredi.

«La déforestation à grande échelle de l'Amazonie associée aux changements climatiques augmentera le risque d'exposition aux chaleurs extrêmes», avertit cette étude menée par la Fiocruz, organisme de référence pour la recherche en santé publique, l'Institut national de recherches spatiales (INPE) et l'Université de Sao Paulo (USP).

Les simulations des chercheurs prévoient une augmentation de 7,5 à 11,5 degrés en 2100 par rapport aux températures actuelles dans le nord du pays.

«Environ 12 millions de personnes de la région nord du Brésil seraient exposés à un risque extrême de stress thermique», explique l'étude, qui fait pour la première fois un lien entre la déforestation, le réchauffement de la planète et la santé humaine.

Le «stress thermique» peut causer «des troubles mentaux (...), des problèmes de déshydratation et, dans les cas les plus graves, compromettre les fonctions vitales, jusqu'à la mort».

Les chercheurs évoquent un point de non retour, «une limite de la déforestation pour la survie de l'espèce humaine».

«Si la déforestation se poursuit au niveau actuel, cela aura des effets dramatiques pour la civilisation», affirme Paulo Nobre, chercheur de l'Inpe, organisme public qui diffuse régulièrement les chiffres de la déforestation.

La destruction de la plus grande forêt tropicale de la planète a fortement augmenté depuis l'arrivée au pouvoir du président d'extrême droite Jair Bolsonaro, en janvier 2019.

Sur la période de référence d'août 2020 à juillet 2021, 8.712 km2 ont été déboisés en Amazonie, une dévastation proche du record des 12 mois précédents (9.126 km2).

Au-delà des risques pour la santé, les chercheurs expliquent que les conditions de vie socio-économiques des habitants du nord du Brésil, qui est déjà une des plus pauvres du pays, pourraient se dégrader fortement, causant des phénomènes de «migration de masse».


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com