Espagne: 700 migrants tentent d'entrer dans l'enclave de Melilla

Situées dans le nord du Maroc, Melilla et Ceuta (en photo) sont les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique et attirent nombre de migrants souhaitant rentrer en Europe. (Photo, AFP)
Situées dans le nord du Maroc, Melilla et Ceuta (en photo) sont les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique et attirent nombre de migrants souhaitant rentrer en Europe. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 01 octobre 2021

Espagne: 700 migrants tentent d'entrer dans l'enclave de Melilla

  • Aucun de ces migrants, tous originaires d'Afrique subsaharienne, n'a réussi à entrer dans l'enclave
  • La tentative de ce groupe était «très bien organisée, ils essayaient d'entrer à différents endroits du périmètre pour diviser les forces de sécurité qui essayaient de les empêcher» d'entrer

MADRID: Environ 700 migrants ont tenté sans succès de franchir la haute clôture marquant la frontière entre l'enclave espagnole de Melilla et le Maroc, a indiqué vendredi un responsable espagnol, selon lequel ce nombre est sans précédent.

"Environ 700 personnes ont tenté de s'approcher du périmètre" de sécurité autour de la clôture en vue de la franchir, a dit un porte-parole de la préfecture de Melilla.

Aucun de ces migrants, tous originaires d'Afrique subsaharienne, n'a réussi à entrer dans l'enclave, a-t-il ajouté, précisant qu'ils avaient été tous repoussés par les forces de l'ordre marocaines.

Si des centaines de personnes ont déjà essayé de rentrer à Melilla par le passé, "nous n'avons jamais observé (un groupe de) 700" personnes, a encore dit ce porte-parole.

Selon lui, la tentative de ce groupe était "très bien organisée, ils essayaient d'entrer à différents endroits du périmètre pour diviser les forces de sécurité qui essayaient de les empêcher" d'entrer, une approche "relativement nouvelle".

La dernière entrée massive de migrants à Melilla a eu lieu fin juillet lorsque 238 migrants sont parvenus à franchir la clôture.

Situées dans le nord du Maroc, Melilla et Ceuta sont les seules frontières terrestres de l'Union européenne avec l'Afrique et attirent nombre de migrants souhaitant rentrer en Europe pour fuir la pauvreté.

Les tentatives de passage des clôtures mesurant plusieurs mètres de haut de ces deux enclaves, qui entraînent parfois des morts, sont assez fréquentes.

Mi-mai, plus de 10 000 migrants, en grande majorité Marocains, avaient profité d'un relâchement des contrôles du côté marocain pour entrer, cette fois par la mer ou par la digue marquant la frontière, dans l'autre enclave de Ceuta.

Cette vague migratoire exceptionnelle avait eu lieu dans un contexte de crise diplomatique majeure entre Madrid et Rabat, provoquée par l'accueil en Espagne, pour y être soigné de la Covid, du chef des indépendantistes sahraouis du Front Polisario, Brahim Ghali, ennemi juré de Rabat.


La guerre au Moyen-Orient déclarée «crise humanitaire majeure» par l'agence de l'ONU pour les réfugiés

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  • "Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito
  • Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité"

GENEVE: L'agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) a annoncé vendredi que la guerre au Moyen-Orient constituait une "crise humanitaire majeure" nécessitant une réponse immédiate de tous les acteurs "dans toute la région".

"La crise croissante au Moyen-Orient constitue une urgence humanitaire majeure nécessitant une réponse immédiate dans toute la région et en Asie du Sud-Est", a annoncé devant la presse à Genève Ayaki Ito, directeur de la division des urgences et du soutien aux programmes du HCR.

"La récente escalade des hostilités et des attaques au Moyen-Orient a provoqué d'importants mouvements de population, tandis que les affrontements le long de la frontière entre l'Afghanistan et le Pakistan ont également contraint plusieurs milliers de familles à fuir", a-t-il ajouté.

L'ensemble des régions touchées accueillent déjà près de 25 millions de personnes, qu'il s'agisse de réfugiés, de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays ou de réfugiés récemment rentrés chez eux, selon le HCR.

"Des efforts sont actuellement en cours pour fournir une assistance humanitaire vitale aux pays touchés dans toute la région", a affirmé Ayaki Ito.

Il a également relevé qu'"il est impératif que tous les civils contraints de franchir les frontières pour trouver refuge puissent le faire en toute sécurité".

Le HCR suit de près l'évolution de la situation en Iran, pays où il est présent depuis 1984 et où il affirme être la plus grande agence des Nations unies, avec des bureaux à Téhéran et cinq antennes régionales.

Le HCR dispose en Iran d'environ 110 employés et "nous continuer à fonctionner avec des capacités réduites", a indiqué Ayaki Ito.

"Notre personnel est en danger" et "les réfugiés continuent à se rendre dans nos centres d'accueil", a-t-il affirmé.

L'Iran accueillait avant la guerre au Moyen-Orient 1,65 million de réfugiés et d'autres personnes ayant besoin d'une protection internationale, selon le HCR, qui continue de leur venir en aide et de les soutenir, malgré les défis logistiques.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) des Nations unies, quelque 50.000 Syriens ont notamment fui du Liban vers leurs pays au cours de la semaine dernière.


Israël affirme avoir frappé le «bunker» du guide suprême

L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran. (AFP)
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  • Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée
  • L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran"

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé vendredi dans le centre de Téhéran, lors d'un bombardement mené par une cinquantaine d'avions de combat, le bunker du guide suprême iranien Ali Khamenei, tué le 28 février au premier jour de l'offensive isréalo-américaine sur l'Iran.

"Le bunker militaire souterrain, situé sous le complexe abritant la direction du régime au centre de Téhéran, était destiné à être utilisé par le guide suprême comme centre de commandement d'urgence sécurisé", a déclaré l'armée dans un communiqué.

Ali Khamenei a été tué "avant de pouvoir utiliser le bunker" durant les frappes, "mais le complexe a continué à être utilisé par de hauts responsables du régime iranien", a ajouté l'armée.

L'armée a précisé qu'environ 50 avions de combat avaient participé aux frappes contre le réseau souterrain qui s'étendait, selon elle, sur "de nombreuses rues au coeur de Téhéran, comprenait de nombreuses entrées et salles de réunion pour de hauts responsables du régime terroriste iranien".

Le guide suprême a été tué dans son complexe par une frappe attribuée par le Pentagone à l'aviation israélienne. Le président américain Donald Trump a souligné que l'opération avait été menée en partie sur la base d'informations fournies par les services de renseignement américains.

Jeudi, le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a déclaré qu'en "40 secondes, environ 40 hauts responsables du régime de terreur iranien ont été éliminés" y compris le guide suprême, lors de cette frappe.


Violentes frappes israéliennes sur le sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah

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  • D'après l'Agence nationale d'information, ces frappes, conduites par des avions de guerre israéliens, ont visé les localités de Srifa, Aita Alshaab, Touline, Alsawana, et Majdal Selm
  • Une autre frappe a ciblé tôt vendredi le village de Dours, en périphérie de Baalbek (est), selon la même source

BEYROUTH: De violentes frappes ont visé jeudi soir la banlieue sud de Beyrouth, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), plusieurs heures après un appel inédit d'Israël à évacuer ce bastion du Hezbollah pro-iranien.

Presque simultanément, l'armée israélienne a annoncé vers 20h55 GMT avoir commencé à frapper "des infrastructures du Hezbollah dans le secteur de la banlieue [sud] de Beyrouth".

Des images de l'AFPTV ont montré plusieurs panaches de fumée se dégager de ce secteur et former un brouillard au-dessus de la banlieue.