Elections en Géorgie: le parti au pouvoir en tête, accusations de fraudes

Le dirigeant du parti Rêve Géorgien Irakli Kobakhidze, a revendiqué une victoire "convaincante" (Photo, AFP).
Le dirigeant du parti Rêve Géorgien Irakli Kobakhidze, a revendiqué une victoire "convaincante" (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 03 octobre 2021

Elections en Géorgie: le parti au pouvoir en tête, accusations de fraudes

  • Après le décompte de 91% des bureaux de vote, la formation Rêve géorgien, qui dirige ce pays du Caucase depuis 2012, remporte 47% des suffrages
  • Les partis d'opposition remportent ensemble 53% des votes et plusieurs d'entre-eux ont dénoncé des fraudes

TBILISSI: Le parti au pouvoir en Géorgie se dirigeait dimanche vers une victoire au lendemain d'élections municipales cruciales marquées par des accusations de fraudes et l'arrestation à son retour d'exil de l'ex-président et opposant Mikheïl Saakachvili.

Après le décompte de 91% des bureaux de vote, la formation Rêve géorgien, qui dirige ce pays du Caucase depuis 2012, remporte 47% des suffrages.

Elle est suivie par le Mouvement national uni (MNU), fondé par Mikheïl Saakachvili, avec 30,61% des voix, selon les résultats préliminaires de la Commission électorale.

Les partis d'opposition remportent toutefois ensemble 53% des votes et plusieurs d'entre-eux ont dénoncé des fraudes.

Dans un communiqué, Rêve géorgien, fondé par le milliardaire Bidzina Ivanichvili, le principal rival de M. Saakachvili, a rétorqué que le vote de samedi avait correspondu "aux plus hauts critères démocratiques".

Et son dirigeant, Irakli Kobakhidze, a revendiqué une victoire "convaincante".

La Géorgie est plongée dans une crise politique depuis la dénonciation par l'opposition de fraudes massives aux législatives d'octobre 2020, remportées sur le fil par le parti au pouvoir.

En mai, après une médiation de l'Union européenne, Rêve géorgien avait accepté d'organiser des législatives anticipées s'il ressemblait moins de 43% lors du scrutin local de samedi. 

Il s'était finalement retiré de cet accord, en juillet, suscitant la colère des opposants. 

Retour de Saakachvili

Avant son arrestation vendredi, Mikheïl Saakachvili avait appelé à manifester dimanche à Tbilissi pour que ses partisans protègent leurs voix.

Mais l'opposition s'est pour l'heure refusée d'appeler à manifester, dans l'attente des conclusions des observateurs internationaux de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) qui doivent s'exprimer dimanche à partir de 11H00 GMT.

Comme lors des législatives de 2020, l'opposition a dénoncé des fraudes durant les élections locales de samedi.

Guiorgi Baramidze, un cadre du MNU, a dénoncé auprès de l'AFP des "intimidations d'électeurs et des achats de voix" avant les élections, puis des "votes multiples" le jour du scrutin.

Il a promis que sa formation utiliserait "tous les moyens légaux pour faire annuler cette falsification".

Selon lui, la "crédibilité" du vote avait déjà été entachée par le départ en exil puis l'arrestation à son retour de Mikheïl Saakachvili. 

Pour soutenir le MNU, M. Saakachvili, 53 ans, président de 2004 à 2013, est rentré au pays après un exil de huit ans marqué par une nouvelle carrière politique agitée en Ukraine. 

Il a été arrêté dès son arrivée pour une condamnation par contumace, en 2018, à six ans de prison pour "abus de pouvoir", une affaire qu'il juge politique. Depuis sa cellule, il a annoncé une grève de la faim.

Dimanche, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé qu'il allait faire pression pour que Mikheïl Saakachvili soit renvoyé en Ukraine. Ce dernier a perdu sa nationalité géorgienne et possède un passeport ukrainien.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.