Rencontre à Ramallah entre Mahmoud Abbas et une délégation israélienne

La rencontre de dimanche soir entre le président palestinien et une délégation israélienne coïncide avec des pourparlers au Caire entre le mouvement Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et l'Egypte à propos notamment d'un éventuel échange de prisonniers entre Israël et ce mouvement islamiste armé. (Photo, AFP)
La rencontre de dimanche soir entre le président palestinien et une délégation israélienne coïncide avec des pourparlers au Caire entre le mouvement Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et l'Egypte à propos notamment d'un éventuel échange de prisonniers entre Israël et ce mouvement islamiste armé. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 04 octobre 2021

Rencontre à Ramallah entre Mahmoud Abbas et une délégation israélienne

  • «Nous avons une mission commune : maintenir l'espoir d'une paix fondée sur une solution à deux États car il n'y a pas d'autres solutions»
  • «Nous avons franchi une nouvelle étape pour approfondir la coopération avec nos voisins les plus proches et les plus importants»

RAMALLAH : Le président palestinien Mahmoud Abbas s'est entretenu tard dimanche soir à Ramallah avec une délégation israélienne, seconde rencontre officielle en environ un mois avec des membres du nouveau gouvernement israélien, ont indiqué des sources concordantes. 


Mahmoud Abbas a reçu au siège de l'Autorité palestinienne, en Cisjordanie occupée, les ministres israéliens de la Santé Nitzan Horowitz et de la Coopération régionale Issawi Freij ainsi que la députée Michal Rozin, tous de la formation de gauche Meretz, membre du nouveau gouvernement de coalition israélien, a indiqué l'agence officielle palestinienne.


"Le Président a souligné l'importance de mettre fin à l'occupation israélienne et de parvenir à une paix juste et globale conformément aux résolutions internationales, et la nécessité de mettre fin aux colonies" et à "l'expulsion" de familles palestiniennes dans différents quartiers de Jérusalem-Est, a ajouté Wafa.


Ces membres du parti Meretz ont affirmé leur soutien "à la solution à deux Etats", une Palestine indépendante et viable aux côtés d'Israël, et la nécessité de "coopérer pour établir des ponts et la confiance" entre Israéliens et Palestiniens, a ajouté l'agence officielle.


"Nous avons une mission commune : maintenir l'espoir d'une paix fondée sur une solution à deux États car il n'y a pas d'autres solutions", a écrit tard dimanche sur Twitter Nitzan Horowitz, chef de la formation Meretz, en postant une photo aux côtés du président Mahmoud Abbas, prise "ce soir à Ramallah".   


"Nous avons franchi une nouvelle étape pour approfondir la coopération avec nos voisins les plus proches et les plus importants", a ajouté M. Horowitz, dont la rencontre avec le patron de l'Autorité palestinienne suscite des critiques au sein de la droite israélienne.


Fin août, le ministre israélien de la Défense Benny Gantz s'était déjà rendu au QG de l'Autorité palestinienne à Ramallah afin de discuter de sécurité et d'économie avec Mahmoud Abbas, première rencontre à ce niveau annoncée officiellement depuis des années.


"Il n'y a aucun processus de paix en cours avec les Palestiniens et il n'y en aura pas", avait toutefois modéré une source proche du Premier ministre israélien Naftali Bennett après l'entretien Abbas-Gantz.


La rencontre de dimanche soir entre le président palestinien et une délégation israélienne coïncide avec des pourparlers au Caire entre le mouvement Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, et l'Egypte à propos notamment d'un éventuel échange de prisonniers entre Israël et ce mouvement islamiste armé. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.