La Russie déploie une équipe pour tourner le premier film dans l'espace

Cette photo prise et publiée le 4 octobre 2021 par l'agence spatiale russe Roscosmos montre des membres d'équipage, le cosmonaute Anton Shkaplerov, l'actrice Yulia Peresild et le réalisateur Klim Shipenko. (Photo, AFP)
Cette photo prise et publiée le 4 octobre 2021 par l'agence spatiale russe Roscosmos montre des membres d'équipage, le cosmonaute Anton Shkaplerov, l'actrice Yulia Peresild et le réalisateur Klim Shipenko. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 05 octobre 2021

La Russie déploie une équipe pour tourner le premier film dans l'espace

  • L'équipe russe aura 12 jours pour tourner les séquences spatiales d'un film provisoirement intitulé «Le Défi», une oeuvre qui mettra en scène une médecin ayant pour mission de sauver un cosmonaute
  • Ce premier long-métrage de fiction dans l'espace aura valeur d'«expérience», a estimé Chipenko, qui maniera la caméra, le maquillage et l'éclairage dans l'espace exigu du segment russe de l'ISS

MOSCOU : La Russie envoie mardi une actrice et un réalisateur dans l'espace pour y tourner le premier long-métrage en orbite de l'histoire et marquer des points symboliques face aux concurrents américains après des années de déconvenues.

Accompagnés d'un cosmonaute chevronné, l'actrice Ioulia Peressild, 37 ans, et le réalisateur Klim Chipenko, 38 ans, doivent s'envoler pour la Station spatiale internationale (ISS) à bord d'une fusée Soyouz à 08H55 GMT depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan.

L'enjeu est de devancer le projet de film dans l'espace de Tom Cruise, dont le calendrier n'est lui pas connu.

L'équipe russe aura 12 jours pour tourner les séquences spatiales d'un film provisoirement intitulé "Le Défi", une oeuvre dont le budget est gardé secret et qui mettra en scène une médecin ayant pour mission de sauver un cosmonaute.

Lors d'une conférence de presse lundi, le réalisateur et l'actrice sont apparus détendus.

Ce premier long-métrage de fiction dans l'espace aura valeur d'"expérience", a estimé M. Chipenko, qui maniera la caméra, le maquillage et l'éclairage dans l'espace exigu du segment russe de l'ISS.

"Je n'ai personne à qui demander des conseils. Je n'ai aucun cadreur à qui demander comment filmer à la lumière du hublot", a-t-il relevé.

Au-delà de cette première artistique, ce voyage doit permettre à Moscou de marquer un point face au rival américain, dans un contexte de tensions croissantes.

«Triompher de la Nasa»

Pour l'agence spatiale russe Roscosmos, le film doit redorer un blason terni par les scandales de corruption, les pannes en série et la perte du lucratif monopole des vols habités vers l'ISS avec l'entrée en lice de la société Space X d'Elon Musk.

Pour Roscosmos, il s'agit donc de "triompher de la Nasa et de Space X" et "détourner l'attention de (ses) problèmes", a estimé auprès de l'AFP le politologue Konstantin Kalatchev.

L'agence russe avait brusquement révélé son projet cinématographique l'an dernier, après l'annonce d'un projet de tournage à bord de l'ISS avec Tom Cruise, la star de la saga "Mission Impossible".

Si les images ont toujours accompagné les missions dans l'espace, des premiers pas sur la Lune en 1969 aux publications sur les réseaux sociaux du spationaute français Thomas Pesquet, jamais un long-métrage de fiction n'a été tourné en orbite.

Les deux primo-voyageurs de l'espace, deux figures du cinéma russe, ont suivi un entraînement accéléré pour apprendre à supporter la violente accélération du décollage ou à se mouvoir en apesanteur.

Signe de l'importance de ce projet pour Moscou, les producteurs du film sont des poids lourds : Dmitri Rogozine, directeur de Roscosmos et ancien vice-Premier ministre, et Konstantin Ernst, patron de la chaîne télévisée Pervyi Kanal.

Ce dernier a notamment mis en scène certains des plus grands moments du règne de Vladimir Poutine : défilés militaires, investitures présidentielles, cérémonies des Jeux olympiques d'hiver de Sotchi en 2014.

En avril, lors du 60e anniversaire du premier vol habité dans l'espace de Iouri Gagarine, victoire symbolique de l'Union soviétique sur les Etats-Unis en pleine Guerre froide, M. Poutine avait proclamé que la Russie devait rester une grande puissance spatiale.

Le pays entend donc se mêler à la course au tourisme spatial, qui a connu une accélération ces derniers mois avec les vols des milliardaires américain Jeff Bezos et britannique Richard Branson.

Elle doit ainsi propulser en décembre un milliardaire japonais dans l'espace. 

Parmi les autres ambitions de Roscosmos figurent une station spatiale strictement russe et une station russo-chinoise en orbite voire même sur la Lune, Moscou ayant décidé de claquer la porte d'un projet lunaire de Washington jugé trop américano-centré. 

Mais aucun de ces projets n'a de budget ni de calendrier précis.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Short Url
  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Short Url
  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

--
« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Short Url
  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.