La future Saudi Building Academy permettra de former au Code de construction

La mission de l'académie inclut la conception sécuritaire, la sensibilisation au Code de construction et sa mise en œuvre (Shutterstock)
La mission de l'académie inclut la conception sécuritaire, la sensibilisation au Code de construction et sa mise en œuvre (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 06 octobre 2021

La future Saudi Building Academy permettra de former au Code de construction

La mission de l'académie inclut la conception sécuritaire, la sensibilisation au Code de construction et sa mise en œuvre (Shutterstock)
  • L'académie offrira des programmes de formation, des cours conduisant à un diplôme, des conférences, des ateliers et des campagnes médiatiques
  • «L'académie devrait être créée d'ici à un an, dans le cadre de la Vision 2030», a affirmé Saad Saleh ben Shouaïl, secrétaire général du Comité national du code de construction

RIYAD: Les cours de formation sur la conception du Code de construction, et le fonctionnement des solutions de sécurité, mis en place par le Comité national du code de construction saoudien, amélioreront encore la mise en œuvre du Code de construction grâce à la création d’une nouvelle académie. 

S'exprimant au deuxième jour de la Conférence internationale saoudienne pour la sécurité industrielle et la prévention des pertes, Saad Saleh ben Shouaïl, secrétaire général du Comité national du code de construction saoudien, a déclaré que l'Académie saoudienne de la construction allait favoriser la sensibilisation à la sécurité. 

 «L'académie devrait être créée d'ici à un an. Le Comité saoudien du code de construction établira la Saudi Building Academy conformément à la Vision 2030», a-t-il affirmé à Arab News. 

«Cette académie fournira une formation à l'inspection et à la conception. Elle collaborera aussi à la recherche sur les nouvelles technologies et à la révision du Code de construction et des projets», a-t-il ajouté. 

La mission de l'académie inclut la conception sécuritaire, la sensibilisation au Code de construction, la mise en œuvre, et l'instruction sur la sécurité et la prévention des pertes, grâce à la mise en application efficace du Code. 

La sensibilisation à la conception sécuritaire est l'objectif principal de l'académie, qui vise à accroître les connaissances des entrepreneurs, afin que les normes du Code de construction soient appliquées, a ajouté Ben Shouail. 

L'académie, a-t-il dit, proposera des programmes de formation, des cours conduisant à un diplôme, des conférences, des ateliers et des campagnes médiatiques. 

Le SBC (Code de construction saoudien) est un ensemble de réglementations et de critères juridiques, administratifs et techniques définissant les normes de construction minimales pour les bâtiments dans le Royaume, à même d'assurer la sécurité et la santé publiques. 

Le SBC s'applique à tous les travaux de construction dans les secteurs public et privé, qu'il s'agisse de bâtiments neufs ou existants qui sont rénovés ou agrandis.  

Anas al-Zaïd, directeur de la région Mena pour la National Fire Protection Association, a affirmé lors de la conférence que le Code de construction était clair et que les difficultés rencontrées étaient davantage liées à sa mise en œuvre. Il a souligné la nécessité d'informer les entrepreneurs et autres personnes concernées. 

Jamal al-Ghamdi, directeur de la sécurité chez Sadara, a affirmé que la formation, l'instruction, ainsi qu’une meilleure communication étaient les trois éléments clés de la sécurité. Il a également souligné l'importance des nouvelles technologies dans les projets de conception sécuritaire et de construction. 

La Conférence internationale saoudienne pour la sécurité industrielle et la prévention des pertes, d’une durée de quatre jours, organisée sous le patronage du ministre de l'Intérieur, le prince Abdelaziz ben Saoud ben Naïf, président de la Haute Commission pour la sécurité industrielle, s'est ouverte dimanche au Ritz-Carlton de Riyad. Elle couvre les aspects fondamentaux de la sécurité industrielle et de la prévention des pertes, principalement liés aux secteurs vitaux comme le pétrole, le gaz, les minéraux, la pétrochimie et les produits chimiques. 

Khaled Sulaiman, directeur de la sécurité auprès de Ma'aden, a réagi à la conférence. «Elle montre que les dirigeants du Royaume s'efforcent d'améliorer la sécurité et de prévenir les accidents. Nous estimons que participer à cette conférence reflète notre engagement au niveau de la sécurité et de la prévention des pertes, et permet un partage des connaissances et un échange d'expériences», a-t-il expliqué à Arab News.  

Qoussaï al-Abdelkarim, directeur du marketing et de la communication d'entreprise auprès de l'Autorité saoudienne pour les villes industrielles et les zones techniques, connue sous le nom de «Modon», a affirmé que l'organisation souhaitait renforcer la coopération avec ses partenaires locaux et internationaux. 

Il a noté que cette conférence était une excellente opportunité de présenter le système de sécurité administrative, de protection contre les incendies, ainsi que les efforts de prévention et de sensibilisation de Modon. Il a ajouté que le système de services qualitatifs qu’elle utilisait, notamment son plan d'intervention d'urgences, facilitait les affaires dans un environnement d'investissement sûr et intelligent, conformément aux meilleures normes de qualité locales et internationales. 

Il a ajouté que Modon avait mis en place un «système de gestion de la sécurité» pour la santé professionnelle visant à améliorer les performances et les niveaux de fonctionnement, augmenter la sécurité, et prévenir les incendies dans les villes industrielles. 

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
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  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
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  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
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  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.