L’Égypte prévoit de convertir 50% de ses programmes en projets verts d’ici à 2024

Yasmine Fouad, ministre égyptienne de l’Environnement, a dévoilé que le pays entendait convertir la moitié de ses projets en projets verts d’ici 2024 (Capture d’écran/YouTube)
Yasmine Fouad, ministre égyptienne de l’Environnement, a dévoilé que le pays entendait convertir la moitié de ses projets en projets verts d’ici 2024 (Capture d’écran/YouTube)
Short Url
Publié le Mercredi 06 octobre 2021

L’Égypte prévoit de convertir 50% de ses programmes en projets verts d’ici à 2024

Yasmine Fouad, ministre égyptienne de l’Environnement, a dévoilé que le pays entendait convertir la moitié de ses projets en projets verts d’ici 2024 (Capture d’écran/YouTube)
  • Pour atteindre ses objectifs, l’Égypte émettra des obligations et préparera une stratégie nationale sur le changement climatique
  • La ministre de l’Environnement a insisté sur la réussite de l’Égypte face au phénomène de pollution atmosphérique et à ses graves conséquences

LE CAIRE: L’Égypte entend convertir la moitié de ses programmes en projets verts d’ici à 2024, en émettant des obligations et en préparant une stratégie nationale sur le changement climatique, a déclaré la ministre de l’Environnement du pays. 

Yasmine Fouad a déclaré au vice-président de la Commission européenne pour le pacte vert pour l’Europe, Frans Timmermans, que l’Égypte avait constaté ces dernières années la nécessité d’intégrer les questions environnementales dans le domaine du développement. Cette approche est soutenue par les dirigeants politiques du pays, qui ont restructuré le secteur de l’environnement en le reliant à l’économie, a-t-elle indiqué. 

La ministre a insisté sur la réussite de l’Égypte face au phénomène de pollution atmosphérique, connu sous le nom de «nuage noir», et à ses graves conséquences. Le pays a lancé il y a sept ans une stratégie visant à réduire les sources de pollution telles que la combustion des résidus agricoles et les émissions polluantes des véhicules et des installations industrielles. 

«Nous traitons le problème sous un angle économique, en offrant des emplois aux agriculteurs et en les soutenant financièrement pour ouvrir des sites et obtenir des machines de recyclage de la paille de riz. Aujourd’hui, le nombre d’agriculteurs travaillant dans le domaine du recyclage augmente», a expliqué la ministre. 

Mme Fouad a ajouté que l’Égypte avait affiché de nombreuses réussites dans la gestion des défis environnementaux d’un point de vue économique. Le ministère a notamment participé à l’initiative présidentielle «Une vie décente», à travers la technologie du biogaz et la formation de jeunes pour la mise en place d'unités de biogaz dans les zones rurales. Ces unités permettent de tirer profit des déchets agricoles et du fumier animal pour la production de biocarburants. 

Elle a ajouté que les déchets solides constituaient un défi majeur pour l’Égypte et que ce problème était traité grâce à différentes mesures, notamment le vote d’une loi sur la gestion des déchets. Elle a salué le rôle de l’UE en tant que partenaire clé dans la mise en œuvre du nouveau système de gestion des déchets solides. 

M. Timmermans a salué l’intérêt de l’Égypte pour l’environnement et de changement climatique, et a souligné l’importance de mener à bien les discussions en vue de la COP 27, que l’Égypte aspire à accueillir au nom du continent africain. 

Mme Fouad et M. Timmermans se sont entretenus en marge d’une réunion ministérielle de l’Union pour la méditerranée, organisée par l’Égypte. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Short Url
  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Short Url
  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

Short Url

Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.