Covid-19: le Maroc lance sa campagne pour la 3e dose de vaccin

Un agent de santé marocain prépare une dose du vaccin Pfizer-BioNTech dans un centre de vaccination Covid-19, dans la ville de Salé, le 5 octobre 2021. (Photo, AFP)
Un agent de santé marocain prépare une dose du vaccin Pfizer-BioNTech dans un centre de vaccination Covid-19, dans la ville de Salé, le 5 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 06 octobre 2021

Covid-19: le Maroc lance sa campagne pour la 3e dose de vaccin

  • Avec ses 36 millions d'habitants, le royaume chérifien mise sur sa campagne de vaccination pour enrayer la pandémie
  • Début juillet, le Maroc, qui est le pays du Maghreb le plus avancé dans la vaccination, a annoncé un projet de fabrication locale du vaccin chinois Sinopharm

SALÉ : Le Maroc lance cette semaine sa campagne pour une troisième dose de vaccin anticovid, destinée aux personnes ayant reçu les deux premières doses depuis au moins six mois, au moment où le nombre des contaminations continue de décroître.

"J'ai fait le déplacement pour recevoir ma troisième dose, après avoir entendu l'information à la télévision, pour me protéger du virus", a confié mardi à l'AFP Mohamed, un septuagénaire habitant la cité portuaire de Salé, qui jouxte la capitale Rabat. 

Les Marocains éligibles à la troisième injection -- personnes vulnérables et travailleurs en première ligne (santé, sécurité, etc.) -- affluent depuis lundi dans les centres de vaccination du royaume. 

"Vu l'importance de renforcer l'immunité chez l'ensemble des Marocains et étrangers résidant au Maroc et afin qu'ils se protègent eux-mêmes et protègent leurs familles de la contamination, ils sont appelés à adhérer à cette opération", a exhorté le ministère de la Santé dans un communiqué.

Avec ses 36 millions d'habitants, le royaume chérifien mise sur sa campagne de vaccination pour enrayer la pandémie: près de 23 millions de personnes ont reçu la première dose de vaccin et plus de 19 millions la deuxième. 

L’objectif est d’immuniser 80% de la population, soit 30 millions de personnes, avec les vaccins Sinopharm, AstraZeneca et Pfizer/BioNTech. 

Selon un membre du Comité scientifique de la vaccination anticovid, Saïd Afif, "il est possible par exemple d’utiliser un vaccin de type AstraZeneca pour les deux premières et un autre vaccin pour la troisième comme Sinopharm ou autre".

Après une flambée des cas d'infection et des décès début août, la pandémie est en régression au Maroc, comme dans le reste du Maghreb. 

Une décélération qui a permis un allégement progressif des mesures de restriction en fin de semaine dernière telles que le couvre-feu nocturne, l'ouverture des salles de sport et l'autorisation des déplacements entre les villes à condition d'avoir un pass sanitaire.

Un total de 935 560 contaminations et 14 355 décès ont été recensés au Maroc depuis le premier cas signalé en mars 2020, selon le dernier bilan officiel publié lundi.

Début juillet, le Maroc -- qui est le pays du Maghreb le plus avancé dans la vaccination -- a annoncé un projet de fabrication locale du vaccin chinois Sinopharm, avec "à court terme" une capacité de production de 5 millions de doses par mois.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.