Mars: Perseverance confirme la pertinence de la recherche de la vie

 Illustration du rover martien Persévérance. Comme ses ancêtres, Perserverance a été nommé par des enfants d'âge scolaire lors de concours nationaux - de Sojourner en 1997 aux rovers Spirit et Opportunity, qui ont atterri sur Mars en 2004, à Curiosity, qui explore Mars depuis 2012. (Document à distribuer/NASA/AFP)
Illustration du rover martien Persévérance. Comme ses ancêtres, Perserverance a été nommé par des enfants d'âge scolaire lors de concours nationaux - de Sojourner en 1997 aux rovers Spirit et Opportunity, qui ont atterri sur Mars en 2004, à Curiosity, qui explore Mars depuis 2012. (Document à distribuer/NASA/AFP)
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Publié le Vendredi 08 octobre 2021

Mars: Perseverance confirme la pertinence de la recherche de la vie

  • Le cratère, d'une surface d'environ 35 km de diamètre, a bien abrité un lac fermé, anciennement alimenté par une rivière via un delta, il y a entre 3,6 et 3 milliards d'années
  • Supercam - une caméra ultra sophistiquée construite en France - a permis d'identifier des strates de sédiments qui sont de «très bonnes candidates pour retrouver des traces de vie passée»

PARIS : Le rover Perseverance arrivé sur Mars en février a livré jeudi des premiers résultats scientifiques confirmant l'intérêt de chercher des traces d'une vie ancienne sur son site d'atterrissage, un cratère ayant accueilli un lac il y a 3 milliards d'années.

Perché sur le mât du robot de la Nasa, l'instrument franco-américain Supercam a pu observer depuis le sol de la planète rouge l'environnement du cratère Jezero, un site choisi sur la base d'images satellites.

Ses premières images en haute résolution confirment les indices de l'observation en orbite: le cratère, d'une surface d'environ 35 km de diamètre, a bien abrité un lac fermé, anciennement alimenté par une rivière via un delta, il y a entre 3,6 et 3 milliards d'années.

L'étude publiée dans la revue Science - la première depuis l'atterrissage de Perseverance - donne une foule de détails inédits sur l'histoire de l'ancien site lacustre, comparable par sa taille au Lac Léman.

Supercam - une caméra ultra sophistiquée construite en France - a permis d'identifier des strates de sédiments qui sont de «très bonnes candidates pour retrouver des traces de vie passée», a expliqué le CNRS lors de la présentation à la presse des résultats de l'étude, conduite par l'un de ses chercheurs, Nicolas Mangold.

Ces strates, formées à la base d'une butte d'une quarantaine de mètres de haut baptisée Kodiak, sont des «dépôts fins de type argileux ou sableux, qui ont plus de facilité à préserver de la matière organique», dit ce géologue planétaire au Laboratoire de planétologie et géodynamique.

Mais attention à ne pas s'emballer trop vite, a-t-il averti, car cette matière organique pourrait tout aussi bien provenir de «matière carbonée inerte», comme celle déposée par les comètes.

- «Matière organique»  -

La matière organique produite par le vivant est constituée de mélanges moléculaires complexes de carbone, d'hydrogène, d'azote, et plus rarement d'oxygène, a détaillé Sylvestre Maurice, de l'Institut de recherche en astrophysique et planétologie de l'Université Paul Sabatier à Toulouse.

«C'est ce type de matière qu'on retrouve dans les profondeurs du sol terrestre et les dépôts de sédiments de delta. D'où la confirmation de l'intérêt du cratère Jezero pour l'exobiologie», la science qui étudie la vie dans l'Univers.

«Tout exobiologiste rêverait évidemment de trouver des matières organiques produites par le vivant sur Mars !», a commenté Christian Mustin, expert en la matière au Centre national d'études spatiales (CNES).

Point positif pour cette quête: les sédiments nous apprennent que Jezero était un lac fermé, où l'eau entrait sans en sortir, et dont le niveau fluctuait. «Des endroits étaient alternativement à l'air libre et sous l'eau, donc privilégiés pour des formes de vie», selon Nicolas Mangold.

Point négatif: ce système clos est «moins dynamique et son activité hydrologique est moins longue que celle d'un lac qui aurait perduré avec une rivière sortant de l'autre côté», ajoute le géologue.

Perseverance a en outre détecté la présence inattendue de gros galets et blocs rocheux, témoins de forts courants fluviaux comme des crues soudaines. La fin de la période lacustre du cratère aurait donc été le théâtre d'un changement climatique majeur, suggère l'étude.

«Quel climat a pu générer cette transition ? Une aridification, une glaciation ? C'est ce que nous cherchons», explique le géologue.

Toutes ces observations, que le rover a réussi à faire en se tenant à plus de 2 km de distance des formations géologiques étudiées, vont désormais permettre d'orienter ses explorations pour aller prélever des échantillons. Le juge ultime sera l'analyse de ces échantillons sur Terre, lorsqu'ils y seront ramenés à l'horizon 2030.

Deux autres robots, Curiosity et Insight, arpentent actuellement la surface martienne. En septembre 2022, la mission russo-européenne ExoMars doit envoyer un robot qui pourra forer le sol de la planète rouge à plus d'un mètre de profondeur - une première.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com