Libération au Mali d'une religieuse colombienne enlevée en 2017

Gloria Cecilia Narvaez fait partie des Franciscaines de Marie Immaculée, une congrégation d'origine suisse fondée en 1893 et présente dans 17 pays. (Photo, AFP)
Gloria Cecilia Narvaez fait partie des Franciscaines de Marie Immaculée, une congrégation d'origine suisse fondée en 1893 et présente dans 17 pays. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 10 octobre 2021

Libération au Mali d'une religieuse colombienne enlevée en 2017

  • Elle est apparue aux côtés du président par intérim, le colonel Assimi Goïta, est de l'archévêque de Bamako Mgr Jean Zerbo
  • Elle avait été enlevée le 7 février 2017 près de Koutiala, à 400 km à l'est de Bamako. Elle travaillait alors comme missionnaire depuis six ans dans la paroisse de Karangasso avec trois autres religieuses

BAMAKO : Une religieuse franciscaine colombienne, sœur Gloria Cecilia Navarez, enlevée en février 2017 par des djihadistes au Mali, a été libérée samedi, a annoncé la présidence malienne.

La présidence du Mali a salué dans un communiqué "le courage et la bravoure de la sœur", précisant que cette libération est "le couronnement de 4 ans et 8 mois d'efforts conjugués de plusieurs services de renseignements".

"Je remercie les autorités maliennes, le président, toutes les autorités maliennes pour tous les efforts que vous avez fait pour me libérer. Que Dieu vous bénisse, que Dieu bénisse le Mali", a déclaré la religieuse à la télévision publique malienne.

Elle est apparue aux côtés du président par intérim, le colonel Assimi Goïta, est de l'archévêque de Bamako Mgr Jean Zerbo.

Mgr Zerbo a assuré que la religieuse "se porte bien". "Nous avons beaucoup prié pour sa libération. Je remercie les autorités maliennes et les autres bonnes volontés qui ont permis cette libération", a-t-il dit.

Gloria Cecilia Narvaez fait partie des Franciscaines de Marie Immaculée, une congrégation d'origine suisse fondée en 1893 et présente dans 17 pays.

Elle avait été enlevée le 7 février 2017 près de Koutiala, à 400 km à l'est de Bamako. Elle travaillait alors comme missionnaire depuis six ans dans la paroisse de Karangasso avec trois autres religieuses.

«Emmenez-moi»

Selon une de ses collègues, sœur Carmen Isabel Valencia, sœur Gloria Cecilia Navarez s'était volontairement livrée à ses ravisseurs alors qu'ils s'apprêtaient à enlever deux religieuses plus jeunes. "Je suis la supérieure, emmenez-moi", avait-elle dit, selon cette collègue.

Le frère de l'ex-otage s'est dit ému, après avoir eu confirmation de la libération. "Dieu merci, elle est en bonne santé, ils m'ont envoyé des photos et elle a l'air bien", a réagi Edgar Narvaez, dans une brève conversation avec l'AFP.

Le président de la Conférence épiscopale de Colombie, Mgr Mario de Jesús Álvarez Gómez, a pour sa part exprimé son "immense joie".

"Je me réjouis énormément de la nouvelle de la libération au Mali de notre chère compatriote, la religieuse Gloria Cecilia Narváez, un objectif que nous nous étions fixé au sein du gouvernement national et pour lequel nous avons travaillé avec le président (colombien Ivan) Duque pendant de nombreux mois", a déclaré pour sa part dans un communiqué la ministre colombienne des Affaires étrangères, Marta Lucía Ramírez.

Mme Ramirez a également souligné les "efforts humanitaires du gouvernement français pour contribuer à cette réussite".

Une source proche de la médiation a confié que la religieuse n'avait pas été maltraitée pendant sa détention et qu'elle a appris le Coran. "Nous ne dirons pas de détails. Les négociations ont duré des mois, des années", a souligné cette source.

Un responsable de l'aéroport de Bamako, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a indiqué que Gloria était arrivée samedi soir dans la capitale malienne d'où elle doit prendre l'avion pour Rome. Le départ de Bamako de la Colombienne a été confirmé par l'archevêché de la ville.

Dans une lettre transmise en juillet dernier par la Croix-Rouge à son frère, soeur Gloria Narvaez expliquait être détenue par "un groupe du GSIM", le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans, lié à Al-Qaïda.

Les enlèvements sont courants au Mali, pays sahélien pris dans la tourmente depuis le déclenchement d'insurrections indépendantiste et djihadiste dans le nord en 2012. Le conflit a fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés, malgré l'intervention de forces onusiennes, françaises et africaines.

Un journaliste français, Olivier Dubois, a été enlevé début avril dans le Nord du Mali par des djihadistes affiliés à Al-Qaïda.


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.