L'exploration des grands fonds marins, une priorité de France 2030

La France a déjà une longueur d’avance dans le domaine de l’exploration sous-marine grâce à la flotte de de l'Institut français pour l'exploitation de la mer, Ifremer. Sur cette photo, le navire océanographique ultra-moderne, le « Pourquoi pas? » (du nom du célèbre navire du Commandant Charcot, un des pionnier de l’exploration australe) , qui a pour mission principale la cartographie sous-marine, et participe à la compréhension des changements climatiques en étudiant les variations des températures, de salinité ou de courants. (Photo, AFP)
La France a déjà une longueur d’avance dans le domaine de l’exploration sous-marine grâce à la flotte de de l'Institut français pour l'exploitation de la mer, Ifremer. Sur cette photo, le navire océanographique ultra-moderne, le « Pourquoi pas? » (du nom du célèbre navire du Commandant Charcot, un des pionnier de l’exploration australe) , qui a pour mission principale la cartographie sous-marine, et participe à la compréhension des changements climatiques en étudiant les variations des températures, de salinité ou de courants. (Photo, AFP)
Un des bijoux technologiques de l'Ifremer, le sous-marin d'exploration le "Nautile". (Photo, AFP)
Un des bijoux technologiques de l'Ifremer, le sous-marin d'exploration le "Nautile". (Photo, AFP)
Le "Nautile" vu de l'intérieur. (Photo, AFP)
Le "Nautile" vu de l'intérieur. (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 13 octobre 2021

L'exploration des grands fonds marins, une priorité de France 2030

  • Macron a rappelé que la France avait un rôle important à jouer car elle possède, grâce à l'outre-mer, le deuxième espace maritime au monde après les Etats-Unis
  • Les fonds marins, entre 4000 et 6000 mètres de profondeur, suscitent une convoitise de plus en plus grande car certains contiennent des métaux sous plusieurs formes

PARIS : Emmanuel Macron a déclaré mardi que l'exploration des grands fonds marins faisait partie des priorités du plan d'investissement "France 2030", malgré l'inquiétude de scientifiques et d'ONG pour ces écosystèmes fragiles.

Cette exploration est "un levier extraordinaire de compréhension du vivant, d'accès à certains métaux rares, de compréhension du fonctionnement de nouveaux écosystèmes d'innovation", notamment en terme de santé, a expliqué le chef de l'Etat devant quelque 200 chefs d'entreprise et d'étudiants à l'Elysée.

Les fonds marins, entre 4000 et 6000 mètres de profondeur, suscitent une convoitise de plus en plus grande car certains contiennent des métaux sous plusieurs formes, dont des nodules polymétalliques. Ces petits cailloux sont riches notamment en manganèse, cobalt ou nickel, très demandés car utilisés dans les batteries de véhicules électriques.

Emmanuel Macron a rappelé que la France avait un rôle important à jouer car elle possède, grâce à l'outre-mer, le deuxième espace maritime au monde après les Etats-Unis.

Quelque deux milliards d'euros, sur cinq ans, seront consacrés dans le cadre de "France 2030" à l'exploration des fonds sous-marins mais aussi à l'espace.

"J'entends déjà le débat à venir: je ne parle pas d'exploitation, je parle d'exploration", a fait valoir Emmanuel Macron.

"Mais l'exploration pourrait bientôt ouvrir la voie à l'exploitation", met en garde l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), dont fait partie la France.

L'UICN a adopté en septembre un "moratoire sur l'exploitation minière des grands fonds marins, la délivrance de nouveaux contrats d’exploitation et de nouveaux contrats d'exploration", sur lequel la France s'était abstenue.

Ce texte demande que ce moratoire soit en place jusqu'à ce que "des évaluations d’impact rigoureuses et transparentes aient été menées" et que "la protection efficace du milieu marin soit garantie".

L'exploitation minière en haute mer n'existe pas actuellement. En revanche, des instituts de recherche comme l'Ifremer en France ou des entreprises privées mènent des opérations d'exploration, à condition d'être parrainés par un pays.

Des ONG opposés à l'exploitation minière des fonds marins estiment que la menace est imminente. Elles appellent à mieux recycler les métaux pour répondre à la demande croissante ou à développer de nouvelles technologies pour les batteries. Elles craignent aussi une absence de contrôle totale des conditions d'exploitation minière à de telles profondeurs.

Pour les scientifiques, il est difficile de quantifier les impacts d'une exploitation minière, dans des milieux caractérisés par une obscurité totale, le froid, la pression hydrostatique élevée, la nourriture limitée provenant de la surface.

"Les nodules nécessitent deux millions d'années pour se reformer, les animaux qui dépendent ne peuvent pas revenir", indiquait en septembre à l'AFP Katja Uhlenkott, doctorante à l'université allemande Carl-von Ossietzky d'Oldenbourg.

Des entreprises importantes, BMW, Google, Samsung SDI ou encore Volvo, se sont engagées à "ne pas utiliser des minéraux issus des eaux profondes ou à financer l'exploitation minière en eaux profondes" tant que les scientifiques n'en auront pas mesuré clairement les conséquences.


Le porte-avions français passe le canal de Suez, en route vers la région du Golfe

Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
Le canal de Suez, photo d'illustration. (AFP)
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  • Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français
  • Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées

PARIS: Le porte-avions français Charles-De-Gaulle et son escorte franchissent, mercredi, le canal de Suez pour se prépositionner dans la région du Golfe en cas de déclenchement d'une mission, promue par Londres et Paris, pour rétablir la navigation dans le détroit d'Ormuz, a annoncé le ministère des Armées.

"Le porte-avions Charles-De-Gaulle et ses escorteurs franchissent le canal de Suez mercredi 6 mai 2026, en route vers le sud de la mer Rouge", affirme le ministère dans un communiqué.

Cette décision vise "à réduire les délais de mise en œuvre de cette initiative dès que les circonstances le permettront", ajoute-il.

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer sont à l'origine d'une initiative pour sécuriser la navigation dans le détroit, bloqué depuis le début du conflit opposant l'Iran aux Etats-Unis et à Israël le 28 février.

Cette potentielle mission de sécurisation, qui ne pourrait être déclenchée qu'une fois que les hostilités auront cessé, se veut "neutre" et "bien distincte des belligérants" avait affirmé mi-avril le président français.

Les "plus de 40 pays" qui y participent ont entamé une planification militaire à Londres, selon le ministère des Armées.

"Le mouvement du groupe aéronaval est distinct des opérations militaires initiées dans la région et complète le dispositif sécuritaire", a réaffirmé mercredi le ministère.

Sa présence à proximité du Golfe va permettre "d'évaluer l'environnement opérationnel régional par anticipation du déclenchement de l’initiative" et "d'offrir des options supplémentaires de sortie de crise pour renforcer la sécurité de la région", selon lui.

Le groupe aéronaval français doit également permettre d'"intégrer les moyens des pays qui veulent inscrire leur action dans un dispositif défensif et adapté, respectueux de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer", ajoute-t-il.

Le porte-avions, qui embarque une vingtaine d'avions de combat Rafale et est escorté de plusieurs frégates, a appareillé fin janvier de Toulon pour un déploiement dans l'Atlantique Nord.

Il a été redirigé le 3 mars vers la Méditerranée orientale, où il se trouvait depuis, pour défendre les intérêts français et les pays alliés frappés par la riposte iranienne aux attaques israélo-américaines.

Le blocage du détroit d'Ormuz a continué malgré un cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril. Washington a en retour imposé un blocus des ports iraniens puis lancé lundi l'opération Project Freedom ("Projet Liberté") pour permettre à des centaines de bateaux coincés dans le Golfe de franchir le détroit. Cette opération a été suspendue mercredi.


CMA CGM confirme qu'un de ses porte-conteneurs a été touché dans le détroit d'Ormuz

 Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM. (AFP)
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  • L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier
  • L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage

PARIS: Le porte-conteneurs "San Antonio" battant pavillon maltais et appartenant à l'armateur français CMA CGM a fait "l'objet d'une attaque" mardi dans le détroit d'Ormuz, a confirmé mercredi matin CMA CGM.

L'attaque a fait des "blessés parmi les membres d'équipage" qui ont été "évacués et soignés", et a occasionné des "dommages" au navire, a ajouté CMA CGM dans un bref communiqué à l'AFP.

L'agence de sécurité maritime britannique UKTMO avait rapporté qu'un cargo avait été touché mardi vers 18H30 GMT par un "projectile d'origine inconnue" dans le détroit d'Ormuz, sans l'identifier.

L'armateur précise qu'il suit la situation de près et qu'il reste pleinement mobilisé aux côtés de l'équipage.

L'attaque a eu lieu au lendemain du "projet Liberté" lancé par Donald Trump pour escorter les navires bloqués dans le Golfe afin de les aider à quitter le détroit d'Ormuz.

Mais l'opération d'escorte a été arrêtée dès mardi au bout d'un jour seulement par le même Donald Trump, dans le but de parvenir à un accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Le président américain a déclaré sur sa plateforme Truth Social que "de grands progrès" avaient été réalisés dans les négociations, et que le "Projet liberté" serait suspendu "pendant une courte période" pour voir si un accord pouvait "être finalisé et signé".


Pour Glucksmann, «il est bien trop tôt pour se déclarer candidat»

Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat". (AFP)
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  • Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé
  • Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure

PARIS: Toujours hostile à une primaire à gauche, Raphaël Glucksmann juge "qu'il est bien trop tôt pour se déclarer candidat" à la présidentielle et assure que la gauche non mélenchoniste sera "suffisamment adulte" pour désigner "le meilleur candidat".

"Il est bien trop tôt pour se déclarer candidat. Ce qui m'obsède, c'est que la ligne politique que je porte soit capable de gagner l'élection présidentielle", a déclaré mercredi sur France 2 l'eurodéputé Place publique, le mieux placé selon les sondages pour porter une candidature de centre-gauche.

Il a défendu la démarche de "rassemblement" initiée par une quarantaine d'élus de la gauche et des écologistes, dont le patron des députés PS Boris Vallaud et l'écologiste Yannick Jadot.

Dans ce rassemblement, "on se met d'accord sur le fond (du projet), ensuite on crée une équipe et on désigne le candidat ou la candidate la mieux placée (...) Et on sera suffisamment adulte pour qu'il y en ait qu'un ou une", a-t-il affirmé.

Il a répété son hostilité à une primaire à gauche, qui a été une nouvelle fois défendue mardi soir dans un meeting à Paris par ses partisans comme Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier ou Olivier Faure.

"La malédiction de la gauche, c'est de ne parler qu'à la gauche", a-t-il expliqué. Pendant que la gauche fait une primaire, "Jean-Luc Mélenchon parlera aux Français, Jordan Bardella parlera aux Français".

Il a jugé "parfaitement normale" la candidature du leader insoumis "parce qu'en fait, nous incarnons des lignes totalement différentes".

"Donc il n'y aura pas de cris d'orfraie de ma part. C'est tout à fait logique qu'il y ait deux offres politiques qui s'affrontent quand il y a deux visions du monde qui s'affrontent", a-t-il estimé.