Milliardaires, célébrités, anonymes: les nouveaux touristes de l'espace

Cette photo publiée par Blue Origin Media montre les quatre membres de l'équipe Blue Origin (de R) Glen de Vries, Audrey Powers, l'acteur canadien William Shatner et Chris Boshuizen, le 10 octobre 2021 (Photo, AFP)
Cette photo publiée par Blue Origin Media montre les quatre membres de l'équipe Blue Origin (de R) Glen de Vries, Audrey Powers, l'acteur canadien William Shatner et Chris Boshuizen, le 10 octobre 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 13 octobre 2021

Milliardaires, célébrités, anonymes: les nouveaux touristes de l'espace

Cette photo publiée par Blue Origin Media montre les quatre membres de l'équipe Blue Origin (de R) Glen de Vries, Audrey Powers, l'acteur canadien William Shatner et Chris Boshuizen, le 10 octobre 2021 (Photo, AFP)
  • Le 11 juillet 2021, le fondateur de Virgin Galactic, Richard Branson réalise «l'expérience d'une vie» en participant à un vol d'essai de son vaisseau spatial
  • Jared Isaacman, patron de 38 ans d'une entreprise de services financiers, a payé des dizaines et des dizaines de millions de dollars à SpaceX

PARIS: Milliardaire, réalisateur, assistante médicale... une quinzaine d'amateurs ont joué les touristes de l'espace au cours des derniers mois, une liste hétéroclite que rejoint mercredi William Shatner, le mythique capitaine Kirk de la série Star Trek.  

Branson, un milliardaire dans l'espace  

Le 11 juillet 2021, le fondateur de Virgin Galactic, Richard Branson réalise « l'expérience d'une vie » en participant à un vol d'essai de son vaisseau spatial.  

Largué par un avion porteur à quelque 15 kilomètres d'altitude, le VSS Unity a entamé une ascension supersonique pour atteindre un pic à 86 km d'altitude.  

Pendant quelques minutes, le milliardaire britannique a pu flotter en apesanteur à bord de l'engin, qui transportait également deux pilotes et trois autres passagers.  

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Le fondateur de Virgin Galactic, Richard Branson (Photo, AFP)

18 ans: l'astronaute le plus jeune  

Avant d'envoyer le célèbre William Shatner, 90 ans, dans l'espace, l'Américain Jeff Bezos s'est lui aussi envolé le 20 juillet dernier, à bord de sa propre fusée: le vaisseau New Shepard, construit par sa société Blue Origin.  

Aux côtés du magnat d'Amazon à bord de ce vol entièrement autonome figuraient son frère Mark, la pionnière de l'aviation Wally Funk, 82 ans, et le premier client payant de Blue Origin, un Néerlandais de 18 ans, Oliver Daemen, devenu l'astronaute le plus jeune de l'Histoire.  

Atteignant 107 km d'altitude, ils ont pu, pendant quatre minutes et en apesanteur, admirer la courbe de la planète bleue et le noir profond du reste de l'univers.  

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Jeff Bezos s'est lui aussi envolé le 20 juillet dernier, à bord de sa propre fusée: le vaisseau New Shepard, construit par sa société Blue Origin (Photo, AFP)

Trois jours dans l'espace  

Le 19 septembre, les quatre premiers touristes spatiaux de SpaceX la société d'Elon Musk, regagnent la Terre après avoir passé trois jours dans l'espace, couronnant de succès la première mission orbitale de l'histoire n'ayant comporté aucun astronaute professionnel à bord.  

Les quatre Américains ont voyagé plus loin que la Station spatiale internationale (ISS), jusqu'à 590 km d'altitude. Filant à environ 28 000 km/h, ils ont fait chaque jour plus de 15 fois le tour du globe.   

Jared Isaacman, patron de 38 ans d'une entreprise de services financiers, a payé des dizaines et des dizaines de millions de dollars à SpaceX (le prix exact n'a pas été révélé).   

Il avait offert trois sièges à des inconnus, dont Hayley Arceneaux, assistante médicale de 29 ans, devenue la première personne avec une prothèse (de fémur) à s'être rendue dans l'espace.  

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Les quatre Américains ont voyagé plus loin que la Station spatiale internationale (ISS), jusqu'à 590 km d'altitude (Photo, AFP)

 Une actrice russe à bord de l'ISS  

Depuis le 5 octobre, une actrice et un réalisateur russes tournent à bord de la Station spatiale internationale (ISS) le premier film de l'histoire en orbite, grillant la politesse au projet américain concurrent avec Tom Cruise.  

L'actrice âgée de 37 ans et le réalisateur de 38 ans, qui doivent revenir sur Terre le 17 octobre, tournent un long-métrage provisoirement intitulé « Le Défi ». Il mettra en scène une chirurgienne ayant pour mission de sauver un cosmonaute.  

Accompagnée du cosmonaute chevronné Anton Chkaplerov, l'équipe russe s'était envolée à bord d'une fusée Soyouz depuis le cosmodrome russe de Baïkonour, au Kazakhstan. 


Les Etats-Unis vont retirer la Syrie de leur liste des Etats soutenant le terrorisme

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie. (AFP)
  • Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024
  • "C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont annoncé mercredi qu'ils allaient retirer la Syrie de leur liste noire des pays accusés de soutenir le terrorisme, une classification vieille de plusieurs dizaines d'années qui limitait les investissements dans ce pays.

Le secrétaire d'Etat Marco Rubio a officiellement informé le Congrès de cette décision attendue de longue date, qui sera effective dans 45 jours, à moins que les parlementaires ne choisissent, de manière inattendue, de la bloquer.

Cette annonce survient après la rencontre en marge du sommet de l'Otan en Turquie entre Donald Trump et Ahmed al-Chareh, un ancien djihadiste devenu président de la Syrie après le coup d'Etat contre le régime de Bachar al-Assad en décembre 2024.

"C'est un autre pas historique de la part du président Trump pour donner au peuple syrien une chance de grandeur", a déclaré Marco Rubio dans un communiqué.

"Lever les sanctions contre la Syrie va débloquer le commerce international et les investissements, donner à la Syrie une chance de se reconstruire, et ouvrir un nouveau chapitre pour le peuple syrien", a-t-il poursuivi.

L'adoubement d'Ahmed al-Chareh par Donald Trump intervient malgré les réticences d'Israël, qui a mené à plusieurs reprises des frappes aériennes en Syrie.

Le président américain avait auparavant publiquement poussé en faveur d'un accord de paix entre Israël et la Syrie, mais a finalement choisi de lever cette classification malgré l'absence de progrès dans les négociations.

Dans son communiqué, Marco Rubio a expliqué que cette décision avait été prise après avoir reçu des "assurances formelles" de la part d'Ahmed al-Chareh selon lesquelles "la Syrie ne soutiendra pas d'actes de terrorisme international à l'avenir".

Il a soutenu qu'une "Syrie stable, unifiée et en paix avec elle-même et avec ses voisins ne sera pas seulement bénéfique pour la région, mais pour le monde entier".

Donald Trump avait commencé à lever la plupart des sanctions contre la Syrie il y a un an, après que la Turquie et l'Arabie saoudite l'ont encouragé à rencontrer Ahmed al-Chareh.

"Il fait un travail incroyable pour unifier la Syrie", a affirmé le président américain à son sujet lors de la rencontre à Ankara.

La Syrie était sur la liste américaine des pays accusés de soutenir le terrorisme depuis sa création en 1979.

Après cette décision, seuls l'Iran, la Corée du Nord et Cuba demeurent sur cette liste.

 


Trump affirme que le cessez-le-feu avec l'Iran est « terminé»

Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
Le président américain Donald Trump s'exprime lors d'une rencontre avec le secrétaire général de l'Otan, en marge du sommet de l'Alliance à Ankara, le 8 juillet 2026. (AFP)
  • Donald Trump affirme que le dossier iranien est « terminé » pour lui, tout en laissant la porte ouverte à une reprise des négociations par ses émissaires
  • Les tensions restent vives entre Washington et Téhéran, sur fond de frappes, de représailles militaires et d'accusations mutuelles de violation du cessez-le-feu

ANKARA: Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", ouvrant toutefois la porte à une reprise éventuelle des discussions.

"En ce qui me concerne, c'est terminé", a-t-il lancé au deuxième jour d'un sommet de l'Otan.

"C'est juste une perte de temps de discuter avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il ajouté.

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions, après l'avoir consulté.

Jared Kushner et Steve Witkoff sont "de bons négociateurs, ils veulent négocier", a-t-il ainsi affirmé, mais "ils doivent revenir vers moi".

Le président américain n'a pas eu de mots assez durs contre les dirigeants iraniens qu'il a qualifiés d'"ordures" avec qui il refusait désormais de discuter.

"Je ne veux plus avoir affaire à eux, ce sont des ordures. (...) ce sont des malades", a-t-il encore affirmé .

"Ils sont vicieux, ce sont des gens violents, et s'ils avaient l'arme nucléaire, ils l'utiliseraient", a-t-il ajouté, aux côtés du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte, affirmant avoir pourtant obtenu un accord avec l'Iran.

"Tout le monde est d'accord : pas d'arme nucléaire. On passe un marché. Ils sortent, plaisantent devant la presse, ils disent qu'on n'en a même jamais parlé. Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond chez eux, ils sont fous", a-t-il encore déclaré.

Les Etats-Unis ont frappé plus de 80 cibles en Iran en riposte à des tirs iraniens sur des navires commerciaux dans le détroit d'Ormuz, déclenchant mercredi des représailles de Téhéran qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien après les attaques de navires. Les deux camps s'accusent de violer leur protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique.


Les Etats-Unis réinstaurent leurs sanctions sur le pétrole iranien, dénoncent les actes de Téhéran dans le détroit d'Ormuz

Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit. (AFP)
  • Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même
  • Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient

WASHINGTON: Les Etats-Unis ont réinstauré mardi leurs sanctions économiques sur le pétrole iranien en raison des actes "totalement inacceptables" de Téhéran à Ormuz, selon Washington, après plusieurs attaques de navires dans le détroit.

"Les agissements de l'Iran dans le détroit sont totalement inacceptables aux yeux des Etats-Unis et ne resteront pas impunis", a commenté un responsable gouvernemental américain auprès de l'AFP, sous le couvert de l'anonymat.

Le ministère américain des Finances, qui gère les sanctions, venait de publier un document interdisant les "nouvelles transactions" d'hydrocarbures iraniens à compter du jour même.

Il s'agit d'un brusque revirement: fin juin, Washington avait suspendu jusqu'au 21 août son embargo sur le pétrole iranien dans le cadre du protocole d'accord avec Téhéran visant à mettre fin aux hostilités au Moyen-Orient.

La guerre a été déclenchée fin février par des bombardements israélo-américains sur l'Iran. La République islamique avait riposté en frappant Israël et des intérêts américains dans les pays du Golfe, mais aussi en bloquant la navigation dans le très stratégique détroit d'Ormuz, ce qui a fait flamber les prix du pétrole, depuis retombés.

Le protocole d'accord prévoyait la reprise du trafic maritime dans le détroit, où plusieurs navires ont récemment subi des attaques.

Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé à Téhéran la responsabilité de deux d'entre elles.

Le document publié mardi par les autorités américaines permet aux transactions conclues après le 21 juin d'être finalisées. La date limite est le 17 juillet.