Norvège: plusieurs personnes tuées et blessées par un homme armé d'un arc, le suspect arrêté

Des policiers bouclent la scène où ils enquêtent à Kongsberg, en Norvège, après qu'un homme armé d'un arc a tué plusieurs personnes avant d'être arrêté par la police le 13 octobre 2021. (AFP)
Des policiers bouclent la scène où ils enquêtent à Kongsberg, en Norvège, après qu'un homme armé d'un arc a tué plusieurs personnes avant d'être arrêté par la police le 13 octobre 2021. (AFP)
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Publié le Jeudi 14 octobre 2021

Norvège: plusieurs personnes tuées et blessées par un homme armé d'un arc, le suspect arrêté

  • Les mobiles de l'attaque, qui s'est produite à plusieurs endroits dans le centre-ville de Kongsberg, sont encore indéterminés à ce stade
  • Le public a été appelé à rester chez soi. Plusieurs quartiers ont été bouclés

KONGSBERG : Un homme armé d'un arc et de flèches a tué cinq personnes et en a blessé deux mercredi à Kongsberg, dans le sud-est de la Norvège, avant d'être arrêté par la police, qui n'a pas exclu une motivation terroriste.

"Je peux malheureusement confirmer qu'il y a cinq personnes mortes et deux qui sont blessées", a déclaré un responsable de la police locale, Øyvind Aas, lors d'un point de presse.

Les deux blessés ont été hospitalisés dans des unités de soins critiques mais, selon Øyvind Aas, rien n'indique que leur vie est en danger. L'un d'eux était un policier hors service qui se trouvait dans une boutique, l'un des multiples endroits où l'attaque s'est produite.

Un suspect a été arrêté. "Selon les informations dont nous disposons maintenant, il n'y a qu'une personne impliquée dans ces actes", a ajouté le policier.

Les motivations de l'attaque sont encore inconnues à ce stade.

"Vu le déroulement des faits, il est naturel d'évaluer s'il s'agit d'une attaque terroriste", a ajouté Øyvind Aas un peu plus tard lors d'un nouveau point de presse.

"Le suspect n'a pas été entendu et il est trop tôt pour se prononcer sur ses mobiles", a-t-il ajouté, précisant que les enquêteurs gardaient "toutes les possibilités ouvertes".

Pas d'autre suspect recherché

Les services de renseignement intérieur (PST) ont été placés en alerte, a indiqué un porte-parole à l'AFP. "Ce ne sont pour l'instant que des conjectures", a déclaré le porte-parole, Martin Bernsen, interrogé sur l'éventualité d'une attaque terroriste.

La police n'a pas fourni de détails sur le suspect, sinon qu'il s'agit d'un homme qui a été emmené au commissariat de la ville voisine de Drammen. Elle n'a ni confirmé ni démenti qu'il était connu des services.

Aucun autre suspect n'est activement recherché.

"Ces événements nous ébranlent", a déclaré la Première ministre Erna Solberg, dont c'est le dernier jour en fonction. Jeudi, elle cédera son poste au travailliste Jonas Gahr Støre, vainqueur des législatives du 13 septembre.

Informée à 18H13 (16H13 GMT), la police a arrêté le suspect à 18H47. Dans la petite ville de près de 25 000 habitants à environ 80 kilomètres à l'ouest d'Oslo, l'accès aux lieux de l'attaque était bloqué par un cordon de police et des agents, a constaté un correspondant de l'AFP.

Policiers armés 

Les habitants ont été appelés à rester chez eux. Plusieurs quartiers ont été bouclés, les images de télévision montrant un important déploiement de forces de police en armes et d'ambulances.

Un hélicoptère et une équipe de démineurs ont aussi été envoyés sur place.

La direction norvégienne de la police a décrété que les policiers, qui ne sont généralement pas armés, porteraient des armes à titre temporaire dans tout le pays.

La radiotélévision publique NRK a montré sur son site internet une photo envoyée par un témoin montrant une flèche noire solidement plantée dans un mur. Sur d'autres photos, on pouvait voir ce qui ressemble à des flèches de compétition gisant au sol.

Dans le passé, la Norvège, nation traditionnellement paisible, a été la cible d'attaques d'extrême droite.

Le 22 juillet 2011, Anders Behring Breivik avait tué 77 personnes en faisant exploser une bombe près du siège du gouvernement à Oslo, faisant huit morts, avant d'ouvrir le feu sur un rassemblement de la Jeunesse travailliste sur l'île d'Utøya, faisant 69 autres victimes.

En août 2019, Philip Manshaus avait aussi tiré dans une mosquée des environs d'Oslo, avant d'être maîtrisé par des fidèles, sans faire de blessé grave. Il avait auparavant abattu par racisme sa demi-soeur adoptive d'origine asiatique.

Plusieurs projets d'attentats islamistes ont par ailleurs été déjoués.


Migrants: au moins 8 morts et 17 disparus au large de l'Espagne

La route vers les Canaries, dans l'Océan atlantique, est particulièrement meurtrière car au moins 785 personnes sont mortes en tentant de rallier cet archipel depuis l'Afrique occidentale entre janvier et août 2021, toujours selon l'OIM. (Photo, Reuters)
La route vers les Canaries, dans l'Océan atlantique, est particulièrement meurtrière car au moins 785 personnes sont mortes en tentant de rallier cet archipel depuis l'Afrique occidentale entre janvier et août 2021, toujours selon l'OIM. (Photo, Reuters)
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  • Selon les rescapés, 28 personnes au total se trouvaient initialement dans le bateau sans qu'on connaisse leur nationalité ni leur point de départ
  • L'ONG Caminando Fronteras, qui se base sur les témoignages de migrants ou de leurs familles, estime elle que plus de 2.000 personnes sont mortes ou ont disparu en tentant de rallier les Canaries en 2021

BARCELONE : Les corps sans vie de quatre migrants ont été retrouvés samedi, portant à au moins huit morts et 17 disparus le bilan d'un naufrage au large de Cadix, dans le sud de l'Espagne près du Maroc, a annoncé le secours en mer espagnol.


"Au cours de la journée d'aujourd'hui, quatre corps ont été retrouvés", a précisé un porte-parole du secours en mer espagnol dont les recherches doivent se poursuivre dimanche, dans cette zone proche du Cap de Trafalgar.


Le bateau se trouvait à environ 60 km à l'ouest du Cap de Trafalgar, quand les sauveteurs ont commencé à intervenir, après avoir reçu une alerte jeudi soir.


Trois survivants avaient alors pu être secourus peu avant 21H00 (19H00 GMT) alors que leur embarcation de fortune était en train de couler.


Deux hommes se trouvaient à bord de l'embarcation aux côtés du cadavre d'une troisième personne, tandis qu'une femme était secourue dans l'eau et trois cadavres repêchés.


Selon les rescapés, 28 personnes au total se trouvaient initialement dans le bateau sans qu'on connaisse leur nationalité ni leur point de départ.


Les drames de l'immigration sont récurrents au large des côtes de l'Espagne que les migrants essaient de rejoindre, malgré le danger, depuis les côtes marocaines ou algériennes notamment. L'Espagne n'est en général qu'une étape pour ces migrants dont la destination finale est souvent la France.


Au total, 27.136 migrants sont arrivés par la mer en Espagne continentale ou dans les archipels des Baléares ou des Canaries entre janvier et fin septembre, selon les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur. Soit un bond de 53,8% par rapport à la même période de 2020.


Et selon des chiffres communiqués par l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) fin septembre, 2021 constitue "l'année la plus meurtrière sur la route migratoire vers l'Espagne" avec au moins 1.025 personnes mortes dans leur tentative de rallier l'Espagne ou ses archipels.


La route vers les Canaries, dans l'Océan atlantique, est particulièrement meurtrière car au moins 785 personnes sont mortes en tentant de rallier cet archipel depuis l'Afrique occidentale entre janvier et août 2021, toujours selon l'OIM.


L'ONG Caminando Fronteras, qui se base sur les témoignages de migrants ou de leurs familles, estime elle que plus de 2.000 personnes sont mortes ou ont disparu en tentant de rallier les Canaries en 2021.


L'Ouzbékistan et les talibans discutent commerce et aide humanitaire

A gauche, Abdul Salam Hanafi. (Photo, AFP)
A gauche, Abdul Salam Hanafi. (Photo, AFP)
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  • Ces pourparlers ont eu lieu dans la ville frontalière de Termez, en Ouzbékistan
  • L'Ouzbékistan et le Turkménistan, pays voisin, ont adopté une attitude pragmatique face au retour au pouvoir des talibans

TACHKENT: Des émissaires des talibans afghans se sont rendus en Ouzbékistan voisin samedi pour y mener des négociations sur le commerce et sur l'envoi d'aide humanitaire, a indiqué le ministère des Affaires étrangères de ce pays d'Asie centrale.

Ces pourparlers ont eu lieu dans la ville frontalière de Termez, en Ouzbékistan, entre une délégation talibane menée par Abdul Salam Hanafi, numéro deux du nouveau gouvernement de Kaboul, et le vice-Premier ministre ouzbèke Sardor Oumourzakov.

Selon un communiqué du ministère ouzbèke, les discussions ont porté sur "les questions liées au commerce et aux relations économiques, sur la sécurité de la frontière, la coopération dans le domaine de l'énergie, le transport cargo international et le transit".

Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a annoncé cette semaine que trois lots d'aide humanitaire seraient prochainement expédiés par avion à Termez avant d'être acheminés par camion en Afghanistan.

L'Ouzbékistan et le Turkménistan, pays voisin, ont adopté une attitude pragmatique face au retour au pouvoir des talibans, les deux gouvernements ayant établi des canaux de discussion directs avec le groupe ces dernières années afin de garantir la sécurité de projets d'infrastructure transfrontaliers.

Un troisième pays d'Asie centrale, le Tadjikistan, a lui évité les pourparlers officiels avec les talibans. 

En début de semaine, les talibans ont tenu des négociations avec une délégation conjointe des États-Unis et de l'Union européenne au Qatar, Bruxelles s'étant engagé à verser un milliard d'euros d'aide à l'Afghanistan.


Selon l'ONU, les talibans vont «bientôt» annoncer un «cadre» pour l'éducation des filles

Cette photo prise le 20 septembre 2021 montre de jeunes filles fréquentant une classe à l'école Gawhar Shad Begum à Herat. (Photo, AFP)
Cette photo prise le 20 septembre 2021 montre de jeunes filles fréquentant une classe à l'école Gawhar Shad Begum à Herat. (Photo, AFP)
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  • Depuis des semaines, les talibans disent qu'ils vont permettre aux filles de retourner à l'école dès que possible
  • Le groupe islamiste fondamentaliste, revenu au pouvoir en Afghanistan à la mi-août, a autorisé les filles à aller à l'école primaire mais pas encore à l'école secondaire

NATIONS UNIES : Les talibans doivent "bientôt" annoncer un "cadre" permettant aux filles de retourner à l'école secondaire en Afghanistan, a affirmé un haut responsable de l'ONU, quatre semaines après que les garçons ont été autorisés à y suivre des cours mais pas les filles.

"Le ministre de l'Education de facto nous a dit qu'ils travaillaient sur un cadre, qu'ils annonceront bientôt, qui permettra à toutes les filles d'aller dans les écoles secondaires, et nous nous attendons à ce que cela se produise très bientôt", a déclaré vendredi le directeur général adjoint de l'Unicef, Omar Abdi, aux Nations unies à New York.

Depuis des semaines, les talibans disent qu'ils vont permettre aux filles de retourner à l'école dès que possible. 

Le groupe islamiste fondamentaliste, revenu au pouvoir en Afghanistan à la mi-août, a autorisé les filles à aller à l'école primaire mais pas encore à l'école secondaire.

Les talibans disent que ce ne sera le cas que lorsque leur sécurité ainsi qu'une stricte séparation des sexes seront assurées, et qu'ils ont besoin de temps pour mettre cela en place.

M. Abdi a déploré que "des millions de filles en âge d'aller à l'école secondaire soient en train de passer à côté de leur éducation pour le 27e jour consécutif".

Selon lui, l'ONU a exhorté les talibans à "ne pas attendre" davantage.

"Lors de toutes mes rencontres, l'éducation des filles a été le premier sujet que j'ai évoqué", a affirmé le responsable onusien, qui s'est rendu en Afghanistan la semaine précédente et s'est entretenu avec les autorités talibanes.

Il a dit avoir reçu des assurances sur l'engagement des talibans à laisser toutes les filles aller à l'école.

En ce qui concerne l'école secondaire, il a dit qu'elles n'y étaient autorisées "que dans cinq provinces", mais a ajouté que l'ONU poussait pour que ce droit soit étendu à tout le pays.