La compagnie pakistanaise PIA suspend ses vols vers Kaboul, jugeant les talibans «non professionnels»

Le porte-parole de PIA a expliqué que ces vols n'étaient «pas très lucratifs financièrement», en raison du coût élevé de l'assurance, et que la compagnie ne les maintenait que pour des «raisons humanitaires». (Photo, AFP)
Le porte-parole de PIA a expliqué que ces vols n'étaient «pas très lucratifs financièrement», en raison du coût élevé de l'assurance, et que la compagnie ne les maintenait que pour des «raisons humanitaires». (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 14 octobre 2021

La compagnie pakistanaise PIA suspend ses vols vers Kaboul, jugeant les talibans «non professionnels»

  • PIA avait repris des vols spéciaux vers la capitale afghane après la fin le 30 août, avec le retrait des derniers soldats américains du pays
  • Selon une source au sein de PIA, les responsables talibans se sont souvent montrés «désobligeants» avec le personnel de la compagnie pakistanaise

KARACHI: La compagnie aérienne Pakistan International Airlines (PIA) a annoncé jeudi avoir suspendu ses vols vers et en provenance de Kaboul, en raison de l'attitude "non professionnelle" des talibans, au pouvoir en Afghanistan depuis la mi-août.

PIA avait repris des vols spéciaux vers la capitale afghane après la fin le 30 août, avec le retrait des derniers soldats américains du pays, de l'évacuation chaotique de plus de 120 000 personnes voulant partir à tout prix par crainte des islamistes.

"Nos vols ont fréquemment dû faire face à des retards injustifiés en raison de l'attitude non professionnelle des autorités de l'aviation (civile) à Kaboul", a déclaré le porte-parole de PIA, Abdullah Hafeez Khan.

Les vols resteront suspendus tant que la situation ne sera pas redevenue "favorable", a-t-il ajouté.

Selon une source au sein de PIA, les responsables talibans se sont souvent montrés "désobligeants" avec le personnel de la compagnie pakistanaise, et en une occasion ont "physiquement malmené" l'un de ses membres.

PIA a été critiquée pour facturer ses vols entre Islamabad et Kaboul à 1 200 dollars (1 040 euros) l'aller simple, pour un trajet n'excédant pas 40 minutes, contre 150 dollars avant l'arrivée au pouvoir des talibans

Ces vols étaient d'abord destinés aux organisations internationales et humanitaires. Celles-ci ont toutefois aidé certains Afghans à y prendre place, pour fuir le nouveau régime et une situation économique catastrophique.

Mais ils ont été irréguliers et les billets très difficiles à obtenir pour des passagers afghans ordinaires.

Le porte-parole de PIA a expliqué que ces vols n'étaient "pas très lucratifs financièrement", en raison du coût élevé de l'assurance, et que la compagnie ne les maintenait que pour des "raisons humanitaires".

Les talibans avaient auparavant menacé de bloquer la moitié des vols de PIA si elle ne baissait pas le prix de ses billets.

Le Pakistan était le principal soutien du premier régime taliban entre 1996 et 2001, et a continué par la suite à être accusé, notamment par les États-Unis, de soutenir leur insurrection contre le gouvernement afghan, appuyé lui par les Occidentaux.

Depuis le retour des talibans au pouvoir, le Premier ministre pakistanais, Imran Khan, a appelé la communauté internationale à leur parler et à soutenir financièrement le pays, dont l'économie, très dépendante de l'aide internationale gelée depuis deux mois, est au bord du gouffre.

Le Pakistan, toutefois, s'est gardé de reconnaître le nouveau régime taliban, contrairement à ce qu'il avait fait deux décennies plus tôt.


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.