Le président libanais assure que les auteurs des violences seront tenus pour responsables

Un soldat aidant une écolière à rejoindre ses parents, après qu'une fusillade a éclaté à Beyrouth, le 14 octobre 2021. (Reuters)
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Publié le Jeudi 14 octobre 2021

Le président libanais assure que les auteurs des violences seront tenus pour responsables

  • Mikati a présenté ses excuses au peuple libanais
  • Il a ajouté que le gouvernement resterait au pouvoir et gérerait dans le calme l'enquête sur l'explosion au port de Beyrouth

LONDRES: Le président libanais, Michel Aoun, a promis que les auteurs des violences qui ont éclaté jeudi à Beyrouth seront tenus pour responsables. 

S'exprimant lors d'un discours télévisé après les tirs qui ont fait six morts et des dizaines de blessés, Aoun a déclaré qu'il était «inacceptable que les armes soient à nouveau le moyen de communication entre les parties rivales libanaises». 

Il a ajouté que les violences feront l'objet d'un suivi sécuritaire et judiciaire et qu'il ne permettra en aucun cas que les violences de jeudi se reproduisent. 

Le président a qualifié les événements qui se sont déroulés à Beyrouth d'«inacceptables» et a déclaré qu'il ne «permettrait à personne de prendre le Liban en otage pour ses propres intérêts». 

Par ailleurs, le Premier ministre libanais, Najib Mikati, a annoncé sur Twitter que la journée de vendredi serait un jour de deuil national pour les victimes qui sont tombées jeudi. 

Il a également présenté ses excuses au peuple libanais et a déclaré au journal An-Nahar qu'il avait été informé par l'armée que la situation sécuritaire dans la capitale s'était améliorée jeudi soir. 

Il a ajouté que le gouvernement s'était engagé à organiser les élections selon les dates constitutionnelles, bien que la violence d'aujourd'hui soit «décourageante». 

Mikati a également déclaré au journal An-Nahar que le gouvernement resterait au pouvoir et mènerait dans le calme l'enquête sur l'explosion au port de Beyrouth. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.