Le climat au menu des réunions du FMI, un test avant la COP26

Des militants du climat d'Extinction Rebellion protestent devant la Chambre de commerce des États-Unis le 14 octobre 2021 à Washington, DC. EVIN DIETSCH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
Des militants du climat d'Extinction Rebellion protestent devant la Chambre de commerce des États-Unis le 14 octobre 2021 à Washington, DC. EVIN DIETSCH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES VIA AFP
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Publié le Vendredi 15 octobre 2021

Le climat au menu des réunions du FMI, un test avant la COP26

  • A deux semaines de la COP26, les réunions du FMI et de la Banque mondiale ont servi de test pour jauger la volonté des pays riches de s'attaquer sérieusement au changement climatique
  • Mais derrière la rhétorique se cache la dure réalité, compte-tenu de l'ampleur du travail à réaliser pour atteindre les objectifs

WASHINGTON : A deux semaines de la COP26, les réunions du FMI et de la Banque mondiale ont servi de test pour jauger la volonté des pays riches de s'attaquer sérieusement au changement climatique, même si les critiques ont fusé pour réclamer une action plus forte.

"Je crains qu'il ne soit temps de retrousser nos manches et de détailler notre plan d'action", a déclaré jeudi l'héritier de la couronne britannique, le prince Charles, lors d'un événement de la Banque mondiale. 

"Avec (...) une perte de biodiversité et une transition énergétique plus urgente que jamais, je ne peux que nous encourager à nous mettre tous au travail et à résoudre ce problème", a-t-il ajouté.

Mais derrière la rhétorique se cache la dure réalité, compte-tenu de l'ampleur du travail à réaliser pour atteindre les objectifs.

Le plus grand gestionnaire d'actifs au monde, BlackRock, a souligné que les investissements sont coûteux, mais nécessaires pour éviter une catastrophe mondiale. 

Et, selon le groupe, les pays riches doivent mettre la main au porte-monnaie pour aider les pays émergents à faire leur transition.

"Les pays riches doivent consacrer un montant plus important de l'argent des contribuables pour assurer la transition à l'étranger vers le zéro émission" carbone, a ainsi estimé son dirigeant, Larry Fink, dans le New York Times, mercredi.

Atteindre l'objectif de zéro émission nécessitera 1.000 milliards de dollars par an d'investissements destinés aux pays pauvres, selon M. Fink. Ces pays ont besoin de 100 milliards de dollars de subventions annuelles pour être viables, a-t-il ajouté.

"Bien que le chiffre semble décourageant, surtout au moment où le monde se remet de la pandémie de Covid, ne pas investir maintenant entraînera des coûts plus élevés à l'avenir", a-t-il argué.

Subventions aux combustibles fossiles

Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont, elles, documenté les effets du changement climatique et l'impact dévastateur si rien n'est fait. 

Le mois dernier, la Banque a ainsi publié un rapport montrant qu'avec une production agricole qui se tarit, des pénuries d'eau, l'élévation du niveau de la mer et d'autres effets néfastes du changement climatique, jusqu'à 216 millions de personnes pourraient être amenées à migrer au sein de leur pays d'ici 2050.

Parallèlement, une étude du FMI a montré que les subventions directes et indirectes aux combustibles fossiles s'élevaient à 5.900 milliards de dollars, soit environ 6,8% du PIB mondial en 2020, contribuant à saper les objectifs climatiques en maintenant les énergies combustibles bon marché.

Mais pour certains détracteurs, la Banque mondiale, qui finance de nombreux projets de développement dans les pays pauvres, n'en fait pas assez. Une coalition de 77 groupes a même demandé la démission de son président David Malpass.

M. Malpass a, lui, défendu le bilan de la Banque, soulignant que la moitié des prêts était désormais consacrée à des projets en faveur de la lutte contre le changement climatique, un changement de cap par rapport aux années passées lorsque l'institution finançait des projets de barrage extrêmement controversés en raison de leur impact sur l'environnement. 

Offensive aux Etats-Unis aussi?

Les groupes activistes ont, eux, dénoncé que depuis l'accord de Paris sur le climat de 2015, l'institution a orienté 12 milliards de dollars vers les combustibles fossiles. 

"La Banque mondiale a besoin d'un leadership qui soutiendra les pays avec de véritables voies de développement vertes et inclusives", a déclaré Luisa Galvao, de la section américaine des Amis de la Terre.

Cette semaine, les yeux étaient aussi rivés sur les Etats-Unis, pays hôte de ces réunions et l'un des plus grands émetteurs de carbone au monde. 

Le président Joe Biden a promis une offensive pour lutter contre le changement climatique. 

La secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, a réuni cette semaine les dirigeants de plusieurs prêteurs multilatéraux - dont la Banque mondiale et des banques de développement en Europe, Amérique latine, Asie et Afrique - et les a exhortés à consacrer plus d'argent à des projets destinés à atténuer le changement climatique. 

Le Trésor doit aussi examiner l'impact sur la population américaine alors que cette année, des tempêtes hivernales meurtrières ont frappé le Texas et le Midwest, des incendies de forêt ont ravagé la Californie et des ouragans successifs ont frappé la côte est.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.