Les batteries au lithium: boules incendiaires des centres de recyclage

Un téléphone, une brosse à dent électrique, ou encore des casques sans fil qui prennent feu dans les centres de tri et de traitement des déchets... Photo d'illustration GUILLERMO ARIAS / AFP
Un téléphone, une brosse à dent électrique, ou encore des casques sans fil qui prennent feu dans les centres de tri et de traitement des déchets... Photo d'illustration GUILLERMO ARIAS / AFP
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Publié le Vendredi 15 octobre 2021

Les batteries au lithium: boules incendiaires des centres de recyclage

  • Un téléphone, une brosse à dent électrique, ou encore des casques sans fil qui prennent feu dans les centres de tri et de traitement des déchets...
  • les professionnels du recyclage alertent sur les risques causés par la présence de lithium dans de plus en plus d’objets, pas toujours bien triés

LYON : Un téléphone, une brosse à dent électrique, ou encore des casques sans fil qui prennent feu dans les centres de tri et de traitement des déchets: les professionnels du recyclage alertent sur les risques causés par la présence de lithium dans de plus en plus d’objets, pas toujours bien triés.

Ce type de batterie est de plus en plus présent dans les objets du quotidien "et on arrive à un premier cycle de fin de vie", explique Frédéric Hedouin, directeur général de Corepile, éco-organisme de collecte et de recyclage des piles, qui estime leur durée de vie entre 5 et 10 ans.

Alors ce n'est pas un hasard si "depuis cinq ans il y a une recrudescence des incendies dans les centres de tri", dénonce la fédération professionnelle des entreprises du recyclage (Federec). Les professionnels s'inquiètent particulièrement de l'arrivée "massive et exponentielle" sur le marché des piles et batteries au lithium. 

Pour l'entreprise Ecore, parmi les leaders du marché en France et en Europe, 40% des départs de feu recensés sur leurs sites sont liés au lithium.

Les batteries au lithium, matériau chimique qui réagit aux chocs et à l'eau, peuvent poser des problèmes lorsqu'elles sont éventrées au cours du processus de recyclage. Or "ce n'est pas possible de distinguer une batterie au lithium dans 100 tonnes de déchets", explique Gaylord Renard, du groupe Ecore. 

"Normalement, les gens devraient apporter les batteries dans des points de collecte; le problème, c’est qu'ils sont peu connus, les batteries sont laissées dans les appareils, et les gens le jettent dans le meilleur des cas dans la déchetterie, dans le pire des cas, dans une poubelle", dit Corentin Lesage, chargé de mission recyclage à la Federec.

Des assureurs frileux

Les données du bureau d'analyse des risques et pollution industrielles (BARPI) sont sans appel: en 2020, près d’un quart des accidents se produisant dans les installations industrielles françaises le sont dans le secteur des déchets et des eaux usées.

Un incendie, "c’est une perte d’exploitation, un site qui peut être à l’arrêt pendant plusieurs mois, parfois une reconstruction, c'est toute une chaîne opérationnelle qui s’arrête et par la suite, il faut pouvoir récupérer un flux vers le site qui aura été dévié", résume Nathalie Yserd, directrice générale d'Ecosystem, un éco-organisme spécialisé ans la collecte de déchets d'équipement électroniques et électriques (DEEE).

Les recycleurs, particulièrement dans la filière DEEE, doivent s'équiper pour réagir en cas de départ de feu: caméras thermiques, cubitainers, canons à eau, formations des salariés à la manœuvre hydraulique...

Face à ces risques, "presque aucune compagnie d’assurance française n’accepte de garantir les recycleurs à cause de la fréquence des sinistres et ont considérablement augmenté les prix et les franchises", explique Patrice Rouvier, courtier en assurance sur le secteur du recyclage.

En réponse à ce phénomène émergent, Ecosystem souhaite "organiser des assises nationales début 2022 pour rassembler et sécuriser les différents acteurs".

Une des solutions avancées par la Federec serait que les fabricants intègrent plus de pratiques d'éco-conception. L'une des origines du problème réside dans le fait que bon nombre de batteries au lithium ne peuvent être retirées du produit. Une solution serait de les rendre accessibles et démontables par le consommateur.


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.