Robert Ménard implore Zemmour et Le Pen de s'unir pour la présidentielle

L'essayiste phare des médias d'extrême droite français Eric Zemmour (g) est accueilli à son arrivée à Béziers par le maire Robert Ménard lors d'une visite dans le cadre de sa tournée promotionnelle pour son livre "La France n'a pas dit son dernier mot" le 16 octobre 2021. (Photo, AFP)
L'essayiste phare des médias d'extrême droite français Eric Zemmour (g) est accueilli à son arrivée à Béziers par le maire Robert Ménard lors d'une visite dans le cadre de sa tournée promotionnelle pour son livre "La France n'a pas dit son dernier mot" le 16 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 17 octobre 2021

Robert Ménard implore Zemmour et Le Pen de s'unir pour la présidentielle

  • «Faire l’union des droites, c'est être capable de faire passer la France avant l’ego des uns et des autres», a plaidé M. Ménard devant 1.200 personnes réunies dans une salle de Béziers pour voir Éric Zemmour
  • Après son intervention, Éric Zemmour, dont la candidature à l'élection présidentielle est toujours hypothétique, a remercié Robert Ménard de ses «sages conseils»

BEZIERS : Le maire d'extrême droite de Béziers (Hérault) Robert Ménard, qui avait invité le polémiste Eric Zemmour samedi, l'a imploré, ainsi que Marine Le Pen (RN), à "se retrouver en février prochain" pour s'unir avant la présidentielle.


"Faire l’union des droites, c'est être capable de faire passer la France avant l’ego des uns et des autres", a plaidé M. Ménard devant 1.200 personnes réunies dans une salle de Béziers pour voir Éric Zemmour.


"Je demanderai, je souhaiterai, j’implorerai, que vous deux, toi et Marine, Marine et toi, de se retrouver en février prochain, chacun sait que c'est à ce moment-là que les choses se cristallisent", a-t-il demandé.


Robert Ménard, qui avait déjà promis de soutenir Mme Le Pen en 2022, a demandé qu'à cette échéance de février "celui qui à ce moment-là sera derrière l’autre accepte de se retirer".


Après son intervention, Éric Zemmour, dont la candidature à l'élection présidentielle est toujours hypothétique, a remercié Robert Ménard de ses "sages conseils".


"Mais nous sommes en octobre, nous ne sommes pas encore en février", a-t-il ajouté. "J’ai un peu de mal à me retirer alors que je ne me suis pas encore présenté".


"Ce n'est pas mon sujet. Mon sujet, c'est défendre mes idées et être entendu par un maximum de gens. Je ne suis pas dans une logique partisane. L'élection présidentielle au suffrage universel ce n'est pas une élection pour être Premier ministre", a-t-il ensuite développé devant un groupe de journalistes qui l'interrogeaient sur l'appel que lui a lancé Robert Ménard.


"Quand je dis Marine Le Pen ne gagnera jamais, je dis ce que tout le monde sait (...) Avant que je ne sois pris en compte par les sondages, on avait une Marine Le Pen très haut mais incapable de gagner le second tour et on avait un candidat de droite incapable d'atteindre le second tour car Marine Le Pen était trop haute. Et M. Macron attendait tranquillement son second tour (...) et il allait gagner. C'est ça que ma présence a bouleversé", a-t-il ajouté, sans vouloir dire s'il sera ou non candidat.


Eric Zemmour talonne Marine Le Pen dans le sondage Ifop Fiducial pour le Figaro publié vendredi, derrière Emmanuel Macron, toujours en tête dans les intentions de vote.


Lundi, plusieurs personnalités du Rassemblement national (RN) avaient appelé Éric Zemmour à "ne pas diviser le camp national" face au "fossoyeur" Emmanuel Macron.


Fréquemment poursuivi en justice pour des déclarations controversées, Éric Zemmour a été plusieurs fois relaxé mais aussi condamné pour provocation à la discrimination raciale en 2011 et pour provocation à la haine envers les musulmans en 2018.


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.