Face à la hausse des prix, Castex dégaine une «indemnité» de 100 euros

Le Premier ministre français Jean Castex participe au journal télévisé de la chaîne de télévision française TF1, pour annoncer de nouvelles mesures pour aider les Français à faire face aux prix du pétrole et du gaz, le 21 octobre 2021. (Photo, AFP)
Le Premier ministre français Jean Castex participe au journal télévisé de la chaîne de télévision française TF1, pour annoncer de nouvelles mesures pour aider les Français à faire face aux prix du pétrole et du gaz, le 21 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Vendredi 22 octobre 2021

Face à la hausse des prix, Castex dégaine une «indemnité» de 100 euros

  • Cette « sorte d'indemnisation de l'inflation » sera versée automatiquement, à partir de décembre, à chaque Français qui gagne moins de 2 000 euros net par mois, le salaire médian
  • Il s'agit d'une mesure « qui se voit », a insisté le Premier ministre

PARIS : Trois ans après le début du mouvement des Gilets jaunes qui a bousculé le mandat d'Emmanuel Macron, son Premier ministre Jean Castex a annoncé jeudi une "indemnité inflation" de 100 euros pour la moitié des Français, afin de désamorcer la colère montante autour des prix record des carburants.

Cette "sorte d'indemnisation de l'inflation" sera versée automatiquement, à partir de décembre, à chaque Français qui gagne moins de 2 000 euros net par mois, le salaire médian, soit à 38 millions de personnes au total, a annoncé le chef du gouvernement sur la chaîne de télévision TF1.

Il s'agit d'une mesure "qui se voit", a insisté le Premier ministre.

Depuis le milieu de l'année, la France est touchée de plein fouet par la hausse des prix des carburants et du gaz. Une crise mondiale causée par une très forte demande, à laquelle les fournisseurs peinent à répondre. 

Huit Français sur dix ont une voiture, selon des statistiques officielles. 

À six mois de l'élection présidentielle, huit Français sur dix ayant une voiture, l'enjeu est d'empêcher le retour du mouvement social des Gilets jaunes. 

Ces manifestants majoritairement issus des classes modestes avaient protesté parfois violemment partout en France à l'automne 2018 et en 2019, contre la hausse des prix de l'essence alors liée à l'augmentation d'une taxe, avant de cibler la personnalité du président Macron, accusé d'arrogance ou de mépris.

Même s'il n'est pas encore officiellement candidat, le chef de l'État se présentera probablement à l'élection présidentielle du mois d'avril. Il misera notamment sur son bilan plutôt positif en matière d'emploi, mais ne peut se permettre de faire face à une nouvelle fronde populaire si près du scrutin.

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, avait assuré mercredi que l'exécutif voulait "protéger les Français, notamment ceux qui travaillent dur et prennent de plein fouet ces hausses", promettant des annonces "dans les prochains jours". 

Samedi, des manifestations sporadiques ont été organisées dans des zones rurales et des villes moyennes, les bastions des Gilets jaunes, exprimant de premiers signes de mécontentement. 

Le prix du diesel a bondi de 29% cette année et battu des records dimanche, à 1,5583 euro le litre. 

Le sans plomb a lui crû de plus de 25% sur les 12 derniers mois et n'a jamais été aussi haut depuis dix ans, à 1,6567 euro le litre, juste sous le pic de 2012, selon des données officielles.  

Calcul électoral

Deux propositions étaient jusqu'ici évoquées : abaisser les taxes, responsables d'environ 50% du prix de l'essence à la pompe ou distribuer un chèque carburant, sur le modèle du chèque énergie déjà envoyé aux près de six millions de ménages les plus modestes.

La première avait l'avantage d'être rapide à mettre en place mais elle aurait aussi été coûteuse pour les finances publiques : réduire les taxes d'un seul centime provoquerait une perte de 500 millions d'euros, au moment où le gouvernement cherche à réduire ses dépenses, après avoir largement desserré les cordons de la bourse pour soutenir l'économie française au moment de la pandémie de Covid-19. 

Et pour le ministre de l'Économie Bruno Le Maire, un tel dispositif est "injuste" parce qu'il touche de la même façon les classes aisées et modestes. Il s'agit aussi, estime-t-il, d'une "subvention à des carburants fossiles, précisément ce que le gouvernement veut éviter".

La seconde butait elle sur des difficultés de mise en œuvre. Car comme l'a souligné la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili : "nous ne disposons pas d'une base de données des gens qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler". 

Jean Castex, qui avait déjà annoncé le 30 septembre le blocage du prix du gaz pour environ cinq millions d'abonnés pour faire face aux hausses constantes depuis des mois, a par ailleurs indiqué jeudi que ce blocage serait valable "tout le long de l'année 2022" et pas seulement jusqu'à avril 2022.

Pour Emmanuel Macron, qui reste le favori de l'élection présidentielle, répondre à cette crise énergétique est crucial, quand ses concurrents d'extrême droite monopolisent les thèmes de l'immigration, de l'islam et de l'identité. 

"Nous ne voulons pas que la hausse des prix de l'énergie, notamment du carburant, vienne annihiler toutes ces mesures (déjà prises en faveur du pouvoir d'achat, ndlr). Ce n'est pas encore le cas aujourd'hui mais force est de constater que ces hausses grignotent ces efforts", a reconnu mercredi Gabriel Attal. 


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".