Hongrie: Orban en meeting dénonce l'attitude «ennemie» de l'Union européenne

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban prononce un discours lors d'un événement à Budapest , pour commémorer le 65e anniversaire du soulèvement hongrois contre l'occupation soviétique à Budapest le 23 octobre 2021. (Photo, AFP via Getty Images)
Le Premier ministre hongrois Viktor Orban prononce un discours lors d'un événement à Budapest , pour commémorer le 65e anniversaire du soulèvement hongrois contre l'occupation soviétique à Budapest le 23 octobre 2021. (Photo, AFP via Getty Images)
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Publié le Dimanche 24 octobre 2021

Hongrie: Orban en meeting dénonce l'attitude «ennemie» de l'Union européenne

  • «Bruxelles ferait bien de comprendre que même les communistes n'ont pas réussi à nous avoir. Nous sommes le David que Goliath ferait mieux d'éviter»
  • Orban a mis en garde ses électeurs contre le retour de la gauche, «il n'y a qu'une gauche peu importe comment elle se déguise», a-t-il dit, et distillé publiquement des soupçons d'ingérences étrangères dans le scrutin

BUDAPEST : Le Premier ministre hongrois Viktor Orban, en meeting à Budapest à six mois des législatives qui s'annoncent serrées, a dénoncé samedi l'attitude de l'Union européenne envers son pays et la Pologne, digne de l'URSS selon lui.


"L'Union européenne nous parle et se comporte avec nous et les Polonais comme des ennemis", a-t-il lancé, devant une foule de sympathisants, massés pour un rassemblement à l'occasion de la fête nationale qui commémore le soulèvement de la Hongrie contre l'URSS en 1956.


"Bruxelles ferait bien de comprendre que même les communistes n'ont pas réussi à nous avoir. Nous sommes le David que Goliath ferait mieux d'éviter", a-t-il ajouté, affichant son soutien à Varsovie dans le conflit qui l'oppose à Bruxelles sur l'indépendance des tribunaux et la primauté du droit européen.


Plusieurs dizaines de milliers de personnes avaient fait le déplacement et défilé auparavant dans la rue de la capitale. Parmi les participants à la marche, certains venaient de Pologne, agitaient des drapeaux polonais, et même pour l'un, une pancarte proclamant "Bruxelles = dictature".


Le dirigeant souverainiste de 58 ans, au pouvoir de 1998 à 2002 et sans discontinuer depuis 2010, doit compter depuis la semaine dernière avec un challenger de taille, Peter Marki-Zay, 49 ans, maire conservateur de province et vainqueur surprise de primaires de l'opposition dimanche.


Les experts prédisent une bataille extrêmement serrée en avril 2022, comme Viktor Orban n'en a pas connu depuis des années.


MPZ était lui aussi en meeting à Budapest pour la fête nationale et a rassemblé environ 5.000 personnes devant lesquelles il a lancé: "Les gens en avaient ras-le-bol en 1956 et ils en ont ras-le-bol aujourd'hui !".


Les primaires de l'opposition hongroise, une première dans le pays et un franc succès, ont coalisé six partis d'opposition, toutes obédiences confondues, dans un effort pour unir leurs forces face à un système électoral favorisant M. Orban et son parti de droite, le Fidesz.


M. Orban a mis en garde ses électeurs contre le retour de la gauche --"il n'y a qu'une gauche peu importe comment elle se déguise", a-t-il dit-- et distillé publiquement des soupçons d'ingérences étrangères dans le scrutin.


"Quand on aurait eu besoin de leur aide, ils ne sont pas venus. Maintenant, on ne leur a rien demandé et ils sont là", a-t-il ajouté en référence aux appels lancés aux Occidentaux pour aider les Hongrois en 1956.


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.


Léon XIV a reçu l'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado

Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican. (AFP)
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  • Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète
  • En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine

CITE DU VATICAN: Le pape Léon XIV a reçu lundi en audience privée la cheffe de l'opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix 2025, Maria Corina Machado, indique un bref communiqué du Vatican.

Cette audience - qui n'avait pas été annoncée - intervient peu avant le déplacement de l'opposante vénézuélienne à Washington cette semaine, où elle doit rencontrer le président américain Donald Trump.

Ce dernier avait estimé après la capture de Nicolas Maduro par les Américains que Maria Corina Machado, qui avait quitté clandestinement le Venezuela en décembre, n'était pas qualifiée pour prendre les commandes du pays.

Sollicité par l'AFP, le Vatican n'a fourni aucun détail sur la rencontre, le nom de l'opposante vénézuélienne se trouvant simplement sur la liste des personnes reçues par le pape dans la matinée.

Le Saint-Siège a maintenu un délicat équilibre diplomatique avec le Venezuela ces deniers mois, soutenant la protection des droits humains tout en privilégiant une approche prudente et discrète.

En décembre, les autorités vénézuéliennes avaient confisqué le passeport du cardinal Baltazar Porras Cardozo, archevêque émérite de Caracas, illustrant la pression croissante sur l'Eglise dans le pays d'Amérique latine.

Cette rencontre intervient moins d'une semaine après un entretien téléphonique entre le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio et le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'État du Saint-Siège, lors duquel ils ont évoqué la situation au Venezuela selon la Maison Blanche.

Vendredi, lors d'un discours devant le corps diplomatique, le pape américain avait de nouveau appelé "à respecter la volonté du peuple vénézuélien et à s'engager en faveur de la protection des droits humains et civils de chacun".

Il a également fait part de sa "vive inquiétude" quant à "l'aggravation des tensions dans la mer des Caraïbes et le long des côtes américaines du Pacifique".