Comment la crise du coronavirus a imposé la plus grande réduction de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire

Une photo fournie par le géant de l’énergie Saudi Aramco, la société pétrolière et gazière publique saoudienne, montre ses usines pétrolières de Dhahran, dans l’est de l’Arabie saoudite, le 11 février 2018. (AFP/Aramco/File Photo)
Une photo fournie par le géant de l’énergie Saudi Aramco, la société pétrolière et gazière publique saoudienne, montre ses usines pétrolières de Dhahran, dans l’est de l’Arabie saoudite, le 11 février 2018. (AFP/Aramco/File Photo)
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Publié le Vendredi 18 septembre 2020

Comment la crise du coronavirus a imposé la plus grande réduction de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire

  • Le livre The New Map de l’auteur Daniel Yergin, lauréat du prix Pulitzer, retrace les événements dramatiques de mars et d’avril derniers
  • Les marchés sont entrés en chute libre alors que les effets économiques de la pandémie de Covid-19 ont frappé les prévisions de demande du pétrole brut

Au début du printemps dernier, les marchés mondiaux du pétrole étaient en chute libre au moment où les effets économiques de la pandémie de coronavirus ont frappé les prévisions de demande en pétrole brut. Les membres de l’alliance Opep+, dirigée par l’Arabie saoudite et la Russie, ont vu les prix diminuer de plus de moitié en quelques semaines et se sont demandé quoi faire. Le lauréat du prix Pulitzer Daniel Yergin, dans l’un de deux extraits exclusifs de son nouveau livre The New Map: Energy, Climate, and the Clash of Nations, raconte l’histoire vécue du mois qui a secoué le monde pétrolier.

C’est ce déclin qui a précipité, dans la première semaine de mars, une réunion de l’Opep+ – l’Opep et ses partenaires non membres de l’Opep soit 23 pays au total – à Vienne pour faire face à ce qui devenait, de loin, la plus forte baisse de consommation jamais enregistrée.

Alors que les pays présents à Vienne savaient que la situation était mauvaise, ils ne savaient pas combien ni à quel point elle pourrait s’aggraver. À ce moment-là, cependant, l’intérêt commun que les deux principaux pays du groupe – l’Arabie saoudite et la Russie – avaient forgé au cours des dernières années s’est effondré.

Le budget russe avait fixé le prix du baril à 42 dollars, le budget saoudien à 65 dollars et, selon le Fonds monétaire international (FMI), l’Arabie saoudite avait besoin d’un prix de 80 dollars ou plus pour équilibrer son budget. De plus, les Russes avaient considéré l’accord Opep+ de 2016 comme temporaire et opportun ; les Saoudiens voulaient le rendre permanent et y maintenir la Russie.

Le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdel Aziz ben Salmane, a sollicité de nouvelles réductions plus fortes, puis a insisté fermement pour obtenir des réductions plus fortes encore. Le ministre russe de l’Énergie, Alexander Novak, a tout aussi fermement résisté. Il voulait prolonger l’accord existant et ne pas faire d’autres réductions pendant quelques semaines pour mesurer l’impact de cette stratégie à mesure que le coronavirus progressait.

Le matin du 6 mars, Novak s’est envolé de Moscou pour Vienne et s’est rendu au siège de l’Opep. Là, dans une petite salle de conférence au cinquième étage, il a rencontré en privé le prince Abdel Aziz. Ils ne se sont pas entendus et sont descendus, les visages tendus, au premier étage pour rejoindre la réunion, cruciale, avec les autres ministres de l’Opep+. C’était une impasse. La réunion s’est interrompue sans aboutir à un accord.

« Nous regretterons tous cette journée », a déclaré le prince Abdel Aziz à la sortie. Interrogé sur ce que ferait l’Arabie saoudite maintenant, il a ajouté : « Nous continuerons à vous le demander. »

Les pays de l’OPEP « n’ont envisagé aucune autre variante, a déclaré Novak de son côté. Et maintenant, a-t-il ajouté, comme il n’y pas eu d’accord, tous les pays sont libres de produire ce qu’ils veulent. »

Suhail al-Mazrouei, ministre du Pétrole des Émirats arabes unis, s’est efforcé d’apaiser les propos. Selon lui, « ils ont besoin de plus de temps pour y réfléchir ». Mais l’Opep+ avait explosé.

L’échec de Vienne a choqué le marché mondial du pétrole, entraînant des répercussions sur les marchés financiers. L’Arabie saoudite n’a pas perdu de temps pour mettre fin à la question en annonçant qu’elle allait augmenter sa production de barils par jour (bpj) de 9,7 millions à 12,3 millions de bpj le mois prochain.

« Le fait d’augmenter la production lorsque la demande diminue est irrationnel du point de vue de la théorie économique », a déclaré Novak, économiste de formation.

La Russie ne possède pas cette capacité de production supplémentaire mais elle a déclaré qu’elle augmenterait sa production autant que possible.

Le dernier accord, qui remontait à 2016, avait disparu – à sa place, une guerre des prix et une bataille pour les parts de marché sont apparues. Les partenaires potentiels sont redevenus de féroces concurrents. Certains à Moscou, qui s’étaient opposés à un accord visant à restreindre la production, ont salué la rupture.

« Si vous abandonnez le marché, vous ne le récupérerez jamais », a déclaré Igor Setchine, PDG de Rosneft, qui est le plus grand critique russe de l’Opep+ depuis le début. Ceux qui, comme Setchine, étaient opposés à tout accord, ont été particulièrement réticents au fait de céder des parts de marché aux États-Unis.

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Une photo prise le 15 septembre 2019 montre l’entrée d’une installation pétrolière d’Aramco près de la zone d’Al-Kharj, au sud de la capitale saoudienne, Riyad. (AFP/File Photo)

Au cours des quatre années pendant lesquelles la Russie avait adhéré à l’accord et que sa production était limitée, la production pétrolière américaine avait augmenté de 60 %, propulsant les États-Unis au premier rang des producteurs mondiaux.

Au-delà des marchés, ils considéraient le schiste des États-Unis comme une « menace stratégique ». En effet, pour eux, l’abondance du pétrole et du gaz de schiste était un complément à la politique étrangère américaine, laissant aux États-Unis les mains libres pour imposer des sanctions au secteur énergétique russe, comme ils l’avaient fait quelques mois plus tôt, en forçant l’arrêt de l’achèvement du gazoduc Nord Stream 2.

Le schiste américain, prévoyaient-ils, serait inévitablement la victime majeure d’une guerre des prix, en raison de ses coûts plus élevés et des forages constants qu’il nécessitait par rapport aux pétroles conventionnels saoudien et russe.

Mais ce qui n’a pas été compris au début du mois de mars, c’est que cette bataille pour les parts de marché avait été lancée sur un marché qui se rétrécissait rapidement à cause du virus (Covid-19). L’épidémie en Chine se transformait en une pandémie mondiale.

Trump a commencé à faire ce qu’il avait fait durant toute sa carrière : faire travailler les téléphones, cette fois dans un round-robin avec le roi Salmane, le prince héritier, Mohammed ben Salmane (MBS), le président russe, Vladimir Poutine, et d’autres dirigeants.

Le négociateur cherchait maintenant un méga-accord. Compte tenu de ce qui a été décrit comme les « différences irréconciliables » qui ont conduit à la rupture, à Vienne, entre l’Arabie saoudite et la Russie, il s’agissait aussi d’une médiation de divorce.

Pendant environ deux semaines, Trump a mené plus de conversations avec Poutine que durant toute l’année précédente. Le 1er avril, la production saoudienne est passée à 12 millions de bpj. Certains appels téléphoniques étaient très directs. Il a été fait mention de ces 13 sénateurs (d’États producteurs de pétrole qui avaient exprimé leur frustration face à la guerre des prix du pétrole).

Après un tel appel, Trump a rédigé un tweet : « Je viens de parler à mon ami MBS d’Arabie saoudite, qui a parlé avec le président Poutine de Russie et j’espère qu’ils réduiront environ à 10 millions de barils et peut-être beaucoup plus. » Peu de temps après, il a augmenté la mise à 15 millions.

Compte tenu de la guerre du pétrole et de l’animosité ambiante, ses chiffres ont été accueillis avec scepticisme. Mais les événements ont évolué. L’Arabie saoudite a appelé à une réunion urgente des producteurs, « en reconnaissance de la demande du président des États-Unis, Donald Trump ».

Le 3 avril, Poutine a déclaré lors d’une vidéoconférence que la Russie, ainsi que l’Arabie saoudite et les États-Unis, étaient « tous intéressés par des actions conjointes… bien coordonnées pour assurer la stabilité à long terme du marché ».

Il a déclaré que l’effondrement des prix avait été causé par la Covid-19.

Mais comment un accord pourrait-il être conclu ?

Le 10 avril, les ministres de l’Énergie du G20 se sont réunis. « Nous devons stabiliser les marchés mondiaux de l’énergie, a déclaré le secrétaire américain à l’Énergie, Dan Brouillette. C’est le moment pour toutes les nations d’examiner sérieusement ce que chacune peut faire pour corriger le déséquilibre offre-demande.»

À ce moment-là, tout était plus ou moins en place pour offrir une opportunité. Sauf qu’un membre de l’Opep+ résistait. Le président mexicain, Lopez Obrador, refusait d’entendre parler de l’accord. Il avait sa propre politique ; il s’était engagé auprès de Pemex, la compagnie pétrolière nationale, à augmenter la production, non à la couper – même si, en vérité, sa production réelle était en déclin.

D’autres appels téléphoniques de nuit ont suivi et un accord a été conclu avec le Mexique. Une conférence téléphonique entre Trump, Poutine et le roi Salmane a scellé cet accord.

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Une vue générale montre l’installation pétrolière Saudi Aramco dans la ville de Dammam, à 450 km à l’est de la capitale saoudienne Riyad. (AFP/File Photo)

L’accord total Opep+ prévoyait une réduction de 9,7 millions de bpj, la Russie et l’Arabie saoudite y contribuant chacune pour 2,5 millions. Maintenant, c’est la parité absolue – une base de référence convenue de 11 millions de bpj chacun, qui descendrait pour chacun à 8,5 millions de barils.

Les 21 autres membres de l’Opep+ ont accepté leurs propres réductions. De même que d’autres grands producteurs non membres de l’Opep qui ne faisaient pas non plus partie de l’Opep+ comme le Brésil, le Canada et la Norvège. Mais ces réductions incluaient des baisses dues à la crise économique, et celles-ci étaient déjà effectives.

L’accord en lui-même était historique, tant en raison du nombre de participants que de sa complexité. C’était la plus importante réduction de l’approvisionnement en pétrole de l’histoire. Rien de comparable ne s’était produit avant dans le monde du pétrole, et encore moins avec les États-Unis dans le rôle central.

Une fois l’accord conclu, le prince Abdelaziz a décrit la guerre du pétrole comme «une orientation fâcheuse» de la politique saoudienne. Mais il a dit : « Nous avons dû le faire parce que nous voulions capter certains revenus plutôt que de rester les bras croisés et ne rien faire. »

La « médiation » de Washington a aidé, car elle a mis fin au désaccord avec la Russie, du moins pour le moment. « Nous n’avons pas encore besoin d’avocats spécialisés en divorce», a déclaré le prince avec un certain soulagement.

Extrait de The New Map: Energy, Climate and the Clash of Nations par Daniel Yergin (Allen Lane). Droits d’auteur : Daniel Yergin 2020.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.