Sécurité dans les stades: la tentation de la reconnaissance faciale

Avec un début de saison mouvementé en L1, émaillé par de nombreux incidents (jets de projectiles, envahissements de terrain, échauffourées entre supporters...), la question de la sécurité est devenue plus prégnante. (Photo, AFP)
Avec un début de saison mouvementé en L1, émaillé par de nombreux incidents (jets de projectiles, envahissements de terrain, échauffourées entre supporters...), la question de la sécurité est devenue plus prégnante. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 25 octobre 2021

Sécurité dans les stades: la tentation de la reconnaissance faciale

  • La reconnaissance faciale par vidéo en temps réel n'est pas autorisée dans l'espace public en France
  • Des logiciels de reconnaissance faciale pourraient par exemple être utiles pour filtrer à l'entrée des stades, et éviter ainsi que des interdits de stade pénètrent dans l'enceinte

PARIS: Taboue, proscrite en France faute de loi l'autorisant, la reconnaissance faciale a déjà fait une timide et clandestine incursion en L1, et si les supporters s'y opposent fermement, certains clubs s'intéressent de plus en plus à cette technologie controversée.

Le sujet ne délie pas vraiment les langues. "C'est clairement un sujet tabou, mais je peux vous assurer que ça intéresse les clubs", confie sous couvert d'anonymat le patron d'une société privée de sécurité, qui a notamment travaillé avec l'Olympique de Marseille. 

Avec un début de saison mouvementé en L1, émaillé par de nombreux incidents (jets de projectiles, envahissements de terrain, échauffourées entre supporters...), la question de la sécurité est devenue plus prégnante. 

Le gouvernement, à travers un courrier de Jean-Michel Blanquer et Roxana Maracineanu adressé vendredi à la Ligue de football professionnel (LFP), a promis "une réponse forte", évoquant notamment une réflexion sur la formation des stadiers, mais sans prendre concrètement de nouvelles mesures. 

La reconnaissance faciale par vidéo en temps réel n'est pas autorisée dans l'espace public en France. Et si un récent rapport parlementaire remis début septembre au Premier ministre Jean Castex plaide pour plus d'expérimentations notamment en vue de la Coupe du monde de rugby en 2023 et des JO-2024 de Paris, le sujet reste éminemment sensible. 

«L'outil est séduisant»

"L'outil est séduisant pour les clubs de football, ça remplace le profilage humain qui peut être défaillant", assure ce patron. Des logiciels de reconnaissance faciale pourraient par exemple être utiles pour filtrer à l'entrée des stades, et éviter ainsi que des interdits de stade pénètrent dans l'enceinte, "c'est un peu plus compliqué de l'utiliser dans une foule, où les gens se masquent", explique-t-il.

Il y a plus d'un an et demi, le FC Metz avait été pris dans un tourbillon après avoir testé un tel dispositif lors d'une rencontre de L1 face à Strasbourg. 

La Commission nationale informatique et libertés (Cnil) avait tapé du poing sur la table en adressant un avertissement au club, qui n'a depuis plus retenté le coup.

"L'épisode de Metz a clairement refroidi pas mal de clubs. Mais on sait que des sociétés privés ont contacté beaucoup de clubs depuis. Maintenant, on ne sait pas où cela en est", assure Kilian Valentin, l'un des porte-paroles de l'association nationale des supporteurs (ANS).

Pour pouvoir tester la reconnaissance faciale, il faut en effet notamment prévenir la population filtrée, ce qui implique aussi de posséder un fichier avec leurs coordonnées et les photos des personnes. C'est le cas avec les interdictions commerciales de stade (ICS) prononcées par les clubs. 

"Mais bon, nous sommes résolument contre ce genre de dispositif liberticide. Les clubs n'en ont pas besoin", estime Kilian Valentin. "Pour les IDS (interdictions administratives et/ou prononcées par la justice) dans une très grande majorité des cas, il y a une obligation de pointage hors des stades. Les ICS, les clubs sont censés les connaître", ajoute-t-il.

Veille de la LFP

Se pose également la question de la fiabilité de certains logiciels de reconnaissance faciale

"Il y a un taux d'erreur qui varie entre 80 et 90% dans les pays où cela a été testé. Il y a aussi des biais raciaux", assure l'avocat Pierre Barthélémy, pour qui il serait "inacceptable" d’utiliser un tel outil en l'état.

"Il y a des logiciels qui fonctionnent très bien, avec une marge d'erreurs de moins de 0,5%. Ca dépend du prix qu'on met", nuance l'entrepreneur dans le domaine de la sécurité

"Il n'existe pas de système de reconnaissance faciale fiable, avec un rapport qualité-prix supportable", a de son côté assuré Pierre-Marie Grappin, le responsable de la sécurité de Montpellier, un des rares à évoquer le sujet, preuve que ces logiciels sont donc scrutés par certains clubs de L1.

Malgré les réserves, malgré l'absence de loi, la LFP a toutefois reconnu très diplomatiquement effectuer "une veille technologique et juridique sur le sujet". 

Une veille qui risque de prendre de plus en plus de place.


Sophie Adenot, "une fierté française" et "un horizon pour les petites filles", selon Macron

Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
Sophie Adenot (à gauche) regagne l’ISS après sa sortie historique dans l’espace, le 18 août 2026. Elle est la première Française à effectuer une sortie extravéhiculaire. (AFP)
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  • Sophie Adenot est devenue la première Française à effectuer une sortie dans l’espace, lors d’une opération de maintenance de l’ISS
  • Emmanuel Macron et plusieurs responsables politiques ont salué cet exploit comme une « fierté française » et une journée historique

PARIS: Le président Emmanuel Macron a salué mardi la sortie dans l'espace de Sophie Adenot, qualifiant l'événement de "fierté française" et voyant dans l'astronaute "le visage de tous les possibles".

"En devenant la première Française à sortir dans l'espace, Sophie Adenot incarne une fierté française autant qu'un horizon pour les petites filles qui rêvent d'infini", a-t-il écrit sur X, parlant de "l'heure des pionnières".

D'autres personnalités politiques se sont également exprimées comme Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées, qui a félicité sur X l'astronaute et colonel de l'armée de l'air dont la sortie marque une "journée historique".

Plus tôt dans la journée, le leader Insoumis Jean-Luc Mélenchon a salué les "savoir-faire collectifs de haut niveau" nécessaires à l'opération, et le rôle de la France: "première nation spatiale européenne".

"Immense fierté", a simplement commenté Bruno Retailleau, le candidat des Républicains (LR) à la présidentielle.

Sophie Adenot, en mission dans la Station spatiale internationale (ISS), est devenue mardi la première astronaute française à sortir dans l'espace pour réaliser une opération délicate visant à remplacer une antenne de communication entre l'ISS et la Terre.


La question des retraites se (ré)invite dans la rentrée politique

Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
Le fondateur et président du parti de droite Horizons, maire du Havre et candidat à l’élection présidentielle française de 2027, Édouard Philippe, prononce un discours sur scène lors de son meeting de campagne présidentielle à l’Adidas Arena, dans le nord de Paris, le 5 juillet 2026. (AFP)
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  • Les retraites s’imposent au cœur de la campagne présidentielle, avec des propositions allant d’un recul de l’âge légal à 65-67 ans à son maintien ou sa baisse
  • Le gouvernement envisage aussi de limiter la revalorisation des pensions des retraités les plus aisés pour réaliser des économies budgétaires

PARIS: Report de l'âge de départ à la retraite ou pas ? Jusqu'à 67 ans ? Plutôt des économies sur les pensions des plus aisés ? Les retraites se sont imposées ces derniers jours comme le premier thème d'une rentrée politique cruciale dans la perspective de la présidentielle.

Alors que le président Emmanuel Macron a dû suspendre sa réforme des retraites pour maintenir une certaine stabilité gouvernementale en fin de deuxième quinquennat, ce sujet explosif a été plus ou moins explicitement confié aux bons soins du futur locataire de l'Élysée.

Tous les candidats déclarés à l'élection d'avril et mai prochains ont un projet de réforme ou y travaillent.

- "Différences" -

Parmi eux, l'ancien Premier ministre Édouard Philippe, qui n'avait pu mener à bien à Matignon la première réforme des retraites voulue par le chef de l'État - par points et avec une augmentation de l'âge pivot - en 2020, en raison du Covid, défend un report de l'âge légal au delà des 64 ans votés en 2024 et suspendus depuis.

Pour maintenir l'équilibre financier du système, "la seule solution raisonnable est d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", avait déclaré le maire du Havre en septembre 2021.

Comprise comme un projet de report à 67 ans, soit presque cinq ans de plus qu'à l'heure actuelle, la mesure colle à Édouard Philippe comme l'emblème d'un programme qu'il n'a pas encore présenté.

Lundi, en annonçant qu'il soutiendrait le maire du Havre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a affirmé qu'il espérait "le convaincre" de revenir sur cette mesure impopulaire.

- "Réflexion" -

La question des retraites s'est également imposée dans les discussions au sein du camp de l'actuelle favorite des sondages, Marine Le Pen.

Allié du Rassemblement national depuis les législatives anticipées de 2024, Éric Ciotti (UDR) a espéré dimanche "une évolution" du RN sur le relèvement de l'âge légal de départ.

Pour lui, non seulement "il faudra travailler plus longtemps" mais il souhaite aussi "ajouter un étage de capitalisation" au système actuel par répartition.

Or Marine Le Pen défendait encore avant l'été un retour aux 62 ans, voire 60 ans pour ceux qui ont commencé à travailler tôt, et ouvrait seulement la porte à une part de capitalisation "volontaire".

Une ligne qui ne convainc pas non plus le président du parti Jordan Bardella, dont les positions sur le sujet étaient plus proches de celles de l'UDR.

"Je sais que c'est un sujet qui, chez eux, est en cours de réflexion et qui, je l'espère, marquera une évolution par rapport aux positions passées", a affirmé Éric Ciotti.

- "Tous les retraités"-

Quant au gouvernement, plongé dans l'élaboration d'un budget 2027 dont l'adoption s'annonce plus que délicate dans une Assemblée fracturée à quelques mois de l'échéance présidentielle, il a relancé l'idée d'un gel partiel des pensions pour les plus aisés afin de freiner les dépenses.

S'il a promis de "préserver les retraités les plus modestes", le ministre des Finances Roland Lescure touche à un sujet sensible, sur lequel nombre de ses prédécesseurs se sont cassé les dents.

Les retraités votant davantage que les actifs, la question d'une moindre revalorisation des pensions est systématiquement rejetée par tous les camps politiques d'opposition.

Cette mesure de désindexation pourrait faire économiser plusieurs milliards d'euros, selon les modalités retenues. Reste à savoir quel seuil de pension serait défini et si l'opposition parlementaire laisserait passer cette nouvelle tentative.

Pas du côté de La France insoumise en tout cas. "Le gouvernement nous dit qu'on peut faire 6 milliards d'euros d'économies", a pesté mardi le député Manuel Bompard. "Si vous décidez de ne pas indexer la pension de retraite des personnes qui gagnent plus de 2.500 euros nets de retraite, vous avez une recette à peu près de 1,5 milliard d'euros", a-t-il argué, alertant sur une mesure qui toucherait en réalité "tous les retraités".


Canicule: vigilance orange levée dans les six derniers départements concernés

Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
Le très faible débit de la cascade d’Arpenaz, à Sallanches, dans le centre-est de la France, le 12 août 2026. Avec ses 270 mètres de hauteur, la cascade d’Arpenaz est la plus haute cascade des Alpes françaises. (AFP)
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  • Les six derniers départements en vigilance orange canicule repassent au jaune, mettant fin au 5e épisode caniculaire depuis mai
  • Encore chaud mercredi, le temps se rafraîchira nettement jeudi avec pluies et orages

PARIS: Les six derniers départements en vigilance orange canicule (Ardèche, Bouches-du-Rhône, Drôme, Gard, Var et Vaucluse) sont redescendus en jaune mardi matin, a indiqué Météo-France dans son bulletin de 06H00, marquant ainsi la fin du cinquième épisode caniculaire depuis mai.

"Sur la plupart des départements de la région PACA, sur la Corse ainsi que sur les départements rhodaniens, les conditions caniculaires caractérisées par la vigilance orange +Canicule+ auront duré environ trois semaines", précise l'institut météorologique.

"Cet après-midi de mardi sera encore chaude avec souvent de 34 à 37°C avant une nuit de mardi à mercredi plus fraîche que la précédente hors zones littorales", indique Météo-France dans son dernier point.

"L'après-midi de mercredi sera encore chaude avant une nette baisse des températures jeudi s'accompagnant d'une dégradation pluvieuse et orageuse", prévoit encore l'organisme.