Quatre astronautes, dont un Allemand, s'envolent vers la Station spatiale dimanche

Cette capture d'écran extraite du flux en direct de la NASA montre la Station spatiale internationale prise depuis le vaisseau spatial Crew Dragon de SpaceX. (Photo, AFP)
Cette capture d'écran extraite du flux en direct de la NASA montre la Station spatiale internationale prise depuis le vaisseau spatial Crew Dragon de SpaceX. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 28 octobre 2021

Quatre astronautes, dont un Allemand, s'envolent vers la Station spatiale dimanche

  • Il s'agit de la troisième mission habitée régulière assurée par SpaceX pour le compte de l'agence spatiale américaine. Son équipage est ainsi baptisé Crew-3
  • Ils doivent remplacer les quatre astronautes de Crew-2, dont le Français Thomas Pesquet, qui se trouvent dans la Station spatiale internationale depuis avril

WASHINGTON : La Nasa va envoyer dimanche, dans une fusée de SpaceX, trois astronautes américains et un allemand vers la Station spatiale internationale, où ils passeront six mois en orbite.

Il s'agit de la troisième mission habitée régulière assurée par SpaceX pour le compte de l'agence spatiale américaine. Son équipage est ainsi baptisé Crew-3.

Ils doivent remplacer les quatre astronautes de Crew-2, dont le Français Thomas Pesquet, qui se trouvent dans la Station spatiale (ISS) depuis avril.

Après une courte période de passation entre les deux équipages, Crew-2 rentrera sur Terre "début novembre", selon la Nasa, qui n'a pas encore annoncé de date précise. 

Dimanche, une fusée Falcon 9 doit décoller depuis le centre spatial Kennedy en Floride, à 02H21 du matin heure locale (06H21 GMT). A son sommet sera fixée la capsule Dragon, dans laquelle se trouveront les astronautes.

Il s'agira du premier vol pour cet exemplaire particulier de la capsule, baptisé "Endurance". 

Environ 22 heures plus tard, elle s'arrimera à l'ISS.

Les astronautes de la Nasa Raja Chari, Kayla Barron, et Tom Marshburn, ainsi que de l'astronaute de l'agence spatiale européenne (ESA) Matthias Maurer, sont arrivés mardi au centre Kennedy.

"La nuit dernière, nous avons vu Endurance dans le hangar avant qu'elle soit emmenée vers l'aire de lancement, et mis nos mains sur elle, ce qui est une expérience assez spéciale", a raconté mercredi durant une conférence de presse Raja Chari, commandant de la mission. 

La journée de jeudi sera consacrée à une répétition générale du lancement: les astronautes enfileront leur combinaison, prendront place dans la capsule, et toute une série de vérifications seront effectuées afin de s'assurer que l'engin est prêt à décoller.

Pour l'Américain Tom Marshburn, il s'agira de sa troisième fois dans l'espace. Il a déjà volé à bord d'une navette spatiale en 2009, puis d'une fusée Soyouz en 2012-2013. 

"Je trouve de la beauté dans tous les vaisseaux dans lesquels j'ai volé", a-t-il déclaré. "J'ai hâte de voir s'il y a des nuances, et quelles sont les différences" avec Dragon, a-t-il ajouté.

Les trois autres astronautes feront en revanche le voyage pour la première fois.

Kayla Barron, seule femme de la mission, est une ancienne de la marine américaine: "Les ressemblances entre servir à bord d'un sous-marin et à bord de la station spatiale sont ce qui m'a inspirée à candidater pour devenir astronaute", a-t-elle raconté.

Matthias Maurer sera lui le douzième Allemand à se retrouver en orbite. Il a dit espérer pouvoir faire une sortie spatiale en dehors de la station afin d'activer un bras robotique européen, envoyé là-haut plus tôt cet été.

Interrogé pour savoir comment serait célébrée la présence simultanée de deux astronautes européens dans l'ISS, il a confié qu'il s'agissait "encore d'un secret".


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.


Les principaux points de l'accord Iran-Etats-Unis

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours. (AFP)
Short Url
  • Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban"
  • Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban"

TEHERAN: Voici les principaux points du protocole d'accord signé entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-orient, dont le contenu a été rendu public par Washington et Téhéran:

Cessation permanente des hostilités 

Les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés respectifs "déclarent la cessation immédiate et permanente des opérations militaires sur tous les fronts, y compris au Liban".

Ils s'engagent "à ne pas initier de guerre ou d'opération militaire l'un contre l'autre et à s'abstenir de la menace ou de l'usage de la force l'un contre l'autre, tout en garantissant l'intégrité territoriale et la souveraineté du Liban".

Accord final sous 60 jours 

L'Iran et les Etats-Unis "s'engagent à négocier et à conclure l'accord final dans un délai maximum de 60 jours, extensible d'un commun accord".

Levée du blocus naval américain 

Les Etats-Unis commenceront "immédiatement" à lever leur blocus des ports iraniens qu'ils avaient mis en place le 13 avril, et y mettront complètement fin dans un délai de 30 jours.

Les Etats-Unis s'engagent en outre "à retirer leurs forces des abords de la République islamique d'Iran dans les 30 jours suivant l'accord final".

Réouverture du détroit d'Ormuz 

L'Iran s'engage à "assurer la sécurité du passage des navires commerciaux, sans frais pendant 60 jours uniquement, du golfe Persique vers la mer d'Oman, et inversement. Le trafic des navires commerciaux commencera immédiatement" et sera pleinement rétabli dans un délai de 30 jours, une fois le détroit d'Ormuz déminé.

Plan de 300 milliards de dollars pour l'Iran 

Les Etats-Unis et leurs partenaires régionaux élaboreront un plan "d'un montant d'au moins 300 milliards de dollars, destiné à la reconstruction et au développement économique" de l'Iran.

Levée des sanctions 

Les Etats-Unis "s'engagent à mettre fin à tous les types de sanctions" unilatérales et internationales contre l'Iran, selon un calendrier qui sera convenu dans l'accord final.

En attendant, les Etats-Unis "s'engagent à rendre pleinement disponibles et utilisables les fonds et avoirs de la République islamique d'Iran gelés ou soumis à des restrictions dès la mise en œuvre du présent protocole d'accord".

De façon immédiate et jusqu'à la levée des sanctions, le département du Trésor américain délivrera "des dérogations pour l'exportation de pétrole brut iranien, de produits pétroliers et dérivés, ainsi que pour tous les services associés, y compris les transactions bancaires, les assurances, le transport, etc".

Nucléaire 

L'Iran réaffirme qu'il "ne se procurera ni ne développera d'armes nucléaires".

Le sort de l'uranium enrichi accumulé par l'Iran sera réglé "selon un mécanisme qui sera convenu mutuellement (...) la méthodologie a minima consistant en une méthode de dilution sur place sous la supervision de l'AIEA" (Agence internationale de l'énergie atomique).

En attendant cet accord final, l'Iran "maintiendra le statu quo actuel de son programme nucléaire", et les Etats-Unis "n'imposeront aucune nouvelle sanction et ne déploieront pas de forces supplémentaires dans la région".

Signature 

Selon le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, dont la médiation a été cruciale, l'accord a été signé électroniquement et à distance jeudi, heure d'Islamabad, par les présidents iranien Massoud Pezeshkian et américain Donald Trump.

Une cérémonie de signature est confirmée vendredi en Suisse "pour commémorer cet événement marquant et donner le coup d'envoi des discussions techniques".

Résolution de l'ONU 

L'accord final sera entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l'ONU.