Ouragan en Grèce : deux morts, d'importants dégâts

Étendue inondée dans le village de Magoula, au centre de la Grèce traversée par un « medicane », rare type de cyclone méditerranéen. (Kostas Mantziaris/AFP)
Étendue inondée dans le village de Magoula, au centre de la Grèce traversée par un « medicane », rare type de cyclone méditerranéen. (Kostas Mantziaris/AFP)
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Publié le Samedi 19 septembre 2020

Ouragan en Grèce : deux morts, d'importants dégâts

  • Baptisé Ianos, l’ouragan ayant "des caractéristiques tropicales" selon des scientifiques, a frappé surtout la Thessalie, la grande plaine du pays et la ville de Karditsa
  • Dans la ville proche de Farsala, les pompiers ont découvert une femme sexagénaire morte dans sa maison inondée

ATHENES : La Grèce compte deux morts, au moins un disparu et de nombreux dégâts après avoir été touchée par un "cyclone méditerranéen", un phénomène rare pour la région, caractérisé par de violentes rafales et de fortes précipitations.

Baptisé Ianos, cet ouragan ayant "des caractéristiques tropicales" selon des scientifiques, a frappé surtout la Thessalie, la grande plaine du pays et la ville de Karditsa, à 300 kilomètres dans le Nord d'Athènes, dans la nuit de vendredi à samedi.

Un homme sexagénaire a été retrouvé mort samedi dans une bergerie près de Karditsa. Dans la ville proche de Farsala, les pompiers ont également découvert une femme sexagénaire morte dans sa maison inondée.

A Mouzaki, une ville avoisinante, une femme, âgée de 40 ans est, elle, portée disparue après que sa voiture a été emportée par la rivière Pamissos.

"être vigilants"

Karditsa et d'autres villes de la région ont subi des coupures d'électricité et d'eau et ont été frappées par des chutes d'arbres et envahies par des torrents de boue.

Le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis a exprimé sur son Twitter ses "condoléances" pour la perte des vies et appelé ses concitoyens à "être vigilants".

Il a promis que toutes les régions frappées allaient bénéficier "du soutien" de l'Etat.

Le niveau des eaux est monté d'un mètre à Karditsa en raison de fortes précipitations ayant atteint 250mm/h, selon le météorologue Kostas Lagouvardos.

De nombreux bâtiments, logements, magasins et entrepôts ont été dévastés, et les pompiers ont été appelés samedi à secourir de centaines de personnes dont les maisons ont été inondées.

500 opérations de sauvetage

Ils ont jusqu'ici effectué 500 opérations de sauvetage, selon leur service.

Le réseau routier et ferroviaire a subi d'importants dégâts, particulièrement en Thessalie.

Le cyclone se dirigeait samedi vers le sud du pays, dans le Péloponnèse. De nombreuses maisons ont été inondées lors de fortes précipitations dans la ville de Corinthe.

Il doit atteindre l'île de Crète samedi soir mais "il sera plus affaibli", a indiqué à l'AFP Kostas Lagouvardos.

Depuis deux jours, le service de la Protection civile en Grèce est en état d'alerte et les autorités ont appelé à remettre à plus tard tout déplacement non essentiel dans les régions touchées.

Vendredi, c'étaient les îles de la mer Ionienne, dans l'ouest, qui avaient été touchées par cet ouragan causant des inondations et des coupures de courant sur les îles de Zante, de Leucade, d'Ithaque, de Céphalonie et Corfou.

Un bateau transportant 55 migrants avait envoyé un message de détresse vendredi au large des côtes du Sud du Péloponnèse, mais les garde-côtes grecs n'avaient pas pu le secourir.

Samedi, des recherches étaient en cours mais "il est possible que le bateau ait changé de direction", a déclaré à l'AFP une responsable des garde-côtes.

Le cyclone Ianos pourrait néanmoins être "moins fort que prévu, bien que toujours en cours", a déclaré vendredi à l'AFP Efthymios Lekkas, professeur de gestion des catastrophes naturelles à l'Université d'Athènes.

Il y a deux ans, en septembre 2018, un autre "cyclone méditerranéen" de ce genre - dit "médicane" - baptisé Xenophon, avait fait deux morts en Grèce, touchant surtout l'île d'Eubée, près d'Athènes.

"Les cyclones ou ouragans de Méditerranée ont des caractéristiques tropicales comme ceux de l'Atlantique, mais ils ont souvent un plus petit volume et sont moins intenses", explique Kostas Lagouvardos, directeur de recherches à l'Observatoire d'Athènes.

Il souligne que ce phénomène "rare", qui se manifeste surtout dans l'ouest et le centre de la Méditerranée, est observé "les quarante dernières années et est accompagné de violentes rafales et de fortes précipitations".

Pour l'instant, "ces cyclones ne sont pas liés au changement climatique car on n'a pas observé une augmentation de leur fréquence ces dernières années", estime Kostas Lagouvardos.

 


Trump menace de bombarder «fort» l'Iran après de premiers échanges de frappes en un mois

Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse. (AFP)
Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse. (AFP)
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  • "Il y aura une réponse" et "nous allons les frapper fort", a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News
  • Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était "ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région", disant continuer à "oeuvrer pour parvenir à un accord"

WASHINGTON: Après un mois d'accalmie et l'accent mis par Washington sur la "guerre économique", les affrontements ont repris entre l'Iran et les Etats-Unis, Donald Trump menaçant lundi de "frapper fort" le camp adverse.

Pour la première fois depuis fin juillet, les forces américaines ont annoncé des bombardements contre "deux lanceurs iraniens (de roquettes) sur l'île de Larak", située dans le stratégique détroit d'Ormuz.

Téhéran a riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Alors que le conflit est entré dans son septième mois et que les négociations sont au point mort, ce regain des hostilités a semé l'inquiétude sur les marchés: les cours du pétrole sont repartis en hausse, le baril de Brent, référence internationale, dépassant le seuil symbolique des 90 dollars.

"Il y aura une réponse" et "nous allons les frapper fort", a averti le président américain, selon des propos retranscrits par la chaîne Fox News.

Un peu plus tôt, son homologue iranien avait estimé que la poursuite de la guerre n'était "ni dans l'intérêt (de Téhéran) ni dans celui de la région", disant continuer à "oeuvrer pour parvenir à un accord".

En déplacement au Kirghizstan pour participer à un sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), il a rencontré le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif dont le pays joue le rôle de médiateur. Sont également attendus à ce rendez-vous les présidents chinois Xi Jinping et russe Vladimir Poutine.

"Escalade dangereuse" 

Selon le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom), l'attaque contre Larak a été lancée après que les Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de l'Iran, ont été "observés en train de se préparer à lancer des roquettes chargées de mines marines" à Ormuz.

Les médias iraniens ont fait état de trois morts et sept blessés dans ces frappes.

Visée par les représailles iraniennes, la Jordanie a dit avoir abattu huit missiles ayant pénétré son espace aérien. Les Emirats ont eux détecté un drone au-dessus de ses eaux territoriales, dénonçant "une escalade dangereuse".

Mais les forces armées iraniennes ont mis en garde leurs voisins régionaux contre une "riposte bien plus forte" si toute nouvelle "agression" de Washington était lancée depuis leur territoire.

Les Gardiens ont par ailleurs affirmé avoir abattu deux drones américains au-dessus du détroit d'Ormuz.

Un tanker a également été touché par trois "projectiles inconnus" alors qu'il franchissait le détroit dans le sens de la sortie, a affirmé lundi dans la soirée l'agence maritime britannique, UKMTO.

Ces dernières semaines avaient été marquées par une accalmie dans la région, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans le secteur du détroit d'Ormuz.

Ce passage maritime par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures mondiaux est au coeur du conflit, Téhéran verrouillant son passage quasi en continu depuis le début de la guerre, déclenchée par une attaque israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

"Protéger la circulation" 

En réponse, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens et se disent prêts "à protéger la libre circulation des échanges commerciaux", le Centcom affirmant avoir "achevé le déminage des voies de navigation internationales".

Mais lundi, la marine des Gardiens de la Révolution a affirmé qu'un "superpétrolier voyou" avait heurté deux mines navales lors d'une tentative "illégale" de franchir le détroit, ce que le Centcom a nié, dénonçant de la "désinformation".

Les négociations pour mettre fin au conflit sont dans l'impasse, alors qu'un protocole d'accord conclu mi-juin a volé en éclats le mois d'après.

Pour le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, "la solution est claire et simple: les Etats-Unis doivent respecter leurs engagements et s'en tenir" à ce qui a été signé. "Tout rentrera alors dans l'ordre".

Face à ce conflit impopulaire et à l'approche des élections de mi-mandat, l'administration Trump mise sur la "guerre économique" contre l'Iran, déjà sous le coup de sanctions internationales.

"On va continuer à faire pression" sur Téhéran, a insisté lundi le ministre des Finances, Scott Bessent, à l'occasion d'une série de réunions aux Etats-Unis avec ses homologues des pays du G20.


Le président iranien estime que la reprise des hostilités avec les Etats-Unis n'est pas dans l'intérêt de son pays

Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie. (AFP)
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  • Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA
  • L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense"

BICHEK: Le président iranien Masoud Pezeshkian a estimé lundi que poursuivre la guerre contre les Etats-Unis n'était pas dans l'intérêt de son pays, alors que les hostilités ont repris entre les deux pays après un mois d'accalmie.

"Nous continuons de nous efforcer de trouver un chemin d'accord et de compréhension, et nous pensons que continuer la guerre n'est pas dans notre intérêt, ni dans l'intérêt de la région", a expliqué le président iranien lors d'une réunion avec le Premier ministre indien Narendra Modi avant le sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS) au Kirghistan.

"Nous pensons que la solution aux problèmes existants réside dans le dialogue et la compréhension, et toutes les capacités doivent être mobilisées pour éviter l'extension de l'insécurité et du conflit", a-t-il ajouté, selon un communiqué de la présidence iranienne.

Ses déclarations sont intervenues après des frappes américaines sur l'île iranienne de Larak, qui ont fait deux morts et plusieurs blessés, selon l'agence officielle iranienne IRNA. L'Iran a de son côté affirmé lundi avoir attaqué avec des drones une base aux Emirats arabes unis en Jordanie en "légitime défense".

Le conflit est entré dans son septième mois et les efforts diplomatiques pour y mettre fin patinent.

Ces dernières semaines ont été marquées par une accalmie au Moyen-Orient, même si des tirs sporadiques ont été recensés, surtout dans et autour du détroit d'Ormuz.

Des dizaines de dirigeants, dont le dirigeant chinois Xi Jinping, le russe Vladimir Poutine, le Premier ministre indien Narendra Modi et son homologue pakistanais Shehbaz Sharif, doivent participer lundi et mardi au sommet de l'Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule cette année dans la capitale kirghize, Bichkek.

 


Crise migratoire à Ceuta : Sánchez réfute toute implication marocaine

Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
Des soldats espagnols observent des manifestants brandissant des drapeaux espagnols lors d’une manifestation contre la présence de migrants et la situation suite à l’arrivée de dizaines de milliers de migrants le mois dernier à Ceuta, en Espagne, le 29 août 2026. (AFP)
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  • Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines
  • "Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines"

MADRID: Le Premier ministre espagnol a écarté lundi toute responsabilité "d'une manière ou d'une autre" des autorités marocaines dans le brusque afflux de migrants arrivés dans le territoire espagnol de Ceuta depuis le Maroc il y a un mois.

"Aucun service de renseignement avec lequel le gouvernement espagnol collabore habituellement ne fait apparaître le moindre doute, ou plutôt, quelque doute que ce soit quant à la participation, d'une manière ou d'une autre, des autorités marocaines", a déclaré le chef de gouvernement socialiste sur la radio Cadena Ser.