Le prince héritier saoudien annonce la candidature de Riyad pour l’Exposition universelle 2030

La lettre a été remise à Paris au secrétaire général du BIE, Dimitri Kerkentzes, par le directeur général de la Commission royale pour la ville de Riyad, Fahd al-Rachid. (Photo, @RiyadhDevelop)
La lettre a été remise à Paris au secrétaire général du BIE, Dimitri Kerkentzes, par le directeur général de la Commission royale pour la ville de Riyad, Fahd al-Rachid. (Photo, @RiyadhDevelop)
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Publié le Mercredi 03 novembre 2021

Le prince héritier saoudien annonce la candidature de Riyad pour l’Exposition universelle 2030

  • Le thème proposé par le Royaume est: «L’ère du changement: conduire la planète vers un avenir réinventé»
  • «L’Exposition universelle 2030 coïncidera avec l’aboutissement de la Vision 2030 du Royaume», a expliqué Mohammed ben Salmane

RIYAD: Vendredi, le prince héritier saoudien a annoncé que Riyad avait présenté une demande officielle pour accueillir l’Exposition universelle 2030. Le thème proposé par le Royaume est: «L’ère du changement: conduire la planète vers un avenir réinventé.»

Dans une lettre adressée au comité organisateur de l’Exposition universelle, le Bureau international des expositions (BIE), le prince Mohammed ben Salmane écrit que «nous vivons dans une ère de changement, et nous sommes confrontés à un besoin sans précédent d’agir collectivement pour l’humanité».

«Il est évident que le monde entier, en tant que collectif, doit travailler ensemble pour prévoir l’avenir et relever, avec ses esprits les plus brillants, les défis et les opportunités consécutives à ce changement», ajoute le prince héritier. Mohammed ben Salmane a souligné que «l’Exposition universelle 2030 à Riyad coïncidera avec l’aboutissement de la Vision 2030 du Royaume».

La Vision 2030, lancée par le prince héritier en 2016, est un cadre stratégique visant à réduire la dépendance du Royaume au pétrole, à diversifier son économie et à développer les secteurs de services publics tels que la santé, l’éducation, les infrastructures, les loisirs et le tourisme. 

«La Vision 2030 représente les ambitions du Royaume pour l’avenir. Elle compte tirer parti de l’énergie illimitée de sa jeunesse pour créer des lendemains durables au profit des générations futures, dans lesquels tous les citoyens font avancer leurs rêves, dépassent leurs espoirs et vont au-delà de leurs ambitions», précise le prince Mohammed. Il affirme également que «l’Exposition universelle 2030 représentera une occasion extraordinaire de partager avec le monde les leçons que nous tirons de cette transformation sans précédent».

La lettre a été remise à Paris au secrétaire général du BIE, Dimitri Kerkentzes, par le directeur général de la Commission royale pour la ville de Riyad, Fahd al-Rachid. L’Expo 2030 se déroulera du 1er octobre 2030 au 1er avril 2031. La Commission royale pour la ville de Riyad, l’autorité responsable de la ville de Riyad, présidée par le prince héritier, se chargera du dossier de candidature saoudien à l’Exposition universelle de 2030.

Des détails supplémentaires sur la candidature saoudienne seront soumis au BIE à Paris en décembre. Les expositions universelles, officiellement connues sous le nom d’«expositions internationales enregistrées», sont un rassemblement mondial de nations qui se consacrent à la recherche de solutions aux défis pressants de leur époque. Elles sont organisées depuis 1851.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Pourquoi l’Irak ne peut subvenir aux besoins de ses jeunes en matière d’emploi

Des Irakiens participent à des manifestations contre la corruption et le chômage. (Photo, AFP)
Des Irakiens participent à des manifestations contre la corruption et le chômage. (Photo, AFP)
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  • L’Irak ne semble pas près de se libérer de sa dépendance de longue date vis-à-vis de son seul atout: le pétrole
  • La question de l’allégement du fardeau qui pèse sur les caisses de l’État et de l’orientation des travailleurs vers des entreprises privées créatrices de richesse est difficile à résoudre pour les gouvernements successifs

DUBAÏ: Lorsque des dizaines de milliers de jeunes sont descendus dans les rues de Bagdad et des villes du sud et du centre de l’Irak fin 2019, une revendication fondamentale a résonné plus fort que toutes les autres: les possibilités d’emploi. 

Le pays, qui venait tout juste de sortir de décennies de tyrannie, de blocus, de guerres et d’insurrections, n’a que très peu apporté à la génération de jeunes Irakiens ayant atteint l’âge adulte dans les années qui ont suivi la chute de Saddam Hussein en 2003. 

Deux ans après ces manifestations, qui se sont essoufflées avec l’apparition de la pandémie de Covid-19 au début de l’année 2020, et face à la répression infligée par les puissantes milices irakiennes, les jeunes Irakiens affirment que rien n’a changé. 

«En réalité, c’est même pire qu’avant», déclare Rachid Mansour, un coiffeur de l’ouest de Bagdad, à Arab News. «Mes cousins et moi ne pouvons nous permettre de rester ici. Nous travaillons tous à temps partiel. Tout comme le reste du pays, nous avons du mal à joindre les deux bouts», poursuit-il. 

Avec peu d’indicateurs de performance qui suggèrent le contraire, l’économie vacillante de l’Irak ne semble pas près de se libérer de sa dépendance de longue date vis-à-vis de son seul atout: le pétrole. 

Même si le pays s’est ouvert à l'ensemble de la région et au monde, après avoir assoupli les restrictions de visas pour les visiteurs, il n’existe pas beaucoup de possibilités d’investissement au-delà du secteur pétrolier dans les nombreuses autres industries et entreprises longtemps défendues par ses dirigeants. 

Les appels à diversifier l’économie du pays sont restés sans réponse, tandis que les autorités continuent de faire la sourde oreille quant aux demandes de rationalisation du secteur public pléthorique. Les efforts d’efficacité sont ouvertement raillés par les citoyens, tout comme les obstacles que les investisseurs doivent franchir pour créer des entreprises privées. 

Près de deux décennies après que l’invasion menée par les États-Unis a renversé le régime baasiste, l’Irak continue d’avoir l’un des plus grands effectifs au sein du secteur public par habitant au monde. Sur le papier, le pays emploie quelque 7 millions de personnes sur une population estimée à 39,3 millions. 

La question de l’allégement du fardeau qui pèse sur les caisses de l’État et de l’orientation des travailleurs vers des entreprises privées créatrices de richesse est difficile à résoudre pour les gouvernements successifs. Aucun n’a osé agir contre un district d’électeurs qui pourrait faire basculer le résultat d’une élection, ou contre un système qui a longtemps été au cœur de la manière dont le pays est dirigé. 

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Un Irakien fume la chicha sous une peinture murale féministe qui porte le slogan arabe: «Ainsi sont nos femmes.» (Photo, AFP) 

«L’Irak se retrouve dans un cercle vicieux», confie à Arab News Ahmed Tabaqchali, stratège du fonds AFC pour l’Irak et chercheur principal à l’Institut de recherche sur les politiques Iris Mideast. «D’autres pays, à l’image de l’Arabie saoudite, prennent des initiatives comme le projet Vision 2030. C’est une bonne façon de mettre fin à la dépendance au pétrole. Mais en Irak, c’est différent. Il n’existe pas de gouvernement central puissant, mais plutôt de multiples sources de pouvoir.» 

«Les revenus pétroliers jouent un rôle primordial. Ils permettent de payer les retraites et les salaires du secteur public et ils offrent une sécurité sociale. C’est un défi d’en sortir. Il existe un accord tacite entre le gouvernement et le peuple. Les gens s’attendent à recevoir des services en échange de leur acceptation du gouvernement au pouvoir et un emploi dans le secteur public constitue l’un de ces services.» 

«Aucun parti ne veut se lancer seul dans les réformes car cela affaiblirait son pouvoir. L’Irak a besoin d’une classe politique engagée dans des plans à long terme, parce que c’est la seule façon de s’en sortir. Le secteur privé a besoin de temps pour se développer.» 


Début de l’entraînement naval entre l’Arabie saoudite et l’Égypte

Les exercices navals conjoints Morgan-17, entre les marines saoudienne et égyptienne, ont commencé en Arabie saoudite. (Porte-parole de l’armée égyptienne)
Les exercices navals conjoints Morgan-17, entre les marines saoudienne et égyptienne, ont commencé en Arabie saoudite. (Porte-parole de l’armée égyptienne)
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  • Les exercices Morgan-17 «visent à renforcer la coopération entre les marines des deux pays»
  • Les exercices Taboul-5 en cours dans le Royaume impliquent les forces spéciales saoudiennes et égyptiennes, l’infanterie, des véhicules blindés et diverses armes spécialisées

LE CAIRE: Un entraînement conjoint entre les marines saoudienne et égyptienne a commencé et durera plusieurs jours. 

Les exercices Morgan-17 comprennent «de nombreux séminaires et conférences de formation, et la mise en œuvre de plusieurs activités pratiques, telles que des exercices de tir tactique par les forces spéciales des marines des deux parties avec diverses armes légères, des exercices de tir d’artillerie sol-sol sur une cible, des exercices de tir sol-air sur une cible aérienne, et l’exécution de formations de navigation», précise le porte-parole de l’armée égyptienne, Gharib Abdel Hafez. 

Les exercices Morgan-17 «visent à renforcer la coopération entre les marines des deux pays, à unifier leurs concepts opérationnels dans les méthodes d’exécution des tâches navales contre diverses menaces, et à former les équipages aux tâches de diverses guerres navales et à celles des forces spéciales. Cela permet d’accroître l’efficacité au combat des marines des deux pays», ajoute-t-il. 

Les exercices Taboul-5 en cours dans le Royaume impliquent les forces spéciales saoudiennes et égyptiennes, l’infanterie, des véhicules blindés et diverses armes spécialisées. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le cabinet des ministres saoudien se réunit en personne pour la première fois en deux ans

Le roi Salmane d'Arabie saoudite préside une réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Riyad. (SPA)
Le roi Salmane d'Arabie saoudite préside une réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Riyad. (SPA)
Le roi Salmane d'Arabie saoudite préside une réunion hebdomadaire du Conseil des ministres à Riyad. (SPA)
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  • Le Cabinet a réaffirmé sa condamnation des attaques houthies contre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis
  • Il a également discuté des résultats de la récente visite du président sud-coréen dans le Royaume

RIYAD: Le roi Salmane d'Arabie saoudite a présidé en personne aujourd’hui la réunion du Cabinet du Royaume pour la première fois en deux ans, en raison de la pandémie de coronavirus. 

Au cours de la réunion, le Cabinet a réaffirmé sa condamnation des attaques houthies contre l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU). 

Le Cabinet a souligné l’urgence pour la communauté internationale, en particulier le Conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies (ONU), d'agir contre la milice houthie en mettant fin à ses agressions contre la paix et la sécurité mondiales. 

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Il a également discuté des résultats de la récente visite du président sud-coréen dans le Royaume, de ses entretiens avec le prince héritier, Mohammed ben Salmane, ainsi que des accords conclus dans divers domaines. 

Un protocole d'accord entre le Royaume et le Koweït pour une coopération visant à encourager les investissements directs a également été approuvé lors de la réunion. 

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Un projet de mémorandum de coopération entre le Royaume et la Malaisie sur la reconnaissance mutuelle des certificats halal pour les produits locaux a également été discuté. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com