Quatre enfants tués dans une frappe de mortier des Houthis au Yémen

Des combattants fidèles au gouvernement yéménite se déploient sur la ligne de front d'Al-Juba, face à des militants houthis soutenus par l'Iran dans la province de Marib, dans le nord-est, le 24 octobre 2021. (Photo, AFP)
Des combattants fidèles au gouvernement yéménite se déploient sur la ligne de front d'Al-Juba, face à des militants houthis soutenus par l'Iran dans la province de Marib, dans le nord-est, le 24 octobre 2021. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 30 octobre 2021

Quatre enfants tués dans une frappe de mortier des Houthis au Yémen

  • Les habitants déclarent que la zone ciblée n'est pas proche des champs de bataille ou des bases militaires contrôlés par le gouvernement
  • Les bombardements sont les derniers d'une série de frappes meurtrières des Houthis dans les quartiers résidentiels de Ta’izz

AL-MUKALLA : Quatre enfants ont été tués et deux autres blessés lorsqu'un obus de mortier tiré par les Houthis soutenus par l'Iran a touché samedi un quartier résidentiel de la ville de Taiz, dans le sud du Yémen, indiquent des habitants.

Les six enfants, appartenant à la même famille, jouaient devant leur maison lorsque l'obus a explosé, explique par téléphone à Arab News Ahmed Mansour, un infirmier local.

Les habitants précisent que la zone ciblée n'est pas proche des champs de bataille ou des bases militaires contrôlés par le gouvernement, ajoutant que l'obus avait été tiré depuis une base contrôlée par les Houthis à l'est de Taïz.

Le bombardement est le dernier d'une série de frappes meurtrières des Houthis sur des quartiers résidentiels de Taïz qui ont fait des dizaines de victimes parmi les civils.

L'attaque est survenue alors que les autorités locales de la province centrale de Marib ont annoncé que le nombre de morts suite à la frappe de missiles houthis sur la maison d'un chef tribal dans la région Juba de Marib jeudi soir était passé à 13 civils. Les corps de sept civils non identifiés ont été récupérés dans les décombres de la maison.

Le chef de la tribu, Abdul Latif Al-Qibli Namran, qui a survécu à l'attaque, jure de repousser les attaques des Houthis dans la province de Marib jusqu'à ce qu'ils soient vaincus. « Nous nous battrons tant que nous respirerons jusqu'à ce que la victoire soit remportée », dit-il.

Le Premier ministre yéménite Maeen Abdul Malik Saeed, qui a appelé Namran pour lui présenter ses condoléances, a fermement condamné les attaques des Houthis et s'est engagé à faire en sorte que la milice houthie « paie le prix des crimes contre les civils et les déplacés », déclare l'agence de presse officielle SABA.

Juba compte une grande concentration de personnes déplacées à l'intérieur du pays qui ont fui les combats ou la répression houthie.

Alors que les combats entre les troupes gouvernementales et les Houthis s'intensifient dans la région, les organisations humanitaires locales et les responsables mettent en garde contre une grande crise humanitaire car un grand nombre de familles sont piégées et n’ont accès qu’à une aide humanitaire limitée.

Des responsables locaux ont déclaré samedi que les Houthis avaient intensifié leurs frappes de missiles et de mortiers sur les zones contrôlées par le gouvernement à Juba pour ouvrir la voie à l'avancée de leurs forces terrestres.

Par ailleurs, l'envoyé spécial américain pour le Yémen, Timothy Lenderking, a accusé samedi les Houthis d'entraver les efforts de paix pour mettre fin à la guerre et d’alimenter la crise humanitaire.

« L'escalade des Houthis à Marib n'est pas seulement un obstacle à la paix, elle exacerbe une situation humanitaire déjà au bord du gouffre », souligne Lenderking lors d'une discussion sur la crise humanitaire au Yémen avec des ONG, selon le Bureau des affaires du Proche-Orient du Département d'État américain.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.