Immeuble effondré à Lagos: au moins 4 morts et des dizaines d'ouvriers toujours coincés

Autour de la montagne de gravats de plus de dix mètres de hauteur, des ouvriers, la peau recouverte de poussière erraient effarés, le regard hagard. (Photo, AFP)
Autour de la montagne de gravats de plus de dix mètres de hauteur, des ouvriers, la peau recouverte de poussière erraient effarés, le regard hagard. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 02 novembre 2021

Immeuble effondré à Lagos: au moins 4 morts et des dizaines d'ouvriers toujours coincés

Autour de la montagne de gravats de plus de dix mètres de hauteur, des ouvriers, la peau recouverte de poussière erraient effarés, le regard hagard. (Photo, AFP)
  • Cet immeuble situé sur l'une des avenues les plus chics de Lagos s'est effondré un peu avant 15H00 (14H00 GMT) alors que des dizaines d'ouvriers se trouvaient sur le chantier
  • Peter Ajagbe, un ouvrier de 26 ans, le corps gris de poussière, affirme avoir «vu au moins dix corps» sur la montagne de décombres

LAGOS: Un gratte-ciel en construction s'est effondré lundi à Lagos, la capitale économique du Nigeria, faisant au moins quatre morts et plusieurs blessés mais le bilan pourrait largement s'alourdir, des dizaines d'ouvriers étant toujours coincés sous les décombres. 

Cet immeuble de 21 étages situé sur l'une des avenues les plus chics de Lagos, dans le quartier d'Ikoyi, s'est effondré un peu avant 15H00 (14H00 GMT) alors que des dizaines d'ouvriers se trouvaient sur le chantier. 

« Il y a quatre morts jusque-là et quatre personnes sorties vivantes », a déclaré Ibrahim Farinloyer, de l'Agence nationale de gestion des urgences (Nema), qui précise que l'opération est toujours en cours.  

Autour de la montagne de gravats de plus de dix mètres de hauteur, des ouvriers, la peau recouverte de poussière erraient effarés, le regard hagard. 

Au moins cinq d'entre eux ont affirmé que plus de quarante personnes travaillaient dans le bâtiment lorsque celui-ci s'est effondré.  

« J'étais en train de travailler en bas, c'est pour ça que j'ai la vie sauve », dit Taiwo Sule, 21 ans, la voix encore tremblante. 

« Je suis monté sur la motte, et j'ai vu cinq corps morts, on a essayé de les porter, mais on nous a fait redescendre. Regardez mes mains, elles sont pleines de sang », lance en colère le jeune homme, ses paumes rouges tournées vers le ciel. 

Peter Ajagbe, un ouvrier de 26 ans, le corps gris de poussière, affirme avoir « vu au moins dix corps » sur la montagne de décombres. « L'un de mes collègues est mort. Ceux avec qui je déjeunais encore ce matin sont morts », dit-il désespéré. 

« Où sont les secours ? » 

Un peu plus loin une foule de plusieurs centaines de personnes s'agglutinaient autour du site de construction. Certains lançant aux quelques autorités présentes sur place: « Mais où sont les secours ? Pourquoi cela prend autant de temps ? ». 

Au moins deux heures après l'effondrement, un embouteillage monstre empêchait les secours et les équipes chargées de déblayer les gravats d'accéder au site.  

Seules quelques ambulances étaient visibles, où deux blessés recevaient des premiers soins, ont constaté des journalistes de l'AFP. 

Vers 17H00 locale, une petite déblayeuse avait enfin accédé au site et tentait difficilement d'enlever les premiers gravats. Des dizaines de militaires avaient été déployés pour calmer et éloigner la foule pour des raisons de sécurité. 

Autour de la montagne de gravats, deux immeubles en construction, similaires à celui qui s'est effondrée, se tiennent toujours debout. 

Sur place, la police a indiqué ne pas connaître pour l'heure la cause de l'effondrement. 

Le gouverneur de l'État de Lagos, Babajide Sanwo-Olu, a annoncé l'ouverture d'une enquête et appelé au calme lundi en fin de journée, alors que les opérations de sauvetage se poursuivaient à la nuit tombée.

Les services d'urgence sont « sur le site, et luttent pour sauver les vies de ceux qui sont sous les décombres », a déclaré Gbenga Omotoso, porte-parole du gouverneur, dans un communiqué.

L'effondrement de bâtiments est une tragédie fréquente au Nigeria, le pays le plus peuplé d'Afrique, où des millions de personnes vivent dans des immeubles délabrés et où la législation concernant la construction est régulièrement bafouée. 

A quelques dizaines de mètres de l'immeuble effondré, plusieurs ouvriers continuaient de s'affairer, comme si de rien n'était, sur des sites de construction voisins, où des immeubles de luxe sortiront bientôt de terre. Le tout sur de simples échafaudages en bambou, sans aucun équipement de protection. 

Certains travailleurs, en tongs, semblent à peine sortis de l'adolescence. 


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.