COP26: Les dirigeants du monde sont «dans la même position» que James Bond, affirme Boris Johnson

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson (Photo, AFP)
Le Premier ministre britannique, Boris Johnson (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 02 novembre 2021

COP26: Les dirigeants du monde sont «dans la même position» que James Bond, affirme Boris Johnson

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson (Photo, AFP)
  • Le changement climatique «n'est pas un film et la machine destructrice est réelle», a affirmé le Premier ministre britannique
  • «Si nous échouons, la prochaine génération ne nous pardonnera pas. Elle saura que Glasgow était le tournant historique où l’Histoire n’a pas réussi à faire marche arrière», a ajouté Boris Johnson

GLASGOW: Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a déclaré que les dirigeants du monde se trouvaient «à peu près dans la même position» que James Bond, lors de la cérémonie d’ouverture de la Cop26 des Nations unies à Glasgow. 

M. Johnson a affirmé que l’agent 007 «arrivait généralement au point culminant de ses films très lucratifs attaché à une machine destructrice, essayant désespérément de trouver quel câble coloré tirer pour l’éteindre, avec un compte à rebours affichant une détonation susceptible d’ éradiquer l’humanité». 

«Chers dirigeants du monde, nous sommes à peu près dans la même position que James Bond, mais ce n’est pas un film et la machine destructrice est réelle. L’horloge tourne au rythme furieux de centaines de milliards de pistons, de fours et de moteurs avec lesquels nous pompons le carbone dans l’air de plus en plus vite», a-t-il ajouté. 

M. Johnson a exhorté les dirigeants du monde à ne pas «mâcher leurs mots», prévenant que la prochaine génération «ne nous pardonnera pas». «Si nous échouons, elle ne nous pardonnera pas. Elle saura que Glasgow était le tournant historique où l’Histoire n’a pas réussi à faire marche arrière. Elle nous jugera à raison avec amertume et avec un ressentiment qui éclipse qui dépasse celui des activistes du climat d’aujourd’hui. La Cop26 ne sera pas et ne peut pas être la fin de l’histoire du changement climatique», a-t-il conclu. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Qui sur les prochains billets européens ? Léonard de Vinci et Simone Veil, plaide Lagarde

La photo montre des billets en euros à Dortmund, dans l'ouest de l'Allemagne, le 27 janvier 2020. (Photo, AFP)
La photo montre des billets en euros à Dortmund, dans l'ouest de l'Allemagne, le 27 janvier 2020. (Photo, AFP)
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  • Vingt ans plus tard, la BCE a annoncé début décembre son projet de nouveaux dessins sur les billets en euros d'ici 2024
  • Des monuments emblématiques du continent pourraient également être choisis pour la prochaine série, après les avis reçus d'un groupe de 19 experts

PARIS : Sur les prochains billets de banque de la zone euro, actuellement à l'étude, Léonard de Vinci et Simone Veil feraient de bons modèles, a plaidé jeudi la patronne de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde.

"Il faut trouver de grands vrais Européens au fil de l'Histoire pour que l'on puisse se reconnaître", a remarqué la dirigeante de la BCE, interrogée sur France Inter.

Parmi les candidats potentiels, Christine Lagarde a cité "Leonard de Vinci de toute évidence, dans les plus récents Simone Veil clairement".

Pour convenir à tous les Européens lors de son introduction en 2002, la monnaie commune s'était dotée, sur ses sept billets, d'arcs romans ou gothiques, ou encore d'éléments architecturaux modernes.

Vingt ans plus tard, la BCE a annoncé début décembre son projet de nouveaux dessins sur les billets en euros d'ici 2024.

Les illustrations actuelles représentent les différentes époques de l'histoire européenne  de manière symbolique, et ont permis d'éviter aux Etats membres d'avoir à s'accorder sur un nombre très restreint de grandes figures historiques.

Le cahier des charges des premiers billets en euro interdisait notamment le recours à tout symbole d'identité nationale comme les portraits de personnages célèbres, utilisés habituellement pour les coupures nationales.

La liste des futurs heureux élus sera très restreinte puisqu'il n'y a plus désormais que six différentes coupures, cinq, dix, vingt, cinquante, cent et deux cents euros, après la disparition de la coupure de 500 euros.

Des monuments emblématiques du continent pourraient également être choisis pour la prochaine série, après les avis reçus d'un groupe de 19 experts, un par Etat membre de la zone euro, et du public.

Le concepteur des premiers billets, l'ancien graphiste de la banque centrale autrichienne Robert Kalina, estimait pour sa part dans un récent entretien à l'AFP que de grands compositeurs comme Beethoven ou Mozart, "qu'on ne peut réduire à un seul pays", pouvaient représenter un bon choix.


France: en 2021, la vie de château pour l'immobilier de luxe

Cette photo prise le 27 octobre 2021 montre les toits de Paris. (AFP)
Cette photo prise le 27 octobre 2021 montre les toits de Paris. (AFP)
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  • Barnes comme Sotheby's observent que les acheteurs privilégient les biens sans défaut majeur
  • Pour la seule région parisienne, par rapport à 2019, la meilleure année jusque-là, le nombre des ventes a bondi de 39% pour Daniel Féau

PARIS: Plus vert, plus français... et plus prisé que jamais : l'immobilier de luxe en France a battu des records en 2021, avec un nombre de transactions inédit pour les principales agences du secteur.


"C'est vraiment l'année qui a battu tous les records", se félicite auprès de l'AFP Alexander Kraft, PDG de l'agence Sotheby's International Realty France.


Comme ses concurrents dans l'immobilier "de prestige" Barnes et Daniel Féau, l'agence a largement battu son record de transactions en France l'an dernier : +42% en un an.


Pour la seule région parisienne, par rapport à 2019, la meilleure année jusque-là, le nombre des ventes a bondi de 39% pour Daniel Féau. Barnes, de son côté, a fait 30% de transactions en plus qu'avant la pandémie.


Des chiffres portés par l'envie de vert et d'espace : chez Daniel Féau, le nombre des ventes de maisons et d'hôtels particuliers avec jardin a presque triplé en deux ans.


D'où l'engouement pour les biens situés loin de Paris, tandis que les prix stagnent dans la capitale.


Barnes observe que les ventes et les prix ont "explosé" sur la côte atlantique, la côte basque ou à Deauville, avec des propriétés parties pour 3, 5 ou même 10 millions d'euros.


Au point de déceler un phénomène de "résidences semi-principales" : avec l'essor du télétravail, des propriétaires achètent un bien en région en conservant un pied-à-terre en région parisienne.


"C'est une tendance qu'on a vu apparaître après le premier confinement, et elle se voit au niveau mondial : on a des New-Yorkais qui vont s'installer en Floride ou dans les Hamptons (littoral à l'est de New York, NDLR), des Parisiens qui vont s'installer sur la côte basque...", observe Thibault de Saint-Vincent.


Barnes comme Sotheby's observent que les acheteurs privilégient les biens sans défaut majeur.


"Les acheteurs sont devenus plus gourmands. Ils n'ont pas nécessairement envie de faire des gros travaux, de restaurer, de rénover... ils veulent acheter des biens qui sont déjà en bon état, qui ont déjà des atouts comme des piscines, des grandes cuisines bien équipées, des chambres avec des salles de bain en suite... et ils sont prêts à payer un prix pour ça", relève Alexander Kraft.


En France, ce sont encore les Français qui portent le marché, assure-t-il. Les étrangers "sont prêts à acheter, mais évidemment il n'y a pas beaucoup de gens prêts à acheter sans avoir visité le bien", explique-t-il, estimant entre 90 et 95% la part de Français parmi ses clients l'an dernier, contre environ 50% en temps normal.


Omicron pèse sur la croissance américaine, mais ne la fera pas dérailler, assure Janet Yellen

La secrétaire au Trésor des États-Unis, Janet Yellen, prend la parole lors de la 90e réunion d'hiver de la Conférence des maires des États-Unis le 19 janvier 2022 à Washington, DC. (AFP)
La secrétaire au Trésor des États-Unis, Janet Yellen, prend la parole lors de la 90e réunion d'hiver de la Conférence des maires des États-Unis le 19 janvier 2022 à Washington, DC. (AFP)
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  • La croissance économique devrait ralentir au 1er trimestre 2022, anticipent les économistes
  • Yellen a assuré que l'American Rescue Plan (ARP) «a agi comme un vaccin pour l'économie américaine, protégeant notre reprise de la possibilité de nouveaux variants»

WASHINGTON: Le variant Omicron pèse sur la croissance économique américaine des mois à venir, mais ne la fera pas dérailler, a assuré mercredi la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, devant les maires du pays réunis dans la capitale fédérale Washington.


Omicron "aura probablement des conséquences sur certaines des données dans les mois à venir, mais je suis convaincue qu'il ne fera pas dérailler ce qui a été l'une des périodes de croissance économique les plus fortes depuis un siècle", a dit Janet Yellen mercredi, lors de son discours devant la Conférence des maires des Etats-Unis, où elle a reçu de chaleureux applaudissements.


"Rien de tout cela n'était garanti. Je pense qu'il est important que nous le reconnaissions", a souligné la ministre de l'Economie de Joe Biden.


Selon elle en effet, il y a "une idée fausse selon laquelle Omicron a fait dérailler notre reprise; un scénario dans lequel le nouveau variant a ramené notre économie vers l'état dans lequel elle était le jour de l'investiture" du président Joe Biden, en janvier 2021.


Le variant Omicron de la Covid-19, qui a fait bondir les cas de contaminations, a multiplié le nombre de personnes placées en quarantaine car infectées ou cas contacts, et qui se sont donc trouvées dans l'impossibilité de venir travailler. Les compagnies aériennes, par exemple, ont annulé des milliers de vols depuis Noël, faute de main d'oeuvre suffisante.


Par conséquent, la croissance économique devrait ralentir au 1er trimestre 2022, anticipent les économistes.


Mais Mme Yellen a assuré que l'American Rescue Plan (ARP), le plan de sauvetage adopté en mars 2021 sous l'impulsion d'un Joe Biden alors tout juste arrivé à la Maison Blanche, "a agi comme un vaccin pour l'économie américaine, protégeant notre reprise de la possibilité de nouveaux variants".


"La protection n'était pas complète, mais elle était très forte - et elle a empêché les communautés de subir les effets économiques les plus graves d'Omicron et de Delta", a-t-elle souligné, rappelant que 350 milliards de dollars avaient alors été alloués aux collectivités locales.


En effet, a-t-elle poursuivi, "la première année de la pandémie a décimé les budgets des collectivités, obligeant les États et communautés à licencier ou à mettre en congé 1,3 million de travailleurs. Il s'agissait des employés que nous appelions à juste titre +essentiels+ - enseignants, secours, responsables de la santé publique".


Mais, selon elle, grâce à cet argent, "quand Omicron a commencé à se répandre dans nos villes, il ne les a pas trouvées abîmées et cassées", mais "en bien meilleure position pour faire face".