Tir mortel d'Alec Baldwin: les avocats de l'armurière évoquent un possible «sabotage»

Sur cette photo d'archive prise le 29 octobre 2021, l'entrée du Ranch Bonanza Creek où le film "Rust" était tourné à Santa Fe, Nouveau-Mexique. Les avocats représentant la femme qui a chargé l'arme d'Alec Baldwin ont déclaré qu'un acte de "sabotage" par des membres d'équipage mécontents pourrait avoir causé la tragique fusillade sur le tournage de "Rust". (AFP)
Sur cette photo d'archive prise le 29 octobre 2021, l'entrée du Ranch Bonanza Creek où le film "Rust" était tourné à Santa Fe, Nouveau-Mexique. Les avocats représentant la femme qui a chargé l'arme d'Alec Baldwin ont déclaré qu'un acte de "sabotage" par des membres d'équipage mécontents pourrait avoir causé la tragique fusillade sur le tournage de "Rust". (AFP)
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Publié le Mercredi 03 novembre 2021

Tir mortel d'Alec Baldwin: les avocats de l'armurière évoquent un possible «sabotage»

  • Les avocats de la jeune armurière ont affirmé à la télévision NBC que leur cliente avait chargé le revolver à l'aide de munitions se trouvant dans une boîte de cartouches factices
  • Aucune arrestation n'a eu lieu à ce stade de l'enquête mais la justice n'a pas exclu d'éventuelles poursuites pénales si des responsabilités étaient établies

LOS ANGELES: L'accident qui a coûté la vie à une cinéaste sur le tournage de "Rust" pourrait être la conséquence d'un "sabotage", ont affirmé mecredi les avocats représentant l'armurière qui avait chargé l'arme fatale utilisée par l'acteur Alec Baldwin lors d'une répétition.

Hannah Gutierrez-Reed était l'armurière responsable des armes à feu pour ce western tourné au Nouveau-Mexique, où la directrice de la photographie Halyna Hutchins a été mortellement blessée le 21 octobre. Elle a été touchée par une balle réelle qui se trouvait dans le revolver qu'on avait remis à Alec Baldwin en le lui présentant comme une arme inoffensive.

Les avocats de la jeune armurière ont affirmé à la télévision NBC que leur cliente avait chargé le revolver à l'aide de munitions se trouvant dans une boîte de cartouches factices, et qu'elle ignorait tout de la provenance de la balle réelle responsable de l'accident.

"Nous supposons que quelqu'un a dû mettre la munition réelle dans cette boîte. Si on y pense, la personne qui a mis cette munition réelle dans la boîte de cartouches factices devait vouloir commettre un sabotage sur le tournage", a dit Jason Bowles.

"C'est la seule raison pour faire une chose pareille", a insisté l'avocat.

Aucune arrestation n'a eu lieu à ce stade de l'enquête mais la justice n'a pas exclu d'éventuelles poursuites pénales si des responsabilités étaient établies.

Le shérif du comté de Santa Fe, qui supervise l'enquête, a estimé "qu'il y avait un certain laisser-aller sur ce plateau".

De nombreux médias ont évoqué le départ d'opérateurs employés sur le tournage quelques heures avant le drame, en raison notamment d'inquiétudes sur les consignes de sécurité et des revendications sur leurs conditions de travail.

Pressé de dire pourquoi un membre de l'équipe aurait pu vouloir saboter le western, Jason Bowles a renvoyé à ces employés.

"Il y a des gens qui avaient quitté le tournage, qui étaient partis parce qu'ils étaient mécontents", a-t-il dit.

"Il y a laps de temps, approximativement entre 11h00 et 13h00 ce jour-là, durant lequel les armes à feu étaient parfois sans surveillance" et durant lequel le sabotage aurait pu avoir lieu, a assuré l'avocat.

Pourquoi l'armurière du tournage, chargée de veiller sur les armes à feu et de s'assurer qu'elle ne présentait pas de danger, a-t-elle laissé ces armes sans surveillance? 

M. Bowles a répondu qu'Hannah Gutierrez-Reed faisait également office d'"assistante accessoiriste" à la demande de la production de "Rust", et qu'elle remplissait ce rôle au moment où l'accident est survenu.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.